dimanche 31 août 2014

Under the Dome (série télé)


C’est la prémisse de Under the Dome qui m’a attiré, à l’origine. Un dôme indestructible qui emprisonne une ville, pourquoi pas? Le mystère de la provenance du dôme m’envoyait le message que c’est peut-être la série qui comblerait mon manque de sci-fi. Depuis Lost, j’ai eu peine trouver une série avec une intrigue assez complexe qu’elle me ferait automatiquement songer à des théories ou me forcerais à garder un œil ouvert pour des indices à chaque épisode. Je me suis donc lancé dans la série Under the Dome, ne sachant pas du tout à quoi m’attendre.


Dès le premier épisode de la première saison, une seule chose ressortait : bon Dieu que l’écriture de cette série est maladroite. Les actions des personnages ne font aucun sens et entre en contradiction avec leur trait de caractère et leur motivation. C’est d’autant plus étonnant, puisque la série est basée sur un roman de Stephen King (qui supervise aussi la série).

J’y retrouve plein d’éléments d’autres séries : un dôme transparent qui emprisonne une ville comme dans Girls des Luna Brothers, les peintures qui prédisent le future de Heroes, des personnages emprisonnés ensemble qui dévoilent peut à peut leur passé comme dans Lost, des morts qui font des apparitions comme dans Lost, un épisode qui termine sur cette image :


... et plein d’autres éléments qui entrent dans la catégorie « spoiler ». On a Julia Shumway, la journaliste rousse trop insistante exactement comme Freddy Lounds dans la série Hannibal. On a Dale « Barbie » Barbara, le gars au passé louche qui deviendra héroïque avec le temps comme Sawyer dans Lost. On a James « Big Jim » Rennie, un gars tough joué par Dean Norris, dont le personnage ressemble exactement à Hank dans Breaking Bad, joué par Dean Norris.

La panique générale prend beaucoup de temps à s’installer : on voit des gens prendre un café non nonchalamment alors qu’ils sont prisonniers d’une entité inconnue et que leurs ressources finiront par s’épuiser...

Je n’ai pourtant jamais décroché. Pourquoi? Parce qu’on veut en savoir plus. On veut suivre le développement de ces personnages. Et étonnamment, le bilan de mort de Under the Dome s’avère être plus élevé que dans The Walking Dead. Parce que même comme une série sur CBS, personne n’est à l’abri sous le dôme. C’est ce qui m’a le plus surpris : de voir quelques personnages qui semblaient importants disparaître aussi vite. C'est aussi une histoire de survie, après tout.

Et arrive la deuxième saison, où on vous apprend que la mythologie du show est beaucoup plus poussée que ce que la première saison laissait paraître. Un évènement mystérieux dans les années 80, des gens à l’extérieur du dôme qui en ont long à dire, de nouveaux arrivants sous le dôme, bref, je suis accroc. On se fait rapidement entourlouper dans les intrigues de la série, aussi cheesy soient-elles, et aussi « cable TV » soient-elles. Peut-être que les scénaristes de la série ne sont tout simplement pas à l’aise avec le « small talk » et que leur force réside dans l’élaboration de mystère à long terme.

Je comparais la série à Lost plus haut : sans atteindre son niveau, Under the Dome avance beaucoup plus rapidement que Lost, en faisant dans la deuxième saison des choses que Lost a mis le double du temps à dévoiler. Au final, on se dit que les 3 saisons restantes auront peut-être l’occasion de pousser la prémisse et les mystères tellement loin qu’elle finira peut-être par nous laisser sur le bout de notre siège à chaque fin d’épisode, comme Lost savait si bien le faire.

Under the Dome est présentement au 2/3 de sa deuxième saison, et chaque épisode de celle-ci était totalement captivant. On veut en savoir plus, chaque fois. Les scénaristes ont dévoilé qu’ils prévoyaient se rendre à 5 saisons, ce que je doutais fortement lors de mon écoute de la première saison, mais que j’ai trouvé de plus en plus crédible avec l’élargissement du « scope » fait dans la seconde. Je vais continuer à l’écouter, et je vous conseille de faire de même, dépendant votre tolérance pour quelques lignes boboches.

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