jeudi 2 janvier 2014

Sherlock


C’est l’histoire de Khan et de Bilbo le hobbit dans les années 2010 qui résoudent des crimes... Plus sérieusement, à l’air des CSI et autres émissions policières, qui d’autre que Sherlock Holmes pour vous offrir l’émission ultime de résolution de problèmes, de crimes étranges et d’aventures comiques avec un immense suspense? Sherlock en est à sa troisième saison sur le réseau britannique BBC.

Sherlock n’est pas un remake, mais plutôt une réimagination du personnage. Cette nouvelle série se déroule à notre époque, donc la technologie prend une grande place dans la résolution des mystères. Pour être clair, dans l’univers de la série, le vieux Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle n’a jamais existé, et le Sherlock de la série n’est pas un descendant du détective: c’est LUI le seul et unique Sherlock Holmes. Ça permet aussi à la série d’utiliser des histoires classiques des romans et de les transformer. Ce ne sont donc pas des copies conformes, les épisodes contiennent plein de surprises.


Le format est intéressant, puisque chaque saison est composée de 3 épisodes de 1 h 30. Cette durée est pratiquement celle d’un film, ou de deux épisodes de série américaine (40 minutes chacune). Mais au lieu d’avoir à poursuivre le mystère « la semaine prochaine », chaque épisode de Sherlock contient une histoire complète, avec une résolution à la fin de celui-ci. On a donc une histoire plus riche et complète, même plus qu’un film, puisqu’on se sauve de l’introduction des personnages principaux après le premier épisode. Tellement élément et d’indices peuvent être introduit en 1 h 30 que la réponse au mystère ne nous saute pas toujours aux yeux, contrairement à un épisode de CSI avec DEUX suspects... (Je m’attaque beaucoup à CSI, désolé!)

Benedict Cumberbatch est tellement bon dans son rôle que c’est fascinant de le voir en interview et de réaliser que c’est une personne normale avec des émotions! Puisqu’une des façons de rendre réaliste l’incroyable talent de déduction de Sherlock Holmes est en lui donnant un léger syndrome d’Asperger. Par le fait même, ça fait de lui un être étrange au comportement imprévisible, et avec des troubles de comportement sociaux. (On pourrait le comparer à Abed dans Community). J’avoue avoir eu de la difficulté à embarquer dans son univers au premier épisode à cause de son comportement et son « super-pouvoir » de déduction, qui ne me semblait pas du tout réaliste, mais j’ai rapidement compris qu’il fait partie du plaisir à écouter la série. Ce qu’il fait plusieurs fois par épisodes, c’est qu’il donne un verdict, et explique ensuite chaque indice en parlant très rapidement. À ce moment, on voit du texte apparaître sur chacun des indices, dévoilant comment Sherlock a fait pour tout déduire.

Personnellement, j’ai toujours préféré les réalisateurs qui ajoutent quelque chose d’unique et qui ont un style particulier plutôt que ceux qui sont bons, mais transparents. Sherlock est une de ces séries qui se démarque par son style visuel presque à chaque plan. L’exemple le plus flagrant sont les messages textes qui apparaissent dans l’environnement pour que nous puissions les lire. Sinon, les angles de caméras, les filtres de couleurs (parfois), les jeux de lumière, bref, Sherlock est tellement bien réalisé qu’il pourrait être diffusé au cinéma sans que l’on ait cet arrière-goût cheap de « série télé ».

C’est d’ailleurs le moment idéal pour commencer à écouter la série: les deux premières saisons sont disponibles sur Netflix (Canada, peut-être dans votre pays aussi), et la troisième saison est diffusée présentement sur BBC. Au-delà de la saison 3, le créateur et co-scénariste de la série a affirmé en entrevue que la série continuera et qu’il ne souhaite pas arrêter de ci tôt. Le seul problème avec Sherlock, c’est que chaque saison a deux ans qui les séparent, ce qui rend l’attente insoutenable, surtout lorsque ça se termine sur un mystère, comme ça a été le cas les deux premières saisons.

Sachez qu’un épisode pilote jamais sorti à la télévision traîne quelque part sur le web! N’oubliez pas qu’un épisode faisant un petit lien entre la saison 2 et 3 est aussi trouvable. Quoi qu’il en soit, Sherlock est une série que je vous recommande sans hésiter. Les scénarios sont intéressants, intrigants, ingénieux, et jamais redondants. Cette série est un plaisir à regarder du début à la fin.

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