mardi 29 juillet 2014

Zoofest 2014, semaine 2

Nos mois de juillet sont maintenant réservés au Zoofest, depuis 3 ans. On ne fait QUE ça, et on ne le regrette pas une minute. C’est un festival à Montréal qui présente des spectacles d’humour français et anglais, du burlesque, cirque, musique, improvisation, bref, un véritable zoo d’artistes. Pour sa sixième édition, le Zoofest étend son territoire : 15 salles présentent 130 spectacles différents, dans un total impressionnant de 650 représentations, en seulement 3 semaines (10 juillet au 3 août 2014).

Notre deuxième ronde de coups de coeurs pour le Zoofest 2014! Frite et Moule: La chasse, « Mon Coloc m’a aidé avec la mise en scène » de Yannick DeMartino, Daniel Grenier en Prismacolor et Les CALICC. À lire après le saut!

Frite et Moule : La Chasse
S’il y a un spectacle totalement imprévisible au Zoofest, c’est bien le traditionnels Frite et Moule des Pics Bois. Ce troisième spectacle conclut la trilogie mettant en vedette les personnages Frite et Moule, « les poètes sans-fil », qui sont un peu trop déconnecté de la réalité, ainsi que quelques autres personnages récurrents. Absurdes, vulgaires et violents, les Pics Bois donnent tout un show, fort en rebondissements. Quand on y pense un peu, ces spectacles prouvent les talents d’écritures des Pics Bois, qui ne donnent jamais dans la facilité ou le déjà vu. On se demandait un peu quel sera le futur du groupe, qui a visiblement énormément de potentiel, mais un public qui doit être ouvert d’esprit, donc plus difficile à trouver. En discutant avec eux après le spectacle, ils nous ont dit qu’ils prévoient revenir au Zoofest l’an prochain avec un « 60 Minutes » au multiple personnage, un peu plus accessible pour le grand public.


« Mon Coloc m’a aidé avec la mise en scène » de Yannick DeMartino
Tout comme les Pics Bois, c’est la troisième année que Yannick DeMartino nous offre une heure de matériel original. Pour être franc, je ne sais pas ce que DeMartino faisait au Zoofest, parce qu’il est tout à fait prêt pour un premier one man show. Malgré cela, et pour le plus grand plaisir de la foule, il nous a donné encore une fois une solide performance avec des lignes en or, toujours sur son ton un peu nonchalant. Son delivery est unique et son mélange d’absurde et de terre à terre aussi (et non, il est complètement différent de Jean-Thomas Jobin). Le titre laisse sous-entendre que son spectacle était plus théâtral, mais tout ceci n’est qu’en fait une blague, puisque le côté décontracté de Yannick lui enlève toute sa crédibilité à cet égard, comme il nous le prouve dans ce spectacle. Yannick DeMartino est un de nos préférés de la relève, et il l’a encore prouvé, pour la troisième année de suite.


Daniel Grenier en Prismacolor
Mieux connu comme le « jaune » des Chick'n swell, Daniel Grenier tente un spectacle solo après la dissolution du groupe. On vous confirme que c’est réussi, et que l’esprit des Chick est encore présent. On a droit à de petites chansons loufoques et des accessoires étranges, mais aussi des blagues plus traditionnelles. Durant tout le spectacle, on sent que Daniel Grenier aimait ce qu’il faisait avec les Chick'n Swell et que cette passion ne pouvait tout simplement pas mourir avec le groupe. Il a donc autant de plaisir que nous dans son spectacle, et on lui en souhaite encore beaucoup d’autres.


Les CALICC
Les CALICC (Combats Audiovisuels de la Ligue Internationale de Collectionneurs de Clip) c’est une compétition de clip sans aucune règle. Deux équipes y présentent un montage de clip à tour de rôle de 2 minutes trente, et les juges et le public vote pour désigner un vainqueur. Au millions de clips étranges qui flottent sur le web, il n’est pas sans dire qu’on était constamment surpris, et parfois dégoûté de ce qui était présenté, pour notre plus grand plaisir/malheur. Certains montages vraiment imaginatifs utilisaient un thème reliant la multitude de clip qui les composaient, d’autres étaient simplement un vomi mal organisé de merde raclé dans les profondeurs du web qu’on aurait souhaité ne jamais avoir vu. Une chose est certaine, chaque soirée était l’une des plus étranges du Zoofest. Si seulement l’animateur de la soirée (Toto Lavigne) n’était pas aussi mauvais, on aurais gardé notre bonne humeur d’un clip à l’autre… Beaucoup trop heureux d’être le centre d’attention, il en demandait trop à la foule (10 applaudissements en 1 minute), vidant l’enthousiasme des spectateurs au lieu de les réchauffer… Un gros félicitation à toutes les équipes pour avoir été super original dans leur créations.

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