dimanche 2 février 2014

Afrodisiac

Connaissez-vous Afrodisiac? Le jour, c'est un concierge, le soir, c'est un superhéro noir, qui a le super-pouvoir de séduire n'importe quelle dame, en plus de son "street-sense", qui l'averti lorsque quelqu'un est en danger dans son "hood". Il s’est battu contre le diable en personne, Dieu, Dracula, Hercules, et une coquerelle géante! Un héros des années 70...

... ou peut-être pas! Afrodisiac, c’est un volume de 2007, regroupant différentes histoires du héros tiré des pages de Street Angel, une série de 2004 des mêmes auteurs, Brian Maruca et Jim Rugg (ce dernier est aussi le dessinateur et coloriste). Un seul numéro de Afrodisiac est paru, les autres histoires proviennent de volumes anthologiques contenant une histoire originale d’Afrodisiac (comme les compilations Popgun d’Image Comics, par exemple)

Le but n’est pas tant de nous raconter une histoire, mais de nous faire livre l’historique d’un (faux) héros oublié. Les pages sont jaunies, les coins sont retroussés (en impression), les gros points de trames et le registre mal alignés: le style antique est vraiment très réussi. C’est un peu comme si vous veniez d’ouvrir une boîte dans un grenier et que vous découvriez quelque chose qui s’est perdu dans le temps, et qui a gardé l’authenticité de l’époque. Ça fait partie du concept. Même chose pour les histoires qui n’ont aucun sens; leur but est de parodier les comics du golden et silver age, qui était parfois, avouons-le totalement absurde.

C’est bourré de jeu de mots douteux, de double sens beaucoup trop évident, et de situation over-the-
top, bref, on garde le sourire du début à la fin de la lecture. On tombe (comme les personnages) sous le charme d’Afrodisiac.

Sur les 96 pages que compte le volume, plus de 25 sont des fausses couvertures de numéro d’Afrodisiac ou encore des cases uniques qui semblent être découpés d’un numéro dont le reste a été perdu. Ce n’est pas reproche que je lui fais, puisque ces couvertures et ces cases forment un historique crédible imitant une multitude d’époque et de cliché de la bande dessinée. En plus, ceux-ci ne manquent jamais d’humour. On pourrait voir Afrodisiac comme un livre d’art, un hommage à la bande dessinée et au film blaxploitation des années 70.

Je me retiens de ne pas couvrir cet article d’extraits du livre. À 12 $ sur Amazon, c’est très facile de le recommander à n’importe qui, même si c’est un petit volume, puisque vous aurez le goût de le relire.

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