mardi 4 octobre 2011

The Toxic Avenger (série de films et produits dérivés et le film relié : Sgt. Kabukiman N.Y.P.D.)

Welcome to Tromaville

Puisqu'on est en octobre et que le 31 c'est Halloween (du moins, la tradition est encore présente au Québec, je ne sais pas pour vous lecteurs internationaux), j'ai décidé que ce mois-ci, tous mes articles personnels seraient écrits sous cette thématique. On peut penser films d'horreur, films de monstres, comics et jeux avec une thématique similaire dans certains cas comme plus bas dans cet article. Cet article ne devrait pas vraiment être vu comme long en tant que tel, c'est qu'il est en fait composé de plusieurs (PLUSIEURS) articles, alors lisez les parties qui vous intéressent, que ce soit pour vous initier à la série avec la première partie ou vous conseiller (ou pas) ses suites et produits dérivés si vous connaissez déjà la série.

Peut-être que certains de ces produits seront bons pour écouter un soir d'Halloween si écouter la télévision est ce que vous faites et non pas un party costumé. Mais si vous faites un party costumé, The Toxic Avenger est peut-être une bonne suggestion hors de l'ordinaire pour votre costume!

The Toxic Avenger (film)

Affiche de The Toxic Avenger
Réalisé & produit par : Michael Herz & Lloyd Kaufman

Date de sortie : Mai 1984

Durée : 87 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genres : Comédie, horreur, super-héros & indie

Produit et distribué par la compagnie de Lloyd Kaufman, Troma Entertainment, fondée en 1974, The Toxic Avenger fut leur premier succès (donc 10 ans après leurs débuts!) et il a atteint le statut de film culte. Il faut savoir que Troma a des fans bien particuliers qui comprennent la compagnie et ce qu'elle fait : des films de série B, donc à budget extrêmement limité, avec toutes les traditions d'exploitation du genre, comme la violence gratuite et des vêtements légers pour les personnages féminins. Je serais presque prêt à dire que si vous n'aimez pas Troma, vous êtes normal, et c'est maintenant que je vous révèle après toutes ces années que je ne suis pas normal.

Il semble que de l'intérêt pour les films de série B soit revenu avec la popularité de Grindhouse et Machete, mais je n'hésite pas un instant à le dire haut et fort, à le crier même : ces films sont une sombre imitation du genre! J'avais toute une section dans ma critique de Machete qui questionnait pourquoi ce film essayait autant de simuler ce genre qui existe déjà de façon naturelle de toute manière.

Je le répète, Machete ne passe pas près d'avoir l'allure ou le style d'un film de série B. Ça ne m'empêche pas d'avoir aimé Machete (quoique j'étais contre une suite, qui est présentement planifiée, mais qui sait, peut-être qu'elle sera bonne) et je remercie ce film et ses semblables de potentiellement avoir ouvert les yeux d'un public sur un autre style de film, mais d'un autre côté il ne rend peut-être pas service au genre puisqu'ils risquent d'être déçus si ça les amène jusqu'à un vrai film de série B, la différence de qualité de production, les acteurs, les effets. Mais n'embarquons pas dans un autre débat existentiel sur la raison d'être et la valeur de Machete. Je dois vous parler de The Toxic Avenger. J'adore ce film et pour revenir à Machete, non le VRAI genre de film que The Toxic Avenger est n'est pas disparu, une suite est prévue cette année même.


Avez-vous vu la bande-annonce ci-dessus pour ce "classique"? Je ne sais même pas ce que j'ai à ajouter. C'est tellement dérisoire, c'est tellement années 80 (ce qui n'était pas difficile à simuler en 1984) et ça fait penser immédiatement à un vieux comic book ridicule transposé à l'écran.

Melvin est un concierge geek (selon le synopsis, qui semblait être un synonyme pour faible et maladroit à l'époque) qui travaille dans un centre de musculation remplit de douche bags, c'est la meilleure description que je peux donner d'eux en tout cas. Parce qu'il n'est pas attrayant et maladroit, les douche bags en question ne peuvent le supporter. Quant à lui, Melvin est attiré par une fille qui accompagne le même groupe qui le déteste. À vrai dire, la fille en question le déteste aussi, ce n'est pas un de ces films avec une belle morale à la fin.

Par un hasard de circonstances, un camion de déchets toxiques se stationne devant le centre. La fille des rêves de Melvin le piège à s'habiller en tutu rose en échange d'un baiser, mais elle le fait venir dans une pièce où tout le monde se cache pour le ridiculiser. Il se sauve des yeux moqueurs au troisième étage et dans la confusion, il se jette à travers une fenêtre. Il tombe dans les déchets alors qu'il est habillé de son tutu rose. La réaction chimique le fait brûler et fondre jusqu'à ce que son tutu rose devienne noir et lui, eh bien, une créature déformée hideuse à la force et taille surhumaine.

Mais malgré son apparence monstrueuse, il est le même bon Melvin et utilise ses pouvoirs pour le bien. Dans la suite, on explique explicitement pourquoi il le fait. Comme son nom l'indique, il est toxique et il cherche la vengeance. Il veut se venger contre qui? Eh bien, en premier lieu, des gens responsables pour sa condition, mais aussi de la corruption générale dans la ville de Tromaville.

