lundi 8 septembre 2014

Transistor

Après Bastion il y a de cela quelques années, voici le deuxième titre de Supergiant Games nommé Transistor. Transistor est un jeu de style RPG qui vous met dans le rôle de la chanteuse Red qui, équipé d’une arme dangereuse appelée Transistor, rentre en guerre contre le groupe Camerata.  Si vous cherchez un jeu pour votre PS4 (aussi disponible sur PC), rendez-vous service et procurez-vous Transistor dès maintenant, car il est possiblement mon titre favori à ce jour sur la toute dernière console de Sony.

La première chose que vous remarquerez est le style graphique du jeu. Et lorsque je dis la première chose, vous n’aurez pas longtemps à attendre. Dès que l’écran de chargement initial est terminé (magnifique en passant), le jeu démarre. Pas de menu. Le jeu démarre immédiatement avec une simple « cinématique » (je mets cinématique  entre guillemets, car ce n’est qu’une image légèrement animée, mais faite de manière efficace) d’environ 5 secondes, mais 5 secondes magnifiques qui présentent un style graphique de style cyberpunk riche en couleur. Après avoir joué à Killzone Shadow Fall, Infamous Second Son, Resogun, Knack et d’autres titres ci et là sur ma PS4, je crois bien que Transistor est le jeu que je trouve le plus jolie de la console en ce moment. Non pas par ses prouesses technologiques, mais plutôt par son style graphique et sa direction artistique. Un peu comme l’a fait Rayman Origins avec son magnifique engin graphique.


La deuxième chose que vous remarquerez, ou devrais-je dire entendrai, est le narrateur. Comme Bastion l’a fait, le jeu utilise un narrateur de style interactif qui parle selon les actions du joueur. Dans le cas de Transistor, le narrateur représente la voix du Transistor et il accompagnera Red tout au long du jeu où Red devra affronter différents ennemis. La variété d’ennemis n’est pas impressionnante, mais chacun possède une manière propre à lui-même d’attaquer Red rendant les combats intéressants.

Cependant, ce qui rend les combats de Transistor vraiment intéressant est son mode de combat. Le mode de combat de Transistor est un mixte de mode en temps réel et tour par tour qui ici est nommé « Turn ». Ce dernier est particulièrement plaisant, car il fait vraiment sentir au joueur la puissance du Transistor et sa supériorité face aux ennemis.

Afin de combattre les ennemis, le joueur utilise des fonctions. Une fonction est tout simplement une action d’attaque ou de défensive exécutée par Red et le Transistor. Red peut être équipé d’un maximum de 4 fonctions principales où chacune peut être améliorée en y attachant un maximum de deux autres fonctions. Comme chaque fonction possède un coût pour être équipé, appelé MEM, il faudra que le joueur choisisse correctement ses combinaisons de fonctions selon le nombre de MEM que Red à sa disposition. Ceci demande parfois de faire quelques expérimentations afin de voir l’efficacité de certaines combinaisons. Au départ, la librairie de fonctions disponibles est limitée, mais en  augmentant de niveau, le jeu nous permet d’obtenir de nouvelles fonctions et d’augmenter les attributs de Red tels que d’augmenter nombre de MEM par exemple.

En combat, le joueur peut utiliser ses fonctions comme bon lui semble lorsqu’il est en mode temps réel. Où Transistor se démarque est lorsque le joueur utilise le mode « Turn », qui est activé en appuyant sur un bouton. En mode « Turn », le joueur entre dans un état où le temps est arrêté et où il peut se déplacer et utiliser ses fonctions selon une limite imposée sur ses ennemis afin de livrer un maximum de dommages. Voici une courte vidéo qui présente un exemple de combat.



Mis à part le mode « Turn », ce que j’ai particulièrement aimé du système de combat de Transistor est sa manière de gérer la barre de vie de Red. Lorsqu’un combat démarre, la barre de vie de Red est toujours pleine et diminue lorsqu’elle est attaquée par les ennemis. Lorsque cette barre d’énergie devient vide, contrairement à la majorité des jeux où le personnage meurt et il faut recommencer, dans le cas de Transistor, la punition est plutôt de rendre une fonction de Red inutilisable tant que Red n’accède pas à un nombre X de stations de configurations. Ces stations sont disposées partout dans le jeu et permettent de choisir et configurer les fonctions que Red utilisera. Red meurt seulement lorsque plus aucune fonction n’est disponible. Ceci donne environ 4 barres de vies par combat. J’ai trouvé ce style de gestion de la barre de vie très originale et qui élimine considérablement le niveau de frustration que les RPG m’apportent lorsque je perds des combats (je n’ai jamais été frustré pendant la totalité du jeu, ce qui veut vraiment dire quelque chose dans mon cas).

Pour les joueurs en quête de défis, le jeu permet aussi au joueur d’équiper Red de Limiters. Un Limiter est un élément de difficulté supplémentaire, mais qui donne un pourcentage d’expérience supplémentaire lors des combats. Ceci peut être très intéressant pour certains joueurs, mais de mon côté, rendu à la moitié du jeu, j’ai décidé de les laisser de côté.

Malheureusement, Transistor n’est pas sans faille. L’histoire du jeu est le seul aspect qui m’a déplu. Non pas par sa qualité, mais plutôt de la manière dont elle est présentée. Tout au long du jeu, l’histoire est racontée en utilisant deux manières.

La première passe par les paroles du narrateur (du Transistor). Le problème ici est la manière dont il parle. Il parle souvent de manière non directe et pas tout ce qu’il dit semble important. Ainsi, la majorité du temps, je n’y portais pas trop attention.

La seconde manière de présenter l’histoire est par le contenu présenté par les terminaux OVC présents tout au long de l’aventure de Réd. Ces terminaux présentent des messages vocaux ou textuels laissés par des membres du groupe Camerata. Un peu comme la voix du narrateur, plusieurs fois, le contenu présenté par ces terminaux ne faisait pas trop de sens pour moi. Également, certains terminaux me demandaient parfois de faire un choix selon une série d’options. J’aime bien cette idée d’interaction où les choix du joueur peuvent avoir un impact sur le jeu, mais dans le cas présent, je n’avais aucune idée du contexte de sélection et je terminais en choisissant au hasard sans savoir l’impact de ma décision (mis à part peut-être un seul endroit où ma sélection semble avoir fait changer la météo, je n’ai jamais vu l’utilité de ce système interactif).

Malgré ce petit pépin et que l’histoire du jeu n’est que d’une durée d’environ 5 heures, je recommande fortement Transistor. Je ne suis pas un joueur de jeu de style RPG et le fait que Transistor est en ce moment possiblement mon jeu préféré sur la PS4 doit pouvoir dire quelque chose sur sa qualité d’exécution, le tout présenté avec un niveau d’esthétisme sublime.

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