dimanche 15 juin 2014

Sons of Anarchy

Affiche de Orange Is the New Black
Créé par : Kurt Sutter

Première diffusion : 3 septembre 2008

Canal original : FX

Durée des épisodes : 40-65 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genre : Drame

On vit à une époque où si je vous parle d'une série télé où l'on suit un ou des antihéros, voir des purs criminels, commettre des actes de violence immondes, vous pourriez essayer de deviner de laquelle je parle et après 10 essais, toujours ne pas avoir trouvé la bonne. Tout cela pour dire que Sons of Anarchy n'est pas unique en son genre et ce, même avec son thème spécifique de gang de motards qui a déjà été exploité dans plusieurs films, séries américaines et même québécoises ou encore quelques jeux vidéo.

Pourtant, Sons of Anarchy est l'une des grandes séries télé modernes selon moi, elle est à ne pas manquer et voilà pourquoi je vous en parle aujourd'hui en tentant de relever ce pourquoi elle a plus de saveur que la plupart des séries de son genre.



Comme cette bande-annonce le pointe, il y a peut-être un lien à faire avec The Sopranos. Deux séries bien différentes, même dans leur type de criminel (The Sopranos, c'est la mafia) ou dans leur rythme, car Sons of Anarchy est une plus une série d'action (avec un côté dramatique tout aussi développé), avec pratiquement une ou plusieurs personnes tuées à chaque épisode, des coups de feu, poursuites sur la route, tout ce qui a un lien avec un motard criminel en gros. Mais comme The Sopranos, une saison de Sons of Anarchy peut être très complexe, avec des conspirations et un plan surprise qui prend tout son sens à la dernière minute. Sons of Anarchy tente aussi de montrer les politiques du club, comment il fonctionne, quel impact le club a sur leur vie personnelle qui est presque entièrement mêlée à leur vie criminelle.

Il y a plusieurs défis et imprévus qui viennent compliquer la vie de ces criminels et permettent d'en faire une série télé à exploiter sur plusieurs saisons contrairement à un pur film d'action. Par exemple, Jax, le vice-président du club, a grandi dans cette violence et par conséquent, il est très violent quand il a besoin de l'être dans ses activités criminelles, ce qui ne l'empêche pas de ne pas avoir un petit fond moins corrompu que le président lui-même (un acteur que vous connaissez sûrement, le très bon Ron Perlman).

Comme le premier épisode marque la naissance de son fils, il doit songer à la vie qu'il lui réserve. Est-ce une vie? Est-ce que le club va dans la bonne direction? Et son père décédé, fondateur du club, lui a laissé des lettres laissant suggérer qu'il avait ces mêmes questionnements quant à la tournure criminelle que le club avait pris.

Dans les premières saisons, les actes concrets que prenaient Jax pour changer le club étaient lents, mais la série a progressé en six saisons pour nous démontrer à quel point il est difficile de se retirer du milieu criminel, même si Jax finit par poser des gestes concrets qui changent de plus en plus la dynamique du club, rempli de membres qui sont toujours appelés à poser des gestes violents juste pour survivre. Ce pourquoi la vie de criminelle n'est jamais un bon choix à long terme. Très intéressant de voir la dynamique qui change et qui ne change pas d'une autre manière, avec chaque saison amenant clairement un nouveau "boss" à tuer ou dont il faut se débarrasser de quelconque façon. Un format peut-être prévisible, mais une fois que l'on passe par-dessus ce problème mineur, chaque saison est ainsi bien différente, avec de plus en plus de personnages dont on découvre des nouveaux côtés.

La série explore aussi des thèmes difficiles, comme la corruption de la police, ce qui est un cliché peut-être, mais elle aborde ceci en nous faisant nous demander s'il peut être mieux que la police coopère avec ces organisations criminelles plutôt que de tenter de les démanteler et potentiellement déclencher un bain de sang. Mais jusqu'à quel point coopérer? Il est aussi question de viol et de meurtres très personnels, dont un dans la première saison qui apporte beaucoup de conflit. Plusieurs scènes choquantes sont au rendez-vous et personne n'est en sécurité.

Sons of Anarchy est supporté par un cast talentueux, qui devient même meilleur avec le temps, rempli d'acteurs que l'on connaît, mais aussi des visages plutôt inconnus qui se développent. Sons of Anarchy n'est pas supporté par des visuels intéressants par contre, on ne parle que d'un village bien ordinaire et de lieux pas mal toujours semblables avec des routes qui sont... tout simplement des routes. Rien ne ressort visuellement, il n'y a pas trop de symbolique, mis à part de ce que les membres du club portent (avec leur logo sur leur veston) et la coupe de cheveux particulière de l'un des membres du club.

Mais si vous aimez ce qui traite de motards ou d'organisations criminelles ou le style de The Sopranos au sens très large (étant donné que les deux séries ne sont pas faites par les mêmes personnes et ont l'air assez différentes) ou la violence ou les séries télé étrangement bien songées, ce qui vous donne pas mal de chance d'être inclus, Sons of Anarchy vaut totalement le détour et demeure une série intéressante après six saisons malgré quelques répétitions. Et j'aime quand une série a un plan global, incluant une fin planifiée dans ce cas pour sa septième saison.

4 étoiles sur 5

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