mercredi 6 août 2014

The Killing (saison 4)

C’est un peu comme si la série refusait de mourir. Après avoir été cannelé après la saison 2 par AMC, Netflix a signé une entente pour une troisième saison (qui fût d’abord diffusé sur AMC). Finalement, Netflix a récupéré les droits pour faire une saison finale écourtée de 6 épisodes de 60 minutes, pour conclure une fois pour toutes les aventures des détectives Linden et Holder.

Après la finale-choc de la saison 3, c’est une surprise de voir qu’une nouvelle enquête fait aussi son entrée. Cette fois, une famille s’est fait massacrer, et le seul survivant est Karl, un jeune militaire (une balle lui a causé un choc et une amnésie pas très pratique). On passe donc la saison sur un campus militaire au milieu des cadets, en attendant que la mémoire de Karl revienne.

Ce sera une mini-critique, parce que j'en ai déjà dit long sur la série dans mes articles précédant (Saison 1 & 2, et Saison 3). The Killing est une excellente série. Sa plus grande force est de nous surprendre. Pas par des révélations-chocs et des surprises incroyables (même s’il y en a), mais plutôt par le contraire. Il brise souvent les conventions du genre, comme celle de la police qui arrive sur place à la dernière seconde et qui évite un massacre : dans The Killing, la police ne réussit pas toujours à sauver tout le monde. En fait, elle arrive souvent trop tard, et c’est à ce moment que l’enquête débute. La plupart des personnages ont droit à un dénouement amer (tout au long des 4 saisons), et devront affronter des moments difficiles.

Il y a use phrase particulièrement frappante à la fin de la série. Holder demande à Linden : "Did you catch the bad guy?" et elle réponds: «There's no bad guy. There's just… life. ». Ça résume parfaitement la série. Ils ne trouvent jamais un psychopathe fou, mais plutôt des gens dans de mauvaises situations. Il n’y a pas juste du noir et du blanc, mais aussi des zones de gris. Vous savez, comme la vraie vie.

Si j’avais à établir un ordre de préférence pour les 4 saisons, ce serait : 3, 1, 2, 4. Oui, la dernière saison est en bas de la liste, mais elle n’est pas mauvaise pour autant. Il y a juste moins de détours à l’enquête, et moins de personnages introduits. Il faut dire qu’en 6 épisodes, ils ne pouvaient pas non plus faire une enquête ultra-complexe, et les personnages principaux devaient avoir une certaine finalité.

Les révélations sont plutôt anti-climatiques, et c’est une bonne chose pour la série. Comme je le mentionnais plus haut, c’est la force de la série. Sans entrer dans les spoilers, je dois avouer que ça prenait du courage pour ne pas tomber dans les clichées : c’était tellement facile de simplement suivre le courant que le vrai punch, c’est que The Killing n’est pas une série policière comme les autres.

Quant à la finale, je me compte satisfait de ce qu’ils ont fait avec les personnages. Ça fait totalement du sens, pour une série grise qui a rarement un moment heureux. Même si le duo Linden/Holder avait une belle chimie, on ne peut pas étirer une série à l’infini, ça doit se terminer un jour.

Maintenant que The Killing est terminé, on peut confirmer que c’était une série solide du début à la fin. Écoutez-la, elle est disponible en entier sur Netflix !

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