mardi 8 mai 2012

La loi de Sturgeon ou ce pourquoi les choses ne sont pas pires qu'avant

Portrait de Theodore Sturgeon
L'auteur de science-fiction américain Theodore Sturgeon a écrit une loi et une révélation. Ce que l'histoire se rappelle comme étant la loi de Sturgeon était en fait sa révélation (rien de religieux, ne vous inquiétez pas) et une bien meilleure phrase disant que 90% de tout ce qui existe est de la merde.

Maintenant, vous aurez compris que ce n'est pas une loi scientifique et que son 90% est un peu arbitraire, mais je serais généralement d'accord avec cette phrase. Je la trouve même positive, croyez-le ou non, car elle m'a enseigné quelque chose sur nous en tant qu'humains.

Je vais tenter d'argumenter pourquoi la nostalgie d'un temps meilleur que l'on acquit en vieillissant (je n'ai que 25 ans et ne veux pas me décrire comme nostalgique, ce que je crois assez bien réussir la plupart du temps, mais je me surprends à quelques moments de dire que les films ou les jeux étaient meilleurs autrefois) n'est pas aussi fondée qu'on le pense et finir sur une note positive avec quelques conseils.

Contexte et définition


D'abord, sous quelles circonstances monsieur Sturgeon, de son vrai nom Edward Hamilton Waldo, a-t-il écrit sa révélation? Il se trouve que l'auteur avait aussi un éditorial dans un magazine, où il faisait la critique de livres (non, il n'y a rien d'hypocrite à créer des œuvres et critiquer celles des autres, c'est la nature humaine de partager ses opinions). Qui de mieux placé pour dire que 90% de ce qu'il critique est de la merde que quelqu'un qui a fait sa profession de critiquer des choses? Mais en fait, il a dit ça à cause des nombreuses années où il a dû défendre son propre genre.

Ça saute aux yeux : la science-fiction contient certaines des pires idées que vous avez jamais vues. J'ai moi-même vu une quantité de films de science-fiction de série B qui passaient à TQS (un ancien canal québécois) durant ma jeunesse et qui étaient ridicules, ennuyants et sans substance, et dont je ne me rappelle pas vraiment au-delà de ça. On lui disait donc que la science-fiction était un mauvais genre, car elle était composée majoritairement de mauvaises choses.

Monsieur Sturgeon est revenu avec sa révélation en disant que la science-fiction faisait partie du médium du cinéma et de la littérature, et que 90% des films et des livres étaient de la merde, pour conclure que la science-fiction étant un produit de ces médias, elle n'avait pas à répondre à un standard différent.

La nature humaine expliquée


La révélation s'arrête pas mal là, mais voilà ce que j'en retire, en considérant pourquoi monsieur Sturgeon a ressenti le besoin de l'écrire. J'ai l'impression que la façon dont l'humain est programmé par défaut, incluant moi-même, est de se rappeler beaucoup plus facilement du négatif que du positif, du moins à court terme. C'est probablement même un bon instinct d'évolution, car me rappeler que le feu auquel je viens de toucher m'a brûlé et est dangereux est plutôt important, plus que de me rappeler du sourire chaleureux d'un enfant. Il est par le fait même facile de fonder un groupe sur une idée négative, car personne ne se battra pendant des mois pour faire valoir à quel point il aime quelque chose : ce n'est pas un problème que quelque chose soit bon. Quelque chose n'est pas bon, c'est par définition un problème et une raison de se battre pour éliminer le problème en question. Voilà pourquoi tant de critiques n'arrêtaient pas de rappeler à monsieur Sturgeon que la science-fiction était de la merde, ayant en quelque sorte un point (quoique pas entièrement valide comme démontré par la loi de Sturgeon), ne pensant pas aux bonnes œuvres de ce genre.

Mais comme je l'ai dit, le négatif n'est pas nécessairement une mauvaise chose, il a même été favorable que des groupes se rallient sur des sentiments négatifs à travers l'histoire. Notre société a évolué vers des meilleurs standards de qualité de vie parce qu'un jour on s'est tanné du négatif. Je suis moi-même l'une des personnes qui est le plus en faveur des critiques négatives honnêtes d'un produit qu'on pense nocif pour la direction que l'on veut qu'un médium prenne par le futur, car c'est en critiquant les points faibles qu'on les fait remonter à la surface et que l'on espère que les créateurs les corrigeront par la suite (aussi en ne mettant pas notre argent aux mauvaises place).

