dimanche 28 septembre 2014

Forza Horizon

Une critique de Forza Horizon 1 alors que la suite sort dans deux jours ? Pourquoi pas ! La critique de Forza Horizon 2 suivra aussi sous peu, mais c’est une occasion rêvée de vous faire découvrir ce jeu maintenant peu dispendieux sur Xbox 360. Qui sait, peut-être que Forza Horizon 2 vous donnera un argument pour envisager l’achat d’une Xbox One !

C’était facile de passer à côté de Forza Horizon. Avec un Forza Mortorsport en 2005, 2007, 2009, 2011, et 2013, Forza Horizon en 2012 était pris en sandwich dans une franchise bisannuelle de jeu de course. Cette franchise me rappelle Saints Row : à première vu, ils semblent être de simples clones de séries existantes tentant de leur faire compétition. C’était peut-être vrai au début, mais avec le temps, ils ont évolué et trouvé ce qui les rendait uniques, finissants par être plus amusant que leur inspiration d’origine.


Qu’est-ce qui rend Forza plus intéressant que les Need For Speed et les Gran Turismo de ce monde ? C’est qu’il peut être soit un simulateur de jeu de course pour les fins connaisseurs, ou un jeu de style arcade facile à contrôler. Et comment fait-il pour être les deux à la fois ? En vous proposant un tas d’options pour personnaliser le gameplay. Ces options (qui sont aussi présent dans les autres Forza) sont :

— Ligne directrice : la ligne de course vous montrant le parcours optimal à utiliser est présente à l’écran. Sa couleur vous indique aussi lorsque vous devriez ralentir, à l’approche d’un tournant. Très pratique pour remplacer le rôle d’une mini-map qu’on n’a jamais le temps de regarder (mais qui est tout de même présente).

— Assistance freinage et conduite. C’est l’option la plus radicale, vous empêchant d’entrer dans une courbe à une vitesse ridicule, en freinant votre véhicule à votre place. L’autre option reprend le volant lorsque vous êtes en perte de contrôle. Il y a aussi l’option

— La difficulté des coureurs. Peut-être que vous désirez enlever toutes les autres options, mais mettre les coureurs AI au plus facile, vous permettant de vous concentrer sur votre conduite. Ou peut-être que vous souhaitez le contraire et rendre le contrôle plus arcade et mettre l’AI au plus difficile, pour transformer les courses en combat sans merci.

— Dommages : physique, qui finira par affecter votre conduite, ou cosmétique, qui apparaîtront sur votre véhicule, mais qui ne vous punira pas pour avoir une conduite agressive. Vous pouvez aussi les désactiver complètement,

— Reculer le temps. Parce qu’il n’y a rien de plus frustrant que de gâcher une course de 15 minutes par un mauvais freinage, ou un tête à queue suite à une collision. Si vous activez l’option, à n’importe quel moment, vous pouvez appuyer sur le bouton « Y » pour revenir dans le temps pour corriger votre erreur. (Il est possible de revenir plus loin en appuyant plusieurs fois). Contrairement à ce que vous pensez, ça ne rend pas le jeu « plus facile », puisque tous vos autres dérapages ratés, mauvais freinages et collisions s’accumuleront quand même et vous ne pourrez tout simplement pas gagner si vous avez une mauvaise conduite, même si vous corrigez une ou deux erreurs. Cette option élimine une GROSSE partie du stress présent habituellement dans les jeux de course, et améliore énormément l’expérience.


Au lieu de vous punir lorsque vous ajoutez des options d’assistance à la conduite, le jeu vous récompense lorsque vous en enlevez. Chaque course gagnée vous donnera par exemple 15 % plus d’argent si vous enlevez la ligne directrice. Vous pouvez donc vous donner plus de défis et être récompensé, ou rendre votre expérience moins frustrante si vous n’êtes pas un habitué des jeux de courses.

Vous savez quoi ? Vous n’êtes même pas obligé de finir premier. Ni troisième. Peu importe à quelle position vous terminez, vous ne ferez jamais face à un écran qui vous oblige à recommencer. Vous serez récompensé en conséquence, et vous pourrez recommencer si vous le voulez, mais rien ne vous empêche d’essayer un des 107 autres évènements disponibles sur la carte.

C’est cette attitude qui rend ;a série Forza si plaisante à jouer. On vous dit toujours « ce n’est pas grave, tu feras mieux la prochaine fois », au lieu de vous frotter votre défaite dans la figure. Ça n’affecte pas la difficulté, et vous devrez tout de même vous améliorer si vous voulez finir le jeu, mais ça garde l’expérience positive.

Horizon, c’est le nom du festival de musique extérieur fictif (nous rappelant Coachella) se déroulant au Colorado. Les courses, dans le contexte du jeu, font partie de la grande fête, et son organisée pour divertir les festivaliers. C’est le lieu de rendez-vous pour les fanatiques de voitures, il n’est donc pas rare de croiser des Ferrari et des Lamborghini se promener dans les rues autour du festival.