Oui, ce film d'horreur est en fait un film de super-héros et pas n'importe lequel, non, il s'agit d'une parodie des super-héros. C'est un peu la même histoire que Spider-Man par exemple. Un geek qui reçoit une force surhumaine après un accident et qui combat pour les forces du mal parce qu'il a maintenant le pouvoir et un grand pouvoir implique de grandes responsabilités comme on le sait. Pour Spider-Man ou Spidey pour les intimes, il y a New York et pour The Toxic Avenger ou Toxie pour les intimes, il y a Tromaville dans l'état du New Jersey.

Mais c'est joué pour la comédie. C'est un monstre hideux qui grogne, mais il a encore une voix douce et gentille quand il parle (choix que je questionnais au début, mais on apprend à s'y habituer quand on comprend la blague). Il a des idéaux comme Superman, mais c'est aussi un film avec un peu de gore pour faire un parfait contraste. Il arrache des membres aux criminels, il les fait souffrir de la même manière qu'ils allaient faire souffrir leurs victimes, il écrase leur crâne entre ses mains, il arrache leurs tripes. Son costume n'a l'air de rien, c'est tout noir, mais à toutes les 5 minutes on finit par se concentrer sur la section qui sépare le haut du bas pour se rappeler qu'on regarde un monstre hideux, tuer des gens violemment, habillé d'un tutu.

Le dialogue est fait pour briser un peu le quatrième mur, la barrière entre le film et l'audience. Rien n'est fait sérieusement, les acteurs ne sont pas bons et ils le savent, ils actent donc tous de manière exagérée avec beaucoup d'énergie. Les effets sont limités par le budget, mais aucun CG de basse qualité, c'était l'époque des costumes et du sang réel. Ce n'est pas du Cronenberg (qui a encore à ce jour des effets meilleurs que le CG ne semble pas près de dépasser) et le résultat n'est pas le plus beau film que vous avez vu, mais le Toxic Avenger lui-même ne semble pas aussi daté que s'il avait une face réalisée par ordinateur avec les capacités des ordinateurs d'il y a 20 ans.

Quand il y a des fluides dégueulasses, c'est réel et d'autant plus dégoûtant. Pour les acteurs aussi, leur réaction de dégoût ne peut qu'être réel, car même si un fluide n'est pas réel, ils auront tout de même à tout enlever ça de sur eux et juste de réagir à quelque chose qu'ils voient et qui a l'air dégoûtant doit aider. La scène de transformation est intéressante à regarder avec les effets de l'époque, de la peau appliquée par-dessus celle de l'acteur et on place quelque chose qui gonfle et dégonfle rapidement en-dessous, pour simuler cette mutation. C'est incroyablement cheesy, mais honnête et j'aime ça. C'est définitivement mémorable et ce n'est pas comme si tout était clairement en plastique comme les monstres de séries télévisées de science-fiction des années 50.

Ce film n'est pas hilarant, car il ne ressemble pas à 100% à ce que la série devient, mais assez drôle et surtout divertissant. Il est un peu plus centré sur l'aspect film de monstre, mais en même temps on ne veut pas nous effrayer (car il est gentil), juste nous dégoûter. Si vous voulez quelque chose de vraiment fou, écoutez la suite où The Toxic Avenger visite le Japon! Ce premier film donne exactement ce que vous vouliez si un film de ce genre était ce que vous cherchiez. Manque de sérieux, cheesy, des dialogues qui manquent de subtilité (on critique directement les grosses corporations et la pollution et je veux dire directement) et des méchants qui sont complètement over the top evil, quelques combats avec du gore, des scènes provoquantes et un manque complet de politiquement correct. C'est particulièrement choquant maintenant que les films n'ont plus le droit de rien faire qui pourrait choquer une partie du public (le bon concept du plaire à tous qui empêche à l'art de faire ce qu'elle devrait à fond) alors que dans celui-ci, il y a une scène ou une fille se masturbe en regardant des photos ensanglantées du cadavre du gamin qu'elle et ses amis ont décapité la nuit d'avant.

Ce n'est pas un grand film, mais vous savez si c'est votre genre maintenant. Si ça l'est, préparez-vous pour une bonne ride! Apparemment qu'un remake est planifié, un remake plus familial (maudits soient les temps modernes, mais c'est Toxic Crusaders peut-être qui a donné cette idée, plus là-dessus plus tard), mais cela n'empêche pas non plus le cinquième film de la série, toujours réalisé par les mêmes personnes, d'être planifié pour cette année même. Vive les quelques cinéastes indépendants qui n'ont pas encore renoncé à leur vision, même si celle-ci est de faire des films comme celui-ci.

3,5 étoiles sur 5



The Toxic Avenger Part II

Affiche de The Toxic Avenger Part II
Réalisé & produit par : Michael Herz & Lloyd Kaufman

Date de sortie : 24 février 1989

Durée : 96 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genres : Comédie, horreur, super-héros & indie

Le film a 0% sur Rotten Tomatoes (ce qui veut dire qu'aucune critique officielle n'est positive) et c'est complètement normal. Je ne m'attendait pas à ce que ce film leur plaise et aussi il y a peu de critiques compilées pour ce film sur leur site. En tout cas, tout ça pour dire que je n'ai pas besoin d'eux, j'ai ma propre opinion à propos du film. Il a atteint un statut culte parmi les fans de Troma, les fans du premier film et les amateurs de films de série B qui aiment le manque de sérieux.