Mais le but de cet article n'est pas de critiquer ce qui ne va pas, par exemple certains (ou même plusieurs) DLCs ridicules, des remakes à la tonne, des suites à n'en plus finir, etc., même si je pense qu'il est important de les critiquer. Le véritable but de cet article est de vous expliquer pourquoi on peut penser que la décennie dans laquelle on vit présente les pires produits de tous les temps et pourquoi c'est ridicule de penser ainsi, malgré nous. En fait, il y a un genre de statu quo, rappelé par la loi de Sturgeon écrite en 1958. Il ne faut pas oublier qu'il y a toujours eu des problèmes, certains sont disparus et des nouveaux sont apparus et disparaîtront (à moins qu'on ne baisse les bras pour les accepter, mais ça c'est une autre histoire).

Donc, pourquoi ces idées négatives qui mènent parfois jusqu'à la nostalgie ou un cynisme absolu? Pourquoi ces idées que les grosses compagnies ruinent l'industrie du jeu vidéo et qu'Hollywood manque d'imagination (du moins, plus qu'avant)? Eh bien, si l'on pense que j'ai raison quand je dis que l'humain se rappelle plus facilement du négatif à court terme et si l'on considère que l'on vit à tout moment dans le présent (ce qui me paraît plutôt logique) et que l'on accepte la loi de Sturgeon comme quoi 90% de tout ce qui sort à tout moment est de la merde (en fait, oui de la merde compose ce 90%, mais une autre partie est aussi des choses qui ne s'adressent pas à vous, mais qui sont peut-être bonnes), la seule conclusion logique est qu'un humain aura toujours l'impression naturelle qu'il vit dans la pire décennie.

Mais attendez, ça explique le cynisme qu'un humain peut éprouver, mais pourquoi avec le temps devenir nostalgique d'une époque où l'on était tout aussi cynique? Eh bien, comme je l'ai dit, j'ai l'impression que la mémoire à court terme traite dans le négatif. Mais la mémoire à long terme élimine ce dont elle n'a pas besoin et ça semble avoir toujours été ainsi, du moins ça l'était aussi tôt qu'en 1958 apparemment. La culture est une réflexion parfaite de cette idée. Quels films connaissez-vous qui sont sortis il y a 20 ans? Dépendant de votre âge, cela changera, mais si vous deviez vous fier uniquement aux recommandations sur Internet, ce seront les classiques, que vous n'aimez peut-être pas tous, mais qui sont supposés être par définition les produits de valeur de leurs époques respectives.

Par exemple, j'ai vu The Pagemaster au cinéma en 1994. Ce n'était rien de mémorable. Aujourd'hui, un enfant connaît peut-être toujours le classique Bugs Bunny comme je l'ai connu, créé aussi tôt qu'en 1938 et qui aurait dû être démodé à ma naissance en 1987. C'est si le produit n'avait pas été bon, mais Bugs Bunny est fantastique pour un enfant et mérite la durée de son existence. Tant qu'à lui, The Pagemaster n'est sûrement pas un DVD que la plupart des parents ont dans leur collection.

La culture et la mémoire à long terme contribuent selon moi encore plus à ce cynisme du moment présent et la nostalgie qui est ainsi créée, car je vais me rappeler dans 20 ans des meilleurs films que je vois actuellement et je vais regarder ce qui sort au cinéma au moment présent (le présent dans 20 ans) pour me dire : «Ouais, ça fait dur...» La raison est simple : 90% de tout ce qui sort est de la merde, aussi vrai dans 20 ans, comparativement aux souvenirs de juste des bonnes choses par le passé, à cause de la mémoire sélective et du nettoyage apporté par le temps et la culture.

