dimanche 3 février 2013

American Horor Story: Asylum

La plus grosse surprise de American Horror Story: Murder House (la première saison), c'est sa finale. L'histoire de cette maison et cette famille est arrivée à sa fin, et le créateur de la série annonça après la diffusion du dernier épisode que chaque saison de la série racontera une histoire complètement différente.

Cette nouvelle saison est donc intitulée American Horor Story: Asylum, et met en vedette quelques-uns des acteurs de la saison passée en plus de quelques nouveaux, jouant des personnages complètement différents. Le thème de la première saison était l'infidélité, celui de la saison 2 est la santé mentale.

La saison tourne autour de Briarcliff, un asile psychiatrique en 1964. Oui, c'était l'époque des lobotomies et des traitements aux électrochocs... imaginez vous faire interner contre votre gré et pleinement conscient, alors que vous n'êtes pas malade du tout!



Je n'aime pas comparer les différentes saisons d'une série télé, mais American Horor Story est si différent du reste, qu'on ne peut que comparer avec la saison précédente. D'autant plus que chaque saison est est une tout autre histoire avec des nouveaux personnages, ce n'est pas comme une suite, mais comme une toute nouvelle série.

Donc, par rapport à la première saison, j'ai trouvé celle-ci plus étoffée. Chaque épisode, l'histoire avance considérablement, contrairement à la première saison (qui était quand même excellente). Les premiers épisodes de cette série sont toujours surchargés, même qu'on se demande s'ils réussissent à s'occuper d'autant de mystères et personnage! La réponse est oui, même que je m'étais plus attaché au personnage de Asylum, et que le "payoff" final était beaucoup plus satisfaisant.

J'aime beaucoup les promos pour cette série. L’affiche américaine est celle à gauche que j'aime plus ou moins, mais celui que j'ai mis au haut de la page (le poster UK) est vraiment fantastique. On y voit chacun des personnages et leur position raconte un peu leur histoire, j'aime bien! Ce que j'admire encore plus, c'est les promos télé de quelques secondes qui ne sont pas des images de la série, mais plutôt des représentations artistiques des thèmes qui seront abordés ou des mystères qui seront présents.


Un détail qui aurait rendu la saison encore meilleure: s'il n'y avait pas eu d'éléments surnaturels. Il n'y en a que trois, dans le fond, soit l'ange de la mort, l'exorcisme (et ce qui s'en suit) et les extra-terrestres. Oui, des extra-terrestres. Dans une saison qui a pour thème la folie humaine bien réelle, le thème des extra-terrestres gâche un peu le sérieux de la chose. C'est vraiment le seul détail agaçant, puisque l'ange de la mort peut aussi bien être une métaphore, ou une représentation physique d'un sentiment d'abandon. Quant à la personne qui est possédée, cette personne aurait pu simplement changer soudainement de tempérament, dévoilant sa vraie personnalité, comme le fait un autre personnage dans cette saison. (Je zigzag pour éviter les spoilers, désolé)

Le reste est soit expliqué, ou juste acceptable étant donné que c'est une fiction.

Personnellement, je trouve les psychopathes et les tueurs en séries beaucoup plus effrayants, dans n'importe quel film ou série d'horreur, puisque c'est possible, l'humain est imprévisible. C'est justement ce que cette saison de American Horror Story fait de mieux. Il y a des moments où certains personnages sont nez à nez avec un maniaque, impuissant, ils pleurent et ont des sueurs froides... et ces moments sont marquants, puisqu'on se sent tellement mal pour le personnage!


Mais pour ce qui est de la peur en tant que telle, American Horor Story ne vous fera pas sursauter comme un film d'horreur traditionnel. Au début, c'est plutôt des images ou idées terrifiantes qui vous surprendront et vous hanteront pendant quelque temps... Par contre, la saison (tout comme la première) a tendance à être de moins en moins horreur à mesure que le temps avance et de plus en plus thriller/drame. C'est une bonne chose puisque le but de la série n'est peut-être pas de nous faire peur pendant 13 épisodes, mais de raconter une histoire.

Il aurait été facile de rester dans l'asile toute la saison et se limiter à ce qui se passe à l'intérieur, mais Asylum va beaucoup plus loin. Sincèrement, American Horror Story Asylum en fait plus en une saison que certaines longues séries. Chaque personnage important est exploré à fond, son passé et même son futur. Il n'y a AUCUN temps mort, aucun "filler" épisode qui ne fait que meubler du temps. C'est l'avantage du format "minisérie" (entre guillemets, car ce n'est pas une vraie minisérie, mais c'est plus court que les séries à 20 épisodes et plus par saison) et Asylum s'en sert très bien.

Une série ordinaire aurait terminé à l'épisode 11, qui nous mène à une conclusion "générale". Mais American Horor Story, comme pour tout le reste, pousse son idée au maximum. Les deux derniers épisodes sont pratiquement un prologue d'une heure et demie, qui couvre tout ce qu’il est possible de couvrir. Il ne reste pas de questions non réglées à la toute fin, l'histoire est réellement complète. C'est remarquable.

Une main d'applaudissement pour l'équipe qui travaille sur le makeup : un des personnages est un microcéphale très crédible à première vue. C'est une surprise lorsqu'on apprend que c'est une actrice normale qui est arrangée par l'équipe de makeup!



American Horor Story est rapidement devenu une de mes séries favorites. Elle se surpasse constamment, reste originale et détruit les clichées.

Ce que j'aime
-Une toute nouvelle histoire à découvrir
-Les excellents acteurs, particulièrement Jessica Lange
-Dense et sans temps mort
-Surprises constantes

Ce que je n'aime pas:
-La saison aurait été encore plus percutante sans surnaturel

1 commentaire :

Bob a dit...

Je seconde les opinions de cet article, je ne suis pas en désaccord avec un seul point. Très bonne saison qui ne cesse de surprendre.

Et comme toi, j'ai eu un problème avec le surnaturel qui entre en conflit avec ce qu'ils font dans cette saison (et peut-être que se débarasser de cet élément complètement ou ne pas le pousser loin à un point qu'il n'y a pas de place à explication serait mieux pour le futur).

La possession et la présence démoniaque, ça m'a semblé être un clin d'oeil à ces films d'horreur avec des religieux où ces thèmes sont toujours explorés et ce n'était pas mal fait, quoique la série aurait pu mettre plus de focus sur la vraie horreur en se débarassant de cet élément là. Mais les extra-terrestres, j'ai un plus gros problème, je ne suis pas sûr de savoir pourquoi c'était là.

Heureusement, ce qui est à retenir de l'article, la saison et ma propre opinion, c'est que la série contient plusieurs thèmes uniques réels et rarement abordés à la télévision avec autant d'intensité et d'une façon aussi perturbante, alors la série ne se perd pas et s'améliore de beaucoup face à la première et excellente saison. On peut espérer que ce soit prometteur pour la troisième saison.

(Parenthèse : la microcéphale de cette saison est probablement basée sur Schlitze, un microcéphale reconnu qui est apparu dans le film Freaks. Le film est en noir et blanc et il date de 1932, mais je l'ai déjà vu et c'est une pièce intéressante de cinéma à voir, je l'ai trouvé intéressant. Pas besoin d'effets spéciaux, les acteurs et actrices sont tous des gens avec différentes difformités qui travaillaient dans les cirques! Attention, le film date, il n'est pas politiquement correct!)

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