Personnellement, j'aime encore mieux ce film que le premier même s'il baisse encore d'un cran sur son sérieux. C'est justement ce que j'aime. Si vous n'avez pas les moyens de faire un film grandiose, vous avez deux choix : me présentez quelque chose d'intelligent basé sur les dialogues ou sinon lâchez vous à fond. Les critiques détesteront, mais le public cherche juste du fun de temps en temps.


Les dialogues sont encore moins subtils. Une compagnie envahit Tromaville. Le nom de la compagnie : Apocalypse Inc., et les scènes dans leur compagnie sont rouges comme l'enfer. Le film ouvre sur une scène de combat entre Toxie et la compagnie qui cherche à démolir un centre pour les aveugles et y implanter sa compagnie pour polluer Tromaville. Si vous ne comprenez pas le message, vous n'êtes probablement pas capable de lire!

Dans la scène de combat, il y a un homme avec les joues arrangées comme un chien. Ce n'est pas un mauvais costume, en fait ce n'est pas si mal. C'est intéressant en tout cas et c'est là exactement pour rien, juste pour que j'en parle on dirait!

Le film est tellement joué sur un ton inoffensif, en même temps qu'on nous présente les messages sans subtilité et le gore, ça ne va tellement pas ensemble et c'est si absurde que ça en est drôle, du moins pour moi. Et quand The Toxic Avenger va à Tokyo (où le premier film a connu une bonne popularité apparemment et ils ont vraiment filmé cette deuxième partie à Tokyo), les choses deviennent encore plus ridicules. Il y a même un moment où il se bat à l'aide de poissons et où il transforme le nez d'un méchant en forme de poisson à l'aide d'un moule. Une autre scène où il se déguise en japonais avec une perruque noire sur la tête. Un film qui ne connaît pas le politiquement correct et c'est fantastique.

La femme de Toxie (l'aveugle qu'il avait sauvée vers la fin du premier film) est à moitié habillée et elle se frotte ou elle se place de façon à ce que l'on voit son entrejambes ou ses seins constamment. Sinon c'est la caméra qui est centrée là-dessus aussi souvent que possible. Elle chante et joue de l'accordéon (en fait, l'actrice était une chanteuse de scène connue pour jouer de l'accordéon justement à l'époque) et son personnage n'a pas de cerveau. Le fait qu'elle est aveugle fait juste qu'elle bouge étrangement en plus d'être stupide et elle pose des questions complètement innocentes sur une voix de blonde (rien contre les blondes normales, je parle du stéréotype). C'est super, c'est comme si le film se moquait de son propre genre, des films de série B où les filles sont souvent des personnages qui n'ont rien à dire et qui ne sont là que pour être sexy.

Toxie, dans sa narration (tout comme il le faisait dans le premier film), commente sur le premier film et aussi sur des choses qu'il fait pour assurer une suite. Ça brise encore le quatrième mur. Mon opinion finale du film, c'est qu'il ne se fait pas d'illusion sur ce qu'il est. La production et les acteurs savaient exactement ce qu'ils faisaient et ils ont exploité les moyens du bord pour faire une explosion de divertissement. Ne vous trompez pas, je ne cherche pas à dire que tout film qui sait ce qu'il fait est automatiquement bon, juste que celui-ci exploite ce détail à son avantage. Je lui donne encore 3,5 étoiles : je l'ai un peu plus aimé que le premier, mais l'original avait aussi ses bons points, comme la scène de transformation et un ton plus sombre, c'est juste que le manque de sérieux fonctionne plus avec moi. De toute manière, j'écouterais bien encore les deux films.

3,5 étoiles sur 5



The Toxic Avenger Part III: The Last Temptation of Toxie

Affiche de The Toxic Avenger Part III: The Last Temptation of Toxie
Réalisé & produit par : Michael Herz & Lloyd Kaufman

Date de sortie : 10 novembre 1989

Durée : 79 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genres : Comédie, horreur, super-héros & indie

Le film est sorti la même année que le deuxième? Pire que ça, le film a été filmé la même année que le deuxième. The Toxic Avenger 3, c'est tout simplement le résultat d'une erreur de planification. Quand ils ont filmé The Toxic Avenger 2, ils se sont rendus compte qu'ils avaient tellement de contenu que le film était super long, alors ils l'ont séparé en deux parties.

Ça donne quelque chose d'étrange. Encore relativement divertissant et sur un ton similaire au deuxième film, mais il y a des défauts qui m'empêchent de l'aimer autant. Il n'y a pas un retour à Tokyo et on essaie définitivement des choses différentes, mais c'est mélangeant.


Par exemple, Toxie ne semble pas reconnaître la compagnie Apocalypse Inc. du film précédent. Même qu'il va travailler pour eux. Ce film porte sur le thème du héros qui vend son âme au diable et qui devient superficiel. Il est intéressé par l'argent et le matériel et les habitants de Tromaville deviennent aussi superficiels, au coût que certains d'entres eux tombent malades à cause de la pollution.

Le film a encore le même manque de subtilité intentionnel, car quand je dis qu'il vend son âme au diable, c'est clair et le patron d'Apocalypse Inc. est... le diable, qui fait signer un contrat à Toxie. Le problème, c'est que c'est moins fou et on se centre plus sur ce message et dire à quel point les grosses corporations sont démoniaques. C'est un film indépendant, alors c'est sûr qu'il dénonce ça. Mais je n'avais pas besoin que The Toxic Avenger me rappelle la cruauté de ce monde.

