lundi 25 février 2013

The Road (film sorti en 2009)

Affiche de The Road

Réalisé par : John Hillcoat

Produit par : Paula Mae Schwartz, Steve Schwartz & Nick Wechsler

Date de sortie : 3 septembre 2009

Durée : 111 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genre : Drame post-apocalyptique

Le genre post-apocalyptique ou du moins un monde futur qui n'a plus nos richesses actuelles est loin d'être une invention moderne. On n'a qu'à penser à Logan's Run, Soylent Green, Planet of the Apes et The Omega Man, tous sortis entre 1968 et 1976. La différence entre ces films et le film d'aujourd'hui (basé sur un roman du même nom) est qu'il ne se passe pas dans un futur lointain et qu'il ne contient pas vraiment d'éléments de science-fiction. C'est un film de survie, d'abord et avant tout, plus encore qu'un film post-apocalyptique.


Dans un futur qui ne semble pas loin du tout, un événement catastrophique que l'on ne voit jamais et dont l'on ne connaît pas la cause a tué la majorité des plantes, des animaux et des humains. Le ciel est gris, l'air ne semble pas bon, il n'y a plus de société. Un homme qui prône désespérément la survie, dans un monde où les survivants songent au suicide ou tournent plus souvent qu'autre chose au cannibalisme, voyage vers le Sud accompagné de son jeune garçon dans l'espoir de trouver de la nourriture et une certaine qualité de vie pour assurer un futur à son fils qui n'a connu qu'un monde pourri et qui n'a donc pas le même genre d'espoir.

L'histoire principale du film est entrecoupée de flashbacks de la vie de l'homme auprès de sa femme, du soir où tout a changé et de la suite des événements qui font qu'elle n'est plus avec eux. Les flashbacks ne sont pas intrusifs et semblent arriver naturellement dans l'histoire, parfois à la couchée ou lors d'un moment où l'on voit qu'il a une raison de penser à sa femme. De plus, c'est une infime partie des 111 minutes de la durée totale du film, donc j'ai trouvé qu'ils étaient bien répartis.

J'ai trouvé que The Road est un film simple. Il n'y a aucun élément surnaturel à comprendre, le débat philosophique est diminué à un minimum et comme je l'ai dit, c'est avant tout un film de survie avec un père qui doit se battre entre prendre le temps qu'il lui reste pour nourrir son enfant, lui apprendre quelques notions d'humanité et le mener au bout du chemin.

La simplicité du film joue en partie contre lui, car il n'est pas aussi grandiose et intelligent qu'il pourrait l'être (et il n'a pas l'impact émotionnel d'aller chercher une larme à tout moment non plus), mais ça joue en sa faveur aussi, car il est si rare d'écouter un film de ce genre et de pouvoir porter attention à ce qui se passe sur le moment présent sans encore être en train de penser à quelque chose qui a été dit 20 minutes plus tôt. Le film comporte un autre détail qui joue en sa faveur étant donné qu'on peut plus lui porter attention : Viggo Mortensen, qui joue le rôle du père, est un excellent acteur qui donne des performances très crédibles et j'ai presque l'impression de l'insulter en n'employant que le mot excellent (j'espère en passant que vous ne le connaissiez pas seulement comme étant Aragorn dans la trilogie The Lord of the Rings; c'est un acteur établi). Il a l'air à la fois d'essayer de faire de son mieux comme père, il a l'air de vraiment vouloir prendre soin de son enfant et il a l'air honnêtement à bout physiquement, comme son rôle l'indique.

La cinématographie est aussi excellente et on a au moins une raison pour laquelle les couleurs sont délavées : suite à la catastrophe, comme je l'ai dit, le ciel est fucking gris! Ça donne un monde vraiment où il ne fait pas bon vivre et c'est ce que l'on souhaite montrer dans ce film. La survie vaut-elle la peine dans ce cas? Peut-être que non, peut-être que oui, je ne dirais pas que le film impose son opinion là-dessus (ou même qu'il en a une définitive) malgré que le personnage principal pense que oui est la bonne réponse.

Autre chose que j'ai aimé, l'enfant n'est pas le stéréotype habituel qui est de moins en moins intéressant. Vous avez tous vu ces enfants insupportables comme ceux qu'ils ont tendance à nous montrer dans d'autres films (on souhaiterait pratiquement leur mort est ce que je dirais si je ne voudrais pas être un peu politiquement correct) et il n'est pas non plus un adulte dans le corps d'un enfant (généralement ce que l'on voit dans les films qui ne nous montrent pas la première catégorie d'enfants). Il s'agit d'un enfant qui a grandi dans ce monde et donc qui tient sa place quand son père lui dit. Il pique peut-être une petite crise dans le film, mais son père arrive à lui faire comprendre raison assez rapidement. Ses questionnements sont bien ceux d'un enfant, comme de demander à son père «Sommes-nous encore les bons gars?» après l'avoir vu commettre un acte immoral pour survivre.

The Road ne vous surprendra probablement pas, mais il accomplit très bien son but et il m'a beaucoup intéressé. Ce n'est pas un film d'action à tout bout de champ, mais juste assez pour pouvoir vous garder éveillé et bien intéressé si le genre présente au moins un certain intérêt pour vous.

4 étoiles sur 5

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