lundi 15 octobre 2012

Brain Damage

Affiche de Brain Damage
Réalisé par : Frank Henenlotter

Produit par : Edgar Ievins

Date de sortie : Janvier 1988

Durée : 86 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genres : Comédie horrifique indépendante

L'un de mes genres préférés pour le mois d'Halloween est la comédie horrifique et en retournant au réalisateur de la série Basket Case dont je vous parlais l'année passée, on ne peut pas se tromper, en plus de savoir qu'il y aura aussi une ou des créatures déformées comme je les aime (il y en a une dans ce film, une créature bien particulière).

Entre le premier Basket Case, qui était le tout premier long métrage du réalisateur, et Basket Case 2, il y avait Brain Damage qui marquait tout un changement de style. Là où le premier Basket Case présentait sur un ton assez sérieux quelque chose de ridicule et où Basket Case 2 présentait l'absurdité dans toute sa splendeur, Brain Damage traite d'un sujet sérieux de façon un peu absurde.

Le sujet : l'abus de drogues hallucinogènes!


C'est peut-être difficile à placer en regardant la bande-annonce, mais c'est vrai que c'est le sujet, la métaphore n'est d'ailleurs pas cachée du tout dans le film. Ceci dit en passant, si la bande-annonce vous intéresse ne lisez pas le reste de mon article, faites juste me faire confiance et essayez ce film.

Mais si vous avez besoin d'en savoir plus, la façon dont on fait passer le message est à travers une petite créature phallique, bleue, bossue, déformée, avec deux petits yeux et une bouche. Elle agit en tant que parasite qui se trouve un nouvel hôte dès le début du film et qui lui injecte un liquide dans le cerveau qui lui fait voir le monde d'une autre façon et le rend dépendant. Par le fait même, la créature utilise les déplacements de son hôte pour trouver ses proies et manger leur cerveau.

C'est environ aussi ridicule que ça en a l'air et le réalisateur est franchement au courant que sa créature nous fait rire. Il lui donne une voix un peu enjouée et il joue vraiment avec à un moment dans le film où elle se met à chanter.

Même si le message n'est pas subtil, il est très facile à faire passer dans un contexte si moqueur et il demeure efficace. Le film passe à travers toutes les étapes, allant du plaisir au début jusqu'au bout où ça devient trop et même un moment où notre personnage principal tente de combattre sa dépendance. Ça n'a pas trop de longueurs, c'est un film d'environ 1H30.

Et vous le savez, je suis passionné de ces films des années 80 et début des années 90 pour voir ces créatures réalisées à la main, voir comment le film se débrouille pour nous faire passer qu'elles sont réelles, voir toute la texture organique de la chose alors que certains films actuels vont jusqu'à utiliser les graphiques par ordinateur pour simuler une tache de sang, et je ne parle pas de quantité massive (seulement les plus paresseux, évidemment).

Dans le cas de Brain Damage, le film a clairement un budget limité, mais il se débrouille assez bien. La créature a définitivement l'air organique (ce qu'on arrive à faire en lui donnant une texture un peu mouillée), mais il y a aussi quelques parties qui ont l'air plus caoutchouteuses. Ça ne dérange pas trop, mais ce n'est pas The Fly par Cronenberg ou The Thing. Les mouvements sont clairement faits la plupart du temps comme on contrôle une marionnette et pour au moins une scène, en stop motion. Ce n'est rien de trop flagrant, car c'est court. L'important est que le film dans l'ensemble est une écoute légère et intéressante pour ceux qui aiment le genre et sur un ton un peu comique, parfait pour une bonne écoute d'Halloween selon moi.

3,5 étoiles sur 5

0 comments :

Publier un commentaire

Un compliment est toujours apprécié. Si vous avez des questions, informations supplémentaires, corrections ou des commentaires à énoncer, comme votre opinion personnelle sur un sujet ou une critique à adresser, essayez d'être constructif, mais nous n'effaçons tout de même aucun commentaire, y compris négatif ou anonyme, sauf le spam.