On essaie encore les mêmes bons vieux trucs. On se fout encore du politiquement correct avec des juifs stéréotypés dont un qui prie à Jésus à un point (n'ayez pas peur, je doute que le réalisateur veuille dire que Jésus est la réponse, il est lui-même d'origine juive et je crois l'avoir entendu critiquer la religion dans une entrevue, le point est de ne pas prendre ces films au sérieux). On fait les mêmes blagues qui brisent le quatrième mur. La femme de Toxie a la même importance avec le même jeu que dans le deuxième film. Toxie lui-même est moins intéressant par contre (vous savez, la vedette dont le film porte le nom) et la scène de combat finale est extrêmement longue.

Je crois que c'est ce détail qui perd le film, car il est intéressant de voir Toxie battre plus de vilains en les exécutant chacuns d'une façon différente et il le fait au début du film. Mais ensuite, le voir ne pas se battre et plutôt se centrer sur un message qui manque de subtilité de toute manière, avec la confusion créée dans le scénario à cause de la façon dont il a été coupé et une scène qui prend plus de 20 ou 30 minutes pour conclure le film, je ne le recommande pas autant. Il y a un certain divertissement à en retirer, mais il peut être passé sans problème, car il n'est pas vraiment mentionné dans la suite et il ressemble à ce qu'il est : du matériel de surplus transformé en un film complet avec un montage qui fait son possible pour créer un scénario avec un début, un milieu et une fin. Ça aurait été pire seulement si le film consistait juste de flashbacks, mais non, il est à peu près à 100% fait de contenu original.

2,5 étoiles sur 5



Citizen Toxie: The Toxic Avenger IV

Affiche de Citizen Toxie: The Toxic Avenger IV
Réalisé par : Lloyd Kaufman

Produit par : Michael Herz & Lloyd Kaufman

Date de sortie : 8 octobre 2000

Durée : 99 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genres : Comédie, horreur, super-héros & indie

Un Toxic Avenger des années 2000? Oh mon dieu, ils doivent avoir tout ruiné. Le film doit être sombre et sérieux avec des effets CG de très basse qualité à cause du budget limité.

Voilà mes craintes avant de partir le film, mais quand on l'écoute, c'est tout simplement une nouvelle aventure pour le bon vieux Toxic Avenger que vous connaissiez. Ce qui est bien avec un acteur qui porte un masque aussi, c'est que ce n'est pas obligé d'être le même gars sous le masque après toutes ces années.

Je crois tout simplement que Lloyd Kaufman a attendu d'avoir des idées pour faire le film (ou peut-être qu'il n'avait pas le budget). Le résultat est, contrairement à The Toxic Avenger 3, un film qui amène des nouvelles idées et qui n'est définitivement pas étiré pour atteindre une certaine longueur. Il se passe constamment quelque chose.

L'actrice qui joue l'aveugle a changé et elle n'est pas pareille à 100% dans son interprétation, mais le personnage n'a pas changé (pas habillée, dialogues qui démontrent l'absence de toute pensée intelligente). Ils ne pouvaient pas faire l'impossible et ramener la même actrice dans son rôle d'exploitation plus de 10 ans sans appel.


On explore un classique du genre comic book alors que Toxie est transporté dans une autre dimension. Son clone diabolique est transporté dans sa dimension d'origine pour le remplacer. Il y a aussi d'autres super-héros dans le film, quoique seul l'un d'entres eux soit important. Il s'agit de Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. (qui vient en fait d'un film précédent de Troma du même nom que le héros en question), sauf qu'il est maintenant alcoolique après toutes ces années de combat contre le crime.

On explore donc tous ces terrains familiaux du genre des super-héros, mais dans un scénario qui ressemble définitivement au style introduit dans le deuxième, juste un peu moins fou parce qu'on n'est pas au Japon. On tente vraiment de faire la comédie d'un bout à l'autre dans ce style série B apprécié. Le film commence avec la mafia en couches (oui oui) qui attaque une école pour les gens avec un retard mental. Des otages sont tués, il y a une femme du groupe de la mafia qui se met toute nue et qui se met à jouer avec un attardé dans le fond, un super-héros qui s'appelle le Masturbator et qui fait exactement ce que vous pensez qu'il fait, etc..

Je crois avoir résumé ce qui en fait le film auquel vous devriez vous attendre : gore (jamais comme dans Braindead si vous cherchez vraiment du sang en quantité massive et un plaisir absolu), violence gratuite, nudité gratuite, aucun respect, humour pas sérieux du tout. Il y a encore un bris du quatrième mur comme c'est devenu un standard et des messages sans subtilité qui dénoncent les grosses corporations et d'autres sujets, une plus grande variété de sujets dans celui-ci, mais pas dans le sens du troisième film où ça prend trop d'importance.

Je dirais que ce film est un bon retour à ce que The Toxic Avenger devrait être. Il a une qualité de production légèrement plus élevée, mais probablement juste à cause de son année de production. Sinon, c'est encore un film à budget limité et il n'y a pas de CG là-dedans. Oh, et Ron Jeremy est le maire de la ville! J'aime un peu plus le deuxième film, mais c'est un goût personnel évidemment, peut-être parce que j'aime beaucoup les bouts au Japon. Le niveau de divertissement est tout de même similaire.