Est-ce vrai uniquement parce que je m'en rappelle ainsi? La vérité est probablement qu'en 1994, il y avait bien plus que The Pagemaster qui n'était pas de mon goût (légitimement ennuyant selon moi, mais pas une abomination) au cinéma, même chose pour les jeux vidéo et les livres, mais je ne m'en rappelle pas particulièrement. Je ne vis pas l'impact de voir tous les produits de 1994 qui sortent en temps réel autour de moi, mais je sais que The Lion King est sorti en 1994 et c'était bon.

J'espère que mon point sur la nature humaine est clair. Prenez ça positivement : si comme moi vous acceptez qu'environ 90% de ce qui sort n'est pas pour vous, ce qui laisse seulement 10% de tout ce qui sort à votre goût, ça en fait une sacré pile tout de même à regarder, lire ou jouer. 10% de 600 films sortis en Amérique du Nord en 2011, ça laisse 60 films qui s'adressent à moi, je suis déjà inondé sans parler des jeux vidéo et des livres! Je devrais donc même remercier les créateurs de faire majoritairement des choses qui ne s'adressent pas à moi. OK, pas vraiment les remercier. Critiquons modérément ce que l'on perçoit comme mauvais, mais ne soyons pas cyniques de la réalité présente au grand complet, c'est juste un cycle infini.

Révélations


Maintenant, je vais finir par des exemples réels actuels que j'espère que vous connaissez, que je vais lier à un mouvement de cynisme pour tenter de vous illustrer le plus clairement possible comment il est facile quand on regarde un ensemble d'avoir des opinions négatives au moment présent, que l'on croit fondées, en oubliant qu'il est naturel dans tout domaine que 90% de tout ce qui sort est de la merde. Évidemment que mes exemples ne seront que des goûts personnels, mais vous pouvez sûrement penser à des exemples similaires qui vous feront réaliser de quoi en bout de ligne.

Je vais y aller avec l'industrie du jeu vidéo, car c'est l'un des médias les plus populaires à discuter sur Internet, où se retrouvent les geeks, et une grosse partie de nos lecteurs sont probablement des gamers (et j'espère aussi des maniaques de cinéma et autres médias, le plaisir est dans la variété!)

La position cynique gagnant en popularité (quoique les grosses compagnies continuent à faire des millions) : on dit qu'aujourd'hui on manque d'imagination et que les grosses compagnies de jeux vidéo mènent l'industrie à la ruine. Je suis d'accord qu'il est bien de leur dire ce que l'on pense aux endroits où ils ont tort, je tiens vraiment à maintenir ce point. Maintenant, la vérité : mes jeux favoris de 2011 sont tous faits par des grosses compagnies et certains des meilleurs jeux auxquels j'ai pu jouer de toute ma vie, au même rang que les meilleurs jeux de l'époque (dont sérieusement quelques-uns des meilleurs vieux jeux pourraient sortir aujourd'hui sans modification et être bien reçus selon moi, quelques-uns dépassant même certains jeux de mon top 5 de 2011 pour être franc, mais pas tous, pour dire qu'il y a des bons jeux, point à la ligne, peu importe que ce soit avant ou aujourd'hui), mais 90% de tout ce qui sort est effectivement de la merde pour moi, ce qui je vous le rappelle n'est pas négatif, mais normal pour toute époque et pas dû au fait qu'on est en 2011 et que ça va mal. Voici une liste de ce que j'ai aimé par-dessus tout :

Devant de la boîte de Deus Ex: Human Revolution
- Deus Ex: Human Revolution nous provient de Eidos qui appartient au géant Square Enix et c'était non seulement le meilleur jeu de la série Deus Ex, selon moi, mais il apportait des visuels intéressants et représentait une ambition seulement réalisable avec le budget d'une telle compagnie.

Devant de la boîte de The Elder Scrolls V: Skyrim
- The Elder Scrolls V: Skyrim, soit peut-être le jeu le plus ambitieux que j'ai jamais vu. D'accord, The Elder Scrolls II: Daggerfall était infiniment plus grand et des gens y ont joué constamment depuis plus de 10 ans, selon ce qu'ils disent (et c'est possible avec ce jeu), mais ce jeu était seulement plus grand car il était généré au hasard, pas parce qu'il contenait un monde détaillé à la main comme celui de Skyrim, où vous rencontrez quelques centaines de personnages uniques qui vous donnent une tonne de quêtes secondaires aussi uniques (et éventuellement des quêtes générées au hasard à l'infini). Croyez-moi là-dessus, j'ai joué aux deux! Les fans de la série Elder Scrolls ont tendance à exercer beaucoup de nostalgie selon moi (vous seriez surpris de voir les groupes qui défendent chaque jeu individuel de la série Elder Scrolls au-dessus d'une suite, avec des points qui ne me semblent pas valides si on les regarde vraiment pour ce qu'ils sont).