On a donc droit à une gigantesque carte open-world dans un décor rocheux et désertique, mais pourtant si inspirant et magnifique. On a l’impression de faire partie d’une fête, et c’est probablement grâce à la superbe trame sonore contenant presque uniquement de la musique électronique, du dubstep et du rock, qui ajouteront de l’énergie à chaque course.

Ce monde open world contient 107 évènements. 70 courses standard, 30 courses de rues, et 7 défis spéciaux. Ces derniers vous feront courser contre des jets, hélicoptères, et même des montgolfières ! Ça sert à camoufler le fait que tous les évènements du jeu sont soit des courses du point A au point B, ou sur des circuits fermés à plusieurs tours. Ça peut sembler répétitif, mais ce ne l’est pas du tout, grâce à la carte open-world : chaque parcours utilise différentes routes. Ça règle un peu le problème que j’avais avec Forza Mortorsport 5, qui n’avait que 17 circuits. Dans Horizon, on n’a pas le sentiment de recommencer la même course : c’est toujours différent. Surtout si vous choisit un autre véhicule parmi les 300 disponibles.


Votre but dans Horizon est d’accumuler assez de points d’expérience pour obtenir des bracelets de différente couleur pour le festival, qui vous donne accès à plus d’évènements de plus en plus difficiles. Ce qui est bien, c’est que TOUT ce que vous faites dans Horizon vous rapporte de l’expérience. Que ce soit les dérapages, les dépassements, la vitesse, les « near miss », du « air time » ou la destruction de l’environnement, tous vous rapportent des points qui peuvent d’enchaîner en combo, même lorsque vous vous promenez simplement dans le monde open-world en dehors des courses. Mais bien sûr, ce sont la réussite d’évènements qui vous rapporteront le plus d’XP.

Les courses de rues quant à elles vous rapportent plutôt de l’argent, qui vous permettra d’obtenir des voitures plus compétitives ou d’améliorer ceux que vous possédez déjà. Vous pouvez aussi essayer de relever les défis des commanditaires, qui vous permettront de faire du fast-travel sur différent point sur la carte gratuitement.



Parce que OUI, si vous ne faites pas ces événements, vous devez payer pour vous téléporter, avec l’argent du jeu. Sinon, on essaie de vous vendre une passe « fast-travel everywhere » qui coûte 5 vrais gros dollars en microtransaction. C’est ce que je reproche le plus au jeu. Comme les tonnes de voitures disponibles en DLC payant, l’extension « rallye » à 20 $ ou les microtransactions sous forme de jetons, Forza (la série en générale) ne vous traite pas comme quelqu’un qui vient de payer 60 $ pour un jeu sur disque. Ils essaient par tout les moyens de vous faire dépenser. Je vous confirme que c’est totalement optionnel et que j’ai réussi à finir le jeu sans débourser un sou, mais c’est un peu agressif comme marketing.

Néanmoins, le jeu vous offre assez de contenu pour valoir son prix de vente. Vous avez des heures de plaisirs qui vous attendent, sans compter du jeu en ligne où vous pouvez lancer des défis à vos amis. Il y a aussi 9 fermes cachées sur la carte, qui vous récompenseront avec une voiture de collection si vous les trouvez.

Pour résumer, vous êtes garanti d’avoir du plaisir avec Forza Horizon. Si vous voulez un jeu de simulation difficile, vous pouvez. Si vous êtes un débutant total, le jeu vous aidera. C’est vous qui définissez votre expérience, en plus d’être plein de liberté grâce à la structure open-world. Même si vous n’êtes d’un amateur de jeu de course saisonnier, vous adorerez Horizon !

Ceci dit, je viens tout juste de terminer chacun des 107 évènements dans Forza Horizon 1 : j’ai joué pendant quelques semaines sur ma Xbox 360, oubliant les graphismes des nouvelles consoles. Mais au moment où j’ai démarré le démo de Forza Horizon 2, OH MON DIEU… J’étais sous le choc. C’est dans des moments comme ceux-là qu’on réalise vraiment les améliorations qu’amènent les nouvelles consoles. Après ma première course sous un soleil reflétant majestueusement sur ma carrosserie, une pluie chaude d’été s’est mise à tomber, le genre qui vous garantit un arc-en-ciel. Les goûtes ruissellent sur mon véhicule. Les essuie-glaces sont en marche et laisse des traîné d'eau sur le pare-brise. L'asphalte sèche tranquiillement, laissant une asphalte parfois sèche, parfois mouillé, les flaques d'eau restante mirroitant les véhicules parfaitement. Un des plus beaux jeux que je n’ai jamais vu. Disons que j’ai plutôt hâte au 30 septembre…

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