3,5 étoiles sur 5



The Toxic Avenger (comic)

Devant du comic The Toxic Avenger (numéro 1)
Publié par : Marvel Comics

Première parution : Avril 1991

Créé par : Doug Moench

Dessins & encrage par : Rodney Ramos, Val Mayerik, Allen Milgrom & Keith Williams

Genres : Comédie, horreur & super-héros

Wow, juste wow! OK, il n'y a eu que 11 numéros, environ assez pour couvrir la création de Toxie, sa rencontre avec sa femme et sa première victoire majeure contre la compagnie Apocalypse Inc., alors c'est peu, mais ce n'est pas grave. Doug Moench a beaucoup d'expérience, il est populaire pour son travail dans Batman et il a lui-même créé Black Mask. Tout ça pour dire que son travail pour l'adaptation de The Toxic Avenger est superbe.

Ça ne fait que du sens que The Toxic Avenger soit dans un comic, mais capturer l'essence des films, des films à budget limité pas sérieux, c'est plus difficile à faire sur papier. On ne peut pas faire passer le ton à travers le jeu des acteurs et une scène de transformation statique est moins divertissante qu'un film où tout se passe devant nos yeux et est animé.

Le comic risque même de se tirer une balle dans le pied en partant, car il adapte ce film dont le gore est une partie intéressante dans un média où il ne peut pas montrer de sang (selon les règles sous lesquelles il était publié). Pire, il tente de raconter une histoire sérieuse avec ce matériel. Non, pas une histoire sérieuse, car on conserve le même genre de blagues qui traversent le quatrième mur, un héros qui porte un tutu brûlé et des méchants qui travaillent pour Apocalypse Inc. et qui sont clairement diaboliques. Mais c'est tout intégré dans des histoires solides et originales qui ajoutent au matériel d'origine en faisant un peu plus sérieusement passer le message dans quelques moments de subtilité en plus des moments moins sérieux. Par exemple, il y a un questionnement sur la moralité de The Toxic Avenger et les lois qu'il brise. Est-ce qu'il y a des conditions sous lesquelles briser des lois est juste? C'est un bref questionnement, mais ça n'a pas besoin d'être plus long.

C'est aussi plus sérieux parce qu'on explique des détails comme pourquoi Toxie est invincible au balles de fusil. Et les gens hésitent longtemps à faire confiance à Toxie et sa femme n'est pas une imbécile totale. La mère de Toxie est plus écœurante et elle ne comprend pas ce par quoi son fils passe. Les médias sont une grosse influence sur la perception du public face à Toxie. C'est un univers alternatif complètement.

Et malgré les éléments moins sérieux dans l'histoire, je ne dirais pas que le comic est joué pour la comédie. C'est peut-être parce qu'on est habitué à des scénarios tellement étranges dans les comics que ça passe encore mieux peu importe à quel point ça ne fait pas de sens. Il y a par exemple une histoire où Apocalypse Inc. développe un souvlaki spécial qui force la personne qui le consomme à aller se cacher de la lumière dans les égouts de New York. Personne n'accepterait cet élément dans la littérature traditionnelle, mais dans les comics, ce n'est même pas la chose la plus étrange que j'ai entendue. Et ce que l'on voit à travers ce comic, c'est que le plan de la grosse corporation fonctionne juste à cause de la société de consommation. Le souvlaki agit pour les transformer aussi en genre de zombie jusqu'à temps qu'ils deviennent une intelligence collective qui partage une même pensée. Vraiment une critique de la société de consommation selon moi.

C'est ce genre d'histoire invraisemblable, mais intéressante et bien exécutée qui fait que je recommande vraiment le comic. Et les scènes de combat ne contiennent pas de sang, mais on se permet de montrer un peu de gore (comme un visage enfoncée après avoir reçu un coup de Toxie) et en fait, Toxie se bat mieux qu'il ne l'a jamais fait dans les films juste parce que l'on peut dessiner n'importe quoi alors que filmer est difficile sur un budget limité.

L'art est bien détaillé et avant que les comics des années 90 commencent à avoir ces super-héros avec des muscles par-dessus leurs muscles. Les couleurs sont juste assez colorées, mais pas trop pour aller avec le thème qui est supposé être sombre, si ce n'était que nous avons un héros en tutu qui se bat à l'aide d'une vadrouille.

Il y existe des romans graphiques qui nous démontrent que le monde des comics est aussi important que les plus grands romans, ces 11 numéros demeurent des comics plus simples et ils ne rivaliseront pas Sandman, Watchmen ou d'autres grands titres (incluons Blankets pour le genre drame), mais ils deviennent incroyablement divertissants une fois passé les 2 ou 3 premiers numéros qui introduisent le tout. C'est une adaptation surprenante qui soulève le matériel d'origine. C'est encore mieux qu'une adaptation directe qui n'ajoute rien. Alors mon point est que si vous aimez The Toxic Avenger, je crois que vous serez agréablement surpris en lisant ceci.

