samedi 25 août 2012

Sébastien Tellier - My God is Blue

Un autre album très étrange de Sébastien Tellier, un des visages les plus importants de la musique électronique française, qui va toujours plus loin dans ses concepts.

Il serait facile de mal comprendre le message de Sébastien Tellier, de le prendre pour un fou ou une tête enflée... Mais il faut comprendre que c'est un rôle, un personnage. Il DEVIENT son album.




Il nous avait déjà confié qu'il souhaitait faire des albums sur la thématique de "ce qui mène le monde". La famille avec l'album L'incroyable Vérité, la politique, avec son album Politcs, la Sexualité, avec l'excellent album Sexuality (voir l'article à ce sujet), et maintenant la religion, avec My God is Blue. Attention, ce n'est pas un album religieux, mais plutôt sur le THÈME de la religion. Alors qu'il jouait le rôle d'un politicien la première fois, d'un sex-symbol la dernière fois, il joue maintenant le rôle d'un leader religieux dans ces vidéos clips et dans les interviews... jusqu'au prochain album.

D'ailleurs je ne crois pas un mot de son histoire de shaman dans l'interview ci-dessus, mais ce n'est pas grave: il donne un spectacle. J'adore ça! Ce qui est génial, c'est de voir l'intervieweur sérieux, qui est persuadé qu'il a un fou devant lui, qui ne sais pas quoi répondre à Sébastien qui lui dit: "Comme le dit Pépito Bleu, ma nouvelle croyance est fondée sur du biscuit."

Le clip de Pépito Bleu ne laisserait personne indifférent... Un clip d'une qualité visuelle exceptionnelle, l'intro de l'album et par le fait même une intro à son thème.



Cette personnalité que prend Sébastien Tellier a pour but, je crois, de parodier la religion, tout comme le fait cet album. Dans Pépito Bleu, on peut voir des individus naïfs qui sont hypnotisés par le personnage mystérieux, et l'un d'entre eux se fait convertir en une seconde... Comme le clip très controversé (la version non-censuré, a été bannit de plusieurs chaînes) de Cochon Ville, qui dit en sous entendus que la raison pour laquelle des leaders religieux démarrent des sectes, c'est parfois parce qu'ils sont des voyeurs. On voit Sébastien avec des yeux très grands ouverts, il prend plaisir à entraîner les gens dans la débauche totale, puisque ça le satisfait personnellement... La liberté totale leur est donnée, et le clip semble nous dire que les gens ont parfois besoin d'encadrement... Les paroles finissent par:

"Followers' fool
So, be with us
So, baby, your money is following
An eternal blue"



Vous savez peut-être que j'adore les albums thématiques (une des raisons pour laquelle j'admire Kraftwerk). Dans le cas de My God is Blue, je dois avouer que la thématique n'est pas présente tout au long de l'album, et même qu'on la perd parfois complètement. Il y a même certaines pièces qui semblent provenir de l'univers de Sexuality, comme Russian Attraction par exemple. Je n'ai pas dit qu'elle était mauvaise, simplement que l'identité de l'album est plutôt floue (la piste est excellente)



Alors que Sexuality était produit par Guy-Manuel de Homem Christo de Daft Punk, celui-ci est produit par Mr Flash. Je ne le savais pas du tout, jusqu'à ce que j'écoute la piste Draw Your World. Ça m'a frappé, j'ai instantanément reconnu Mr Flash, même que je me demande si Sébastien Téllier a réellement contribué à la piste... Il a dévoilé à la presse qu'il ne s'entendait pas avec Mr Flash sur leur vision de l'album, ce qui explique peut-être ce mélange bizarre et pas toujours clair... Guy-Man a tout de même contribué à la pièce My Posséidon. Sans vouloir trop en mettre, j'ai l'impression que l'expérience de Daft Punk pour avoir collaboré avec un orchestre pour Tron Legacy se fait sentir ici: Daft Punk ont toujours été reconnu pour leurs chansons simples, mais efficaces. La finale plus grande que nature que My Posséidon, très orchestrale, nous donne peut-être un indice sur le son du prochain album de Daft Punk...
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L'album My God is Blue a définitivement des moments forts, mais aussi quelques pistes instrumentales lentes pas très accrocheuses. Mais bon, vaut tout de même le détour, en continuant de suivre Sébastien Tellier de proche, en se demandant quel collaborateur il pourra bien trouver pour la prochaine fois!

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