mercredi 22 mai 2013

John Dies at the End (film)

Affiche de John Dies at the End
Gemme oubliée

Réalisé par : Don Coscarelli

Produit par : Brad Baruh, Don Coscarelli, Andy Meyers, Andy Meyers (la répétition n'est pas une erreur) & Roman Perez

Date de sortie : 23 janvier 2012

Durée : 99 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genre : Comédie noire horrifique indépendante

J'aimerais faire la blague spoiler alert en parlant du titre du film, mais l'une des affiches officielles la fait déjà pour moi (cliquez ici).

John Dies at the End, basé sur un roman du même nom, est probablement le film le plus étrange (normal, provenant du réalisateur d'un film où Elvis se battait contre une momie dans un centre pour personnes âgées) que vous aurez le goût de voir même si vous n'avez pas l'habitude d'écouter des films bizarres sans aucun sens comme il m'arrive peut-être un peu trop souvent et même si vous n'aimez pas les films d'horreur, l'un des genres auxquels ce film défiant les genres appartient (il contient évidemment un certain degré de violence et de sang, à éviter pour ceux qui ne sont tout simplement pas capables).


Pourquoi je dis que c'est un film qui défie les genres? Eh bien, des fois le moment est fait pour nous épeurer comme un vrai film d'horreur et il n'y a aucune comédie dans le tout. Mais le film au complet pourrait être pris facilement comme ayant plusieurs éléments de science-fiction et très souvent il y a de l'humour noir à travers le sarcasme ou quelque chose de ridicule comme "arachnicide" dit sur un ton sérieux devant une situation toute aussi absurde avec des gens portant un masque de cochon.

Tout cela arrive à cause que David Wong (un américain sans aucune trace asiatique apparente en lui) et John Cheese prennent une drogue inconnue leur donnant des pouvoirs et une ouverture d'esprit qui leur fait voir des choses qui sont secrètement en train d'envahir notre monde. Ils se lancent dans les enquêtes paranormales malgré eux et l'histoire est présentée par David Wong qui raconte la vérité sur les secrets de notre monde à un journaliste qui débute très sceptique. Tout ce qui s'ensuit est une série d'événements étranges que vous ne pourriez pas prédire.

La raison est simple, le film crée sa propre mythologie. J'ai rarement vu un film aussi efficacement nous introduire un univers unique (même s'il s'agit de la Terre) en si peu de temps. Il dure environ 99 minutes et il se passe pourtant tellement de choses que j'ai eu l'impression qu'il durait deux heures complètes au moins. Mais pas dans le sens que je m'ennuyais et que ça paraissait long évidemment.

C'est comme un Bill & Ted des temps modernes, mais une formule vraiment modernisée, les personnages sont plus réalistes que les deux parfaits idiots dans les deux films Bill & Ted (deux films qui méritent d'être revisités ceci dit) et c'est plus juste l'univers autour d'eux qui est complètement absurde.

John Dies at the End est rempli d'originalité, il réinvente et en partie parodie des éléments des films d'horreur, particulièrement la possession démonique sous un nouvel angle. Il y a suffisamment d'action, d'effets visuels réussis (à part peut-être un effet CG en particulier qui m'a fait pensé à une courte cutscene d'un jeu PS1, mais en général ça va) et un sentiment constant de découverte, bien assez pour que vous l'aimiez selon moi. Le tout début est tellement bizarre aussi, a-t-il un rapport direct avec le reste? Je ne sais pas, mais il a un rythme entraînant et il m'a un peu préparé au fait que le film n'allait pas être traditionnel.

4 étoiles sur 5

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