4 étoiles sur 5



The Toxic Avenger and Other Tromatic Tales

Devant du roman graphique The Toxic Avenger and Other Tromatic Tales
Publié par : Devil's Due Publishing

Première parution : Juillet 2007

Création : Ivan Brandon, Brendan Hay, Crank!, Daniel Robert Epstein, Sean McKeever, Tim Seeley, Sam Wells, Andy Grigg, Rob Mattison, B. Clay Moore, Liz McArthur, Trent Haaga, Jason A. Hurley, Andrew Dabb, Sean K. Dove & Steve Seeley

Dessins & encrage par : Andy Macdonald, Bill Hauser, Josh Medors, Patrick Brower, Szymon Kudranski, Fernando Pinto, Tim Seeley, Andrew Barr, Benjamin Glendenning, Andrew Ritchie, Kalmn Androsofsky, Hatuey Diaz, Becky Laff, Greg Titus, Jereny Haun, Emily Stone, Sean K. Dove, Steve Seeley, Rob Randle, Art Baltazar, Luke Smarto, Gabe Eltaeb, Nick Runge, Matt Munn, Chris Burnham & Marco Failla

Genres : Comédie, horreur, super-héros & érotique

Celui-ci est moins facile à recommander. Ce n'est pas vraiment un comic de The Toxic Avenger, on l'utilise parce que c'est la mascotte de Troma (à cause de sa popularité) et qu'il a 2 ou 3 histoires, mais c'est en fait un recueil de courtes histoires basées sur différentes productions de Troma à travers les années.

Le tout commence avec une introduction par Lloyd Kaufman qui nous fait comprendre la même chose que quelques commentaires de l'éditeur à travers le livre, c'est-à-dire que ce n'est pas un livre qui se prend au sérieux. Mais autant ça peut être une bonne blague pour un moment et que c'est la seule façon de présenter Troma, il faut aussi entourer la "blague" par d'autres éléments de comédie et de l'action dans certains cas, il faut avoir quelque chose d'autre à dire que : «Regardez-nous, on est tellement conscient qu'on écrit un comic ça n'a pas de bon sens.»

Lettre d'introduction dans The Toxic Avenger and Other Tromatic Tales

Mais je ne veux pas parler uniquement en mal de ce comic, car plusieurs gens ont travaillé dessus et par la nature même qu'il s'agit d'un recueil d'histoires, il y a du bon et du mauvais par-ci par-là. Mon problème majeur, je vais le dire tout de suite, c'est qu'on sent que c'est une grosse publicité pour Troma. C'est normal que ça soit ainsi, mais la meilleure publicité est si on nous présente des histoires intéressantes qui nous forcent à aller voir le ou les films sur lesquels l'histoire est basée, pas juste de nous montrer que le film contient du sexe, de la violence et des personnages ridicules.

Une histoire est présentée avec une page qui contient les noms de l'écrivain, des artistes, l'affiche du film sur lequel l'histoire est basée avec le synopsis sur le côté et les noms des gens qui ont travaillé sur le film en bas. L'histoire se tient sur quelques pages, elle ajoute rarement quoi que ce soit au film et elle fait juste nous le présenter comme une bande-annonce presque. C'est une grande publicité et ce qu'on rajoute est rarement de valeur.

Maintenant le positif. Il y a 2 ou 3 histoires plutôt bien réussies. J'ai aimé celle où des jeunes se font peur en racontant comment l'endroit où ils sont est reconnu pour aussi abriter un monstre d'un slasher. Ils se font tellement peur qu'ils finissent par se tuer eux-mêmes par accident. C'est une histoire originale qui m'a fait rire un peu. Et que dire de cette case qui est tellement absurde que je ne peux réagir autrement que de rire.

Case du roman graphique The Toxic Avenger and Other Tromatic Tales

Et non, ne vous inquiétez pas, l'art ne ressemble pas à ça. Vous avez peut-être remarqué la quantité excessive d'artistes pour cette collection. CHAQUE histoire a un style complètement différent. Il y en a une dans un style plus moderne et coloré, une avec un style comic rétro genre années 80, une autre dans un style émissions pour enfants faite en Flash. La case ci-dessus fait partie d'une histoire qui se tient sur deux pages et elle a été dessinée par l'écrivain lui-même (qui n'est probablement pas un artiste de profession au meilleur de mon jugement). Il a probablement juste rapidement écrit cette courte histoire et a jugé qu'il n'avait pas besoin vraiment d'un fin artiste pour représenter les finesses du scénario.

Donc c'est une collection intéressante de ce côté, mais c'est plus miss que hit, juste parce que les quelques blagues qui fonctionnent sont très bonnes et le reste est de la publicité qui n'apporte rien. Je ne peux pas dire que c'est quelque chose que j'apprécie.

1,5 étoiles sur 5



The New Adventures of The Toxic Avenger

Devant du comic The New Adventures of The Toxic Avenger
Publié par : Troma Comics

Première parution : Juillet 2000

Créé par : Brian McNulty

Dessins & encrage par : Tamara Malaga & Steve McKeon

Genres : Comédie, horreur & super-héros

Je n'ai pas lu ce comic. Il est apparemment très rare et a juste été distribué en quelques rares occasions. L'une d'elles était apparemment le festival de Cannes en juillet 2000 et l'autre était si vous faisiez une donation de 75$ ou plus pour le festival TromaDance de 2007. Il constitue le seul matériel officiel de The Toxic Avenger que je connaisse et auquel je n'ai pas eu accès (The Toxic Avenger fait plusieurs caméos ailleurs aussi dont je ne discute pas, car je ne les compte pas au même rang qu'un comic qui porte son nom par exemple), à part...