Devant de la boîte de Portal 2
- Portal 2 est l'un des jeux les plus drôles de l'histoire (quoique pas le seul, mais sûrement dans le top 10 ou top 5) et plein de puzzles originaux qui tentent d'ajouter au premier jeu plutôt que de simplement le répéter. Le mode coop est fantastique à expérimenter et il n'est pas pareil au jeu principal, combinant intelligemment des techniques seulement possibles à réaliser à 2 joueurs.

Devant de la boîte de Saints Row: The Third
- Saints Row: The Third, pas un jeu original du tout, mais probablement le plus de plaisir fou que j'ai eu à jouer à un jeu à vie. C'est même plus important que l'originalité si vous me demandez (quoique ce que j'aime le plus est si un jeu arrive à être à la fois original et contenir le plaisir fou de Saints Row: The Third, peut-être un jour).

Devant de la boîte de Batman: Arkham City
- Batman: Arkham City? D'accord, je l'ai moins aimé que son prédécesseur personnellement et aucun des deux n'est LE MEILLEUR JEU DE TOUS LES TEMPS, mais c'était tout de même un bon jeu, avec une belle ambiance et un plaisir à jouer pour tout fan de Batman. J'ai joué à des jeux Batman des générations passées. J'en ai détestés et aimés, mais aucun n'est arrivé au même niveau que celui-ci et Arkham Asylum.

Vous voyez, ce sont tous des jeux faits par des compagnies riches à craquer qui ne pensent qu'à faire plus d'argent, tous sortis la même année, pourtant dans cette sélection minimale de tout ce qui est sorti cette année-là (un genre de top 5), on voit des jeux ambitieux, amusants, des suites fantastiques représentant des idées originales ou un plaisir fou, que vous aimez probablement aussi (ce sont tous des jeux acclamés par les critiques et les consommateurs après tout), et ils démontrent une bonne variété : on passe de Human Revolution à Portal 2.

Si cinq des meilleurs jeux de tous les temps, qui vont certainement passer à l'histoire comme des classiques de leur époque, et qui nous proposent tous environ 10 heures de plaisir minimum (voir 50 ou 100 heures ou même plus dans le cas de Skyrim) ne sont pas assez pour vous, pour vous prouver qu'il y a encore du bon, et non pas seulement du bon, mais de l'excellence même qui nous provient tout droit des sources que l'on a tendance à critiquer (puisque cette portion de l'article parle de ce mouvement de cynisme en particulier), je ne sais pas quoi vous dire... Ça prouve peut-être mon point depuis le début, que c'est notre nature d'être ainsi.

Il y a beaucoup plus de jeux qui sont sortis cette année-là des grosses compagnies, pas nécessairement dans mon top 5, mais qui comblent le vide entre le temps requis pour faire quelque chose de grandiose. Vous savez, Skyrim n'a pas pris un jour à créer et un jeu de course ou un shooter entre deux Skyrim, c'est pas à refuser. Y'a-t-il de la merde provenant des grosses compagnies? Oui, sûrement environ 90%. Les jeux indépendants ne sont pas ceux qui écopent du cynisme. Y'a-t-il de la merde provenant des compagnies indépendantes? Ouvrez Xbox Live Indie Games et dites-moi que plus de 10% des jeux ont l'air bons, peut-être même moins. On ne parle pas des jeux indépendants qui sont mauvais sur Internet, car on n'y joue pas. Les seuls qui survivent et qui voient la lumière du jour sont ceux qui valent la peine d'être essayés, c'est aussi simple que ça et c'est normal.

