vendredi 22 mars 2013

Max Payne 3

Max Payne 3 n'est pas un reboot (évidemment, avec ce titre), mais même si vous n'avez pas joué au 2 premiers, ne vous empêchez pas de jouer à celui-ci. La qualité de production n'est tout simplement pas la même. C'est le premier développé par Rockstar (c'était Remedy Entertainment qui avait fait les autres), et on voit la différence. Bien sûr, il y a tout de même un bon 9 ans (!) de différence entre les deux...

Comme GTA IV, et Red Dead, c'est beaucoup plus cinématique qu'avant (aussi dû au fait que les jeux ont évolué depuis tout ce temps). Beaucoup moins "crime noir" et un peu plus "comédie dramatique" à la Breaking Bad, le ton a changé pour le mieux. Dans le milieu du jeu, on ressent une "vibe" de Die Hard, le héros américain invincible qui brave des dangers impossibles. Sans être ridicule, cet aspect un peu moins lourd est ce qui garde notre intérêt et ce qui rend le personnage beaucoup plus attachant.


En gros, c'est l'histoire de Max Payne, ancien policier, qui est maintenant garde du corps pour une famille de riche au Brésil. Mais cet emploi est plus difficile qu'il ne le croyait... Avec des gangs à leur trousse, il essayera tant bien que mal de protéger ceux qui lui donnent son chèque de paie. Chaque chapitre vous transporte dans un lieu différent: un stade, les rues du Brésil, un aéroport, un poste de police... C'est très varié, et incroyablement détaillé. J'aime le fait qu'environ la moitié se passe à la lumière du jour, avec des beaucoup de couleurs, plutôt que style le sombre des premiers jeux.

Le style est particulier: on voit souvent des effets de distorsions, des flashs et des mots tirés des dialogues apparaître à l'écran. J'ai bien aimé, ça ajoute de la vie à cette série qui était si terne... Ce style est aussi utilisé un peu dans le gamplay: on voit un flash à l'écran qui nous indique qu'un ennemi est mort. Ça nous évite de continuer de gaspiller des balles, et de passer à la prochaine cible.

Le gameplay est le même que dans les anciens Max Payne: vous avancez, vous tirer. Mais aussi, cette série introduisait le concept de "bullet time" qui permettait de ralentir le temps pour tuer des ennemis lors d'une chute spectaculaire. Encore une fois, le système d'énergie sont des pilules contre la douleur (Pain killers, qui paradoxalement, redonne de la vie à Payne). C'est comique, puisque cette fois, les pilules sont toujours placées dans des endroits où on pourrait réellement en trouver (salles de bain, trousse de premiers soins), et Max dit toujours un commentaire sur celles-ci. C'est un peu une énumération de toutes les sortes de douleur qui existe, puisque c'est tout de même un thème principal de la série.

Il est vrai que l'idéal est lorsqu'un jeu réussit à raconter son histoire en même temps que l'on joue, au lieu de longues cinématiques qui arrête l'action. Mais il y a des cas, ou même des genres de jeu où cette façon de faire ne serait pas avantageuse. Max Payne 3 est un jeu de tir à la troisième personne. Lors des fusillades, nous avons besoin de toute notre concentration. Lors de l'exploration, nous devons pouvoir garder nos réflexes. Dans des jeux comme ceci, les cinématiques permettent de prendre une pause ou de vivre la satisfaction d'avoir complété un chapitre.

Les cinématiques sont peut-être longues, mais c'est l'histoire qui tient le jeu en place. Sans elle, ce ne serait qu'une série de corridors sans fin avec des ennemis à n'en plus finir... Pour éviter la répétition, Max Payne 3 utilise les flash-back d'une façon ingénieuse. Deux histoires sont racontées en intervalle, soit celle du présent, et celle du passé où on nous raconte comment il en est arrivé là. On joue donc un chapitre dans le présent, le suivant dans le passé, l'autre dans le présent, etc. Ce que ça créer, c'est une grosse variation dans les environnements (New York vs Brésil). On est donc constamment motivé par ce changement d'environnement, puisque ça nous cache le fait que l'on fait la même chose pendant environ 12 heures.

Je dois quand même dire que dans les dernières heures du jeu, je commençais à perdre de l'intérêt dans la mécanique de tir. Pas parce qu'elle est mauvaise, bien au contraire, mais simplement dû au fait que les ennemis sortent de partout, et il y en a des centaines et des centaines, ça ne finit plus... Si je prends un autre jeu de Rockstar, Red Dead Redemption, par exemple, les ennemis ont leur personnalité la plupart du temps, ou sinon, on a toujours l'impression que c'est nécessaire et que ça fait avancer les choses. J'ai trouvé Max Payne 1 et 2 beaucoup plus pénible, puisque le ton et les environnements changeaient à peine. Oui, les lieux étaient différents les uns des autres, mais les couleurs nous donnaient l'impression d'être dans UN long niveau. Ce problème est seulement dû à la répétition du gameplay.

Mais qu'est-ce qu'on peut y faire? C'est un jeu de tir après tout! Je ne reproche pas à Max Payne 3 d'être trop répétitif, puisqu'ils ont fait le MAXIMUM possible pour varier les lieux, et nous offrir une histoire qui nous gardera accrochés. C'est simplement "comment je me sentais en jouant". Prendre note qu'à la base, je suis très sélectif dans mes jeux de tirs, que ce soit à la première personne ou à la troisième.

Comme toujours, Rockstar Games nous donne un jeu de qualité avec un scénario solide, un gameplay précis et des graphiques impressionnant. Max Payne 3 est un jeu à ne pas manquer, et puisqu'il est sorti il y a presque 1 an, vous le trouverez un peu partout à moins de 30$.

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