Logo de The Toxic Avenger Musical


Toxic Crusaders (dessin animé)

Logo de Toxic Crusaders
Créé par : Lloyd Kaufman

Première diffusion : 1991

Canal original : Fox

Durée des épisodes : 30 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genres : Dessins animés, comédie & super-héros

Cette série est parfois distribuée sous forme de "films" qui consistent en fait de quelques épisodes réunis ensemble, mais j'ai vu tous les 13 épisodes qui ont été produits grâce à Hulu. À la télévision, 5 épisodes seulement ont joué. La série n'a tout simplement pas réussi.

Et quand on pense au concept, c'est tout simplement évident pourquoi. Une série éducative sur l'environnement pour les enfants, basée sur un film qui a un aspect environnemental, mais réservé pour les adultes avec du sang, du gore et du sexe.

Mais en fait, quoiqu'une telle série ne semble pas pouvoir fonctionner ou même exister, j'ai trouvé que c'était une production décente pour les enfants et plus intéressante que plusieurs dessins animés à contenu pour les jeunes qui passent à la télévision ces temps-ci. Et je comprends d'où elle vient, The Toxic Avenger avait une part d'un film familial en ton, ils ont mis le focus sur cette partie pour la série.

Ce qui n'a pas contribué à sa réussite est probablement le fait qu'en 1991, Teenage Mutant Ninja Turtles était en pleine force dans le domaine des émissions mettant en vedette quatre jeunes mutants qui combattent un méchant masqué idiot qui n'arrive jamais à ses fins. Eh oui, Toxic Crusaders peut être décrit de la même manière. Plusieurs ont tenté de faire de l'argent sur le dos de Teenage Mutant Ninja Turtles à l'époque, dont le jeu Battletoads (dont j'ai vu la publicité dans plusieurs comics basés sur The Toxic Avenger). Le problème, c'est que TMNT était très fort et présentait exactement ce que les jeunes voulaient.

Toxic Crusaders n'est pas mal, en fait la série adapte une bonne partie de l'essence des films en n'enlevant que ce qui n'est pas approprié pour les jeunes. Des blagues qui traversent le quatrième mur à la tonne et plusieurs par épisode, même qu'un méchant est entièrement dédié à prédire ce qui ne fonctionnera pas dans le plan démoniaque de son patron. D'autres blagues en rapport avec son apparence, mais rien qui va dans le grotesque des films où je vous rappelle, il y a un super-héros qui s'appelle Masturbator.

Toxie est encore un super-héros qui sonne très inoffensif malgré son apparence monstrueuse et qui est un idéal héroïque presque comparable à Superman. L'aspect environnemental est devenu la critique principale au lieu de parler contre les grosses corporations, mais ce n'est pas hors du contexte d'un personnage créé par la pollution justement. Le seul petit changement dont je ne suis pas certain est la femme de Toxie. Elle n'est pas aveugle, juste myope. Et elle chante constamment, très mal selon les personnages. (Est-ce une insulte contre l'actrice du second film qui était de profession une véritable chanteuse?) Mais en gros, c'est la même idiote à laquelle nous sommes habitués. Ce qui fonctionne plus ou moins bien, car ce n'est définitivement pas un film de série B et elle ne joue pas son côté sexy et ce n'est pas si comique que ça.


Mais attendez... Toxie est le Toxic Crusader non? Mais il y a un "s" à la fin dans le titre. Eh oui, c'est un groupe de super-héros toxiques qui est mis en vedette ici pour combattre l'équivalent de Shredder de TMNT, Dr. Killemoff, un extra-terrestre qui cherche à polluer TromaVille pour l'adapter à son espèce et qu'ils puissent ainsi envahir la Terre. Il faut bien un scénario comme ça pour qu'il y ait un épisode à chaque semaine contrairement aux films. Je ne prendrai pas le temps de vous décrire chaque membre de l'équipe, car Toxie est la vedette principale. Chaque semaine, ils doivent combattre plusieurs ennemis génériques envoyés par Killemoff pour mettre à jour son tout dernier plan contre l'environnement.

Ce que j'ai trouvé dommage, c'est que les différents membres ont différents pouvoirs, mais ce n'est pas toujours utilisé à son plein potentiel. Ils ont même donné la possibilité à la vadrouille de Toxie de bouger et d'avoir sa propre conscience, mais ça aussi c'est malheureusement peu utilisé.

La série a ses bons moments et je ne pense pas que ça soit pire que d'autres séries de l'époque avec le même thème, comme Captain Planet and the Planeteers, qui a duré beaucoup plus longtemps et qui était connu pour toujours suivre la même formule.

On suit toujours la même formule dans Toxic Crusaders aussi, mais la conscience qu'il s'agit d'un épisode d'une série animée sur l'environnement est utilisée. Toxie se met même à commenter là-dessus de temps en temps ou bien Killemoff peut dire qu'il fait quelque chose d'une manière plus lente car sinon il n'y aurait pas d'épisode, ce genre de choses. Ça fait partie de l'humour qui peut un peu faire prendre conscience aux jeunes des défauts de la télé et l'exposition. J'ai trouvé ça plutôt bien et définitivement plus honnête, ce qui n'est pas mauvais dans une émission éducative.