(Pour être parfaitement honnête, je n'aime aucun jeu indépendant comme j'ai aimé ceux dans mon top 5 affiché ici. Mais ne me comprenez pas mal, ce n'est pas dire qu'il n'y a pas de jeux indépendants que j'aime beaucoup, ils s'adonnent juste à être un peu plus bas que mon top 5, mais ils dépassent certainement certains jeux moyens faits par les grosses compagnies et c'est un succès des plus acceptables et impressionnants selon moi qu'un jeu fait sur un budget limité par peu de gens ou même une seule personne puisse faire ça. Et vous pouvez être un peu différent, avoir au moins un jeu indépendant ou plus dans votre top 5, ce que vous aimez plus ou moins que moi n'est pas le point.)

Conclusion


Les goûts ne sont pas le problème, le cynisme en est un et facile à suivre si c'est bel et bien notre nature. Je ne dis pas d'arrêter de critiquer ce que l'on perçoit comme mauvais. Je ne dis pas de rediriger notre cynisme ailleurs, comme envers les jeux indépendants ou tout autre genre et médium (ce qui ne ferait pas de sens et est contraire à mes désirs de toute manière). Je dis seulement d'arrêter d'être cynique globalement pour le plaisir de l'être tout court, arrêter d'être cynique aveuglément et de suivre la masse de cyniques (comme il est facile selon notre nature de suivre un mouvement négatif; je l'ai expliqué plus tôt). Je dis de songer à ce à quoi on prend part et voir s'il y a une raison derrière le tout.

Je dis de s'ouvrir les yeux : Hollywood n'est pas pire qu'avant, même si j'avais des détails individuels à critiquer (comme je l'ai dit, je ne suis pas contre une critique raisonnable constructive, sinon oui, le statu quo risque de disparaître), ou EA, pour un équivalent des jeux vidéo. Et en gros, on ne pourrait pas se passer d'eux, qu'on veuille être anticonformiste ou non, qu'on l'admette ou non. La vérité toute crue : environ 90% de TOUT ce qui sort n'est pas pour vous, environ 10% de TOUT ce qui sort est pour vous, tous médias confondus, tous genres, ça n'a jamais changé et il n'y a à peu près pas d'époque ou de source qui est largement mieux qu'une autre dans son ensemble. 10%, c'est bien assez et pas un point négatif.

À vous de décider quelle attitude vous prenez face à cette réalité. Si vous pensez que les choses vont vraiment mal en ce moment, je suis certain que dans 10 ans, si les choses ont changé d'une façon ou d'une autre, vous serez toujours de l'avis que ça va vraiment mal (aveugle à ce que vous aimez) et vous serez nostalgique d'aujourd'hui, jusqu'à ce que dans 20 ans vous soyez devenu nostalgique de 10 ans auparavant.

1 commentaire :

Solo the CyberpunK a dit...

Pour les jeux, je vois personnellement le côté positif: nous sommes dans une période idéale. C'est sûr qu'il y a des controverse, mais pensez-y:

Il y en a tellement pour tous les goûts et à tout les prix que c'est difficile de ne pas trouver votre "10%". Les graphiques sont à un niveau très acceptable (ils pourraient rester comme cela plusieurs années et il n'y aurait pas de problème). On choisit aussi son expérience de jeu: certains achèteront un jeu pour le multijoueur d'autre pour la campagne. On nous donne accès au ancien classique en téléchargement (surtout PSN qui a une sélection impressionnante de PS1).

Et tout comme le cinéma, ce n'est pas toujours votre sélection favorite qui sera publicisée... Peut-être que cette année sera une des années où vous aurez le plus de films favoris, mais il se peut que ça vous prenne plusieurs années avant de les découvrir, n'étant pas au courant de leur existence au bon moment. (Ce fut mon cas pour Battlestar Gallactica, Rez, Watchmen, le jeu Carcassonne, Dexter, Lost, que j'ai découvert beaucoup plus tard que leur sortie initiale...)

Publier un commentaire

Un compliment est toujours apprécié. Si vous avez des questions, informations supplémentaires, corrections ou des commentaires à énoncer, comme votre opinion personnelle sur un sujet ou une critique à adresser, essayez d'être constructif, mais nous n'effaçons tout de même aucun commentaire, y compris négatif ou anonyme, sauf le spam.