jeudi 8 mai 2014

Duck Sauce - Quack

Je souhaite vous avertir, Quack est dangereux. Il contient une douzaine de pistes, qui sont toutes extrêmement contagieuses. Une seule écoute, et on y reste accroché. Ah, et aussi, l’album contiens l’histoire d’extra-terrestres qui se servent de la musique pour établir un lien télépathique avec les humains, dans le but d’établir un centre d’information.

Vous vous doutez donc que Quack est aussi humoristique et absurde qu’on pourrait s’en attendre de la part du duo New Yorkais/Montréalais formé de Armand Van Helden et de A-Trak, respectivement. Étant donné qu’ils sont tout deux des DJs, le but du groupe est de créer des pistes qui s’insèrent facilement dans un DJ set et qui tombe comme des bombes qui ramassent tout sur leur passage.


Duck Sauce sont de gros « sampleur », comme j’ai déjà mentionné dans cet article, mais ils sont des experts dans le domaine, et ils ne s’en cachent pas. Ils nous font voyager au travers différentes époques du pop, juste à la limite du « cheesy », récoltant des joyaux oubliés, et les rendent inoubliables.



Pour moi, Duck Sauce est un synonyme d’énergie, qui fera danser même le plus straight des business man, et qui rejoindra n’importe quel public. La joie universelle qu’apporte la musique. On connaît déjà Barbara Streisand, aimé pour être catchy ou détesté pour son absurdité, Radio Stereo qui amène un côté new wave des années 70-80, It’s You au tendances scat, et aNYway qui nous plonge dans le disco-house.



Parmi les nouvelles chansons, on y trouve Everyone, featuring Teddy Toothpick (qui se trouve à être Dave 1 de Chromeo, et le frère de A-Trak). P-Thugg de Chromeo y joue quant à lui au clavier.


NRG, qui s’est mérité un vidéo-clip, est effectiment la piste la plus explosive de l’album. Elle est malheureusement courte et peu développée, peut-être que les remix (comme celui de Skrillex et Boys Noize) auront plus à offrir.


Big Bad Wolf brille par son absence, mais même si le single a bien été reçu par le public, il n’avait pas sa place sur cet album qui est beaucoup plus « upbeat » et funky.


Le dernier morceau de l’album, est le très 80's Time Wait for No One, qui est une parfaite conclusion.
<iframe width="100%" height="166" scrolling="no" frameborder="no" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/143562298&amp;color=0066cc&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_artwork=true"></iframe>

J’ai compris pourquoi toutes les chansons sorties en single avant l’album indiquaient (Radio Edit): chaque fin de piste est un mini-sketch d’une minute ou moins. Je comprends c’est un des avantages de l’album, par rapport au single: ça permet de créer une « histoire » ou une ambiance qui unie le disque d’un bout à l’autre et qui le rends plus qu’une simple suite de chansons. Par contre, Quack est un de ces albums qu’on écoute énormément souvent. Après une cinquantaine de fois, disons que le sketch comique n’est plus trop comique et qu’on aimerait pouvoir passer par-dessus. J’ai envie, pour l’une des rares fois, de fait mon propre « edit » de l’album, une version « unmixed » de Quack. J’aurais préféré qu’ils se servent de la durée d’un album pour nous glisser quelques versions longues de ces chansons qui semblent FAITES pour jouer en boucle.



Néanmoins, si Quack était sorti à l’époque des walkman, sa version cassette (ou CD) serait restée très longtemps dans votre appareil jusqu’à ce qu’ils fondent dans votre appareil à force de le faire rejouer. Un album ultra énergique comme on a rarement la chance d’en voir. Écoutez l'album entier ci-dessous!

0 comments :

Publier un commentaire

Un compliment est toujours apprécié. Si vous avez des questions, informations supplémentaires, corrections ou des commentaires à énoncer, comme votre opinion personnelle sur un sujet ou une critique à adresser, essayez d'être constructif, mais nous n'effaçons tout de même aucun commentaire, y compris négatif ou anonyme, sauf le spam.