Le style visuel de la série est plus ou moins réussi et il change quand on voit l'extérieur de TromaVille et celui de l'île avec les méchants d'une façon qui se combine plus ou moins bien. Mais l'animation n'est pas plus mauvaise que les émissions animées produites à l'époque à chaque semaine (la quantité d'erreurs de voix et de couleurs dans TMNT est phénoménale par exemple) et ça m'a fait du bien de voir quelque chose qui ne ressemble pas à du Flash comme toutes les émissions que l'on voit à Teletoon (un canal de dessins animés qu'on a au Canada) ces jours-ci. Au revoir l'originalité et un style unique, bonjour la facilité d'utiliser un ordinateur pour faire la même chose que la compétition.

J'ai donc trouvé que Toxic Crusaders est quelque chose à écouter si ce n'est que par curiosité parce que vous aimez The Toxic Avenger. 13 épisodes, c'est à peu près le maximum qu'il y a à retirer du concept je crois. En tant qu'émission à montrer à mes enfants si j'en avais, je ne m'inquiéterais pas et je suis certain qu'ils pourraient apprendre une chose ou deux.

3 étoiles sur 5



Toxic Crusaders (comic)

Devant du comic Toxic Crusaders (numéro 1)
Publié par : Marvel Comics

Première parution : Mai 1992

Création : Simon Furman, Hilary Barta, Doug Rice, Steve Gerber, Ann Nocenti, David Leach & Jeremy Banx

Dessins & encrage par : Derek Yaniger, Joe Staton, Marie Severin, Fred Fredricks, Bruce Zick, Chuck Frazier, David Leach & Jeremy Banx

Genres : Comédie & super-héros

Contrairement au comic de The Toxic Avenger, je dirais que celui-ci, qui n'a duré que 8 numéros et qui a été une production apparemment extrêmement troublée (à la fin du numéro 6, on nous disait que le prochain numéro allait être un reboot, puis à la fin de 7 on nous disait que le neuvième allait prendre du temps à sortir et allait être un reboot, mais après 8 la série est tout simplement disparue) n'est pas meilleur que la série qu'il adapte. On parle de l'adaptation d'une adaptation après tout.

Mais ce n'est pas dire qu'il est pire. Il a un commencement un peu forcé dans le premier numéro alors que tous les amis de Toxie arrivent en même temps en plus de sa transformation et du conflit qu'il doit affronter dans ce premier numéro (dans l'émission, seulement deux Crusaders en plus de Toxie sont dans le premier épisode, un autre se rajoute puis un autre dans deux épisodes différents). Ça fait peu de pages pour tout introduire. En dehors de ça, il s'agit pas mal d'une adaptation directe qui ressemble exactement à ce qu'elle adapte. La seule différence avec la série, c'est que les aventures sont différentes, c'est tout.

On suit même le même format de résoudre les conflits à la fin du numéro. C'est un comic pour enfants. Ce n'est pas particulièrement à recommander, car il y a mieux dans sa catégorie, mais il n'y a pas de matériel dangereux pour vos enfants non plus. S'ils aiment l'émission, ils seront contents de lire quelque chose à propos de ces héros.

3 étoiles sur 5



Toxic Crusaders (NES)

Devant de la boîte de Toxic Crusaders (NES)
Développé par : TOSE

Publié par : Bandai

Sortie initiale : Avril 1992

Concepteur : Dan MacArthur

Plate-forme : Nintendo Entertainment System

Genres : Beat 'em up & plates-formes

Prix : 11,50 à 150+$ (!) sur eBay

Je n'ai pas encore complètement réalisé comment ce jeu peut être mauvais. Je l'ai fini sur ma console plutôt que sur émulateur, vous savez, histoire d'avoir l'expérience authentique. L'affaire, c'est que je ne sais pas qui m'aurait blâmé de ne pas avoir eu l'expérience authentique de fucking Toxic Crusaders sur NES, mais en tout cas...


Vous contrôlez Toxie et seulement lui, car les autres Toxic Crusaders ont été enlevé. Il y a 6 niveaux et un mot de passe jusqu'au cinquième niveau. Pour ceux qui ne savent pas comment ce genre de vieux jeu fonctionnait, vous avez quelques vies (2 vies, plus 0 vie comme on disait dans le temps, donc 3) et les perdre tous signifie partie terminée. Vous devrez entrer un mot de passe pour recommencer à partir d'un tel niveau, vous comprenez donc qu'il faut finir les niveaux 5 et 6 sans arriver à une partie terminée. Chaque niveau est divisé en 3 ou plusieurs sections dont toujours une pour le boss. Perdre une vie veut dire recommencer une section, pas le niveau en entier. Donc là-dessus, il fonctionne comme d'autres jeux de son époque.

Mais il est vraiment mal fait. Ninja Gaiden est difficile, beaucoup plus difficile que ce jeu et je le sais, mais juste parce qu'il a été conçu pour être difficile. Dans Toxic Crusaders, vous n'avez juste pas l'impression d'avoir le contrôle sur le jeu. Les contrôles sont pourtant très simples. Deux boutons sur la manette, donc un pour sauter et un autre pour frapper et vous pouvez frapper pendant que vous sautez. Maintenant, vous lisez bien, Select est le bouton pour le coup surpuissant (après tout, vous êtes une créature déformée hideuse à la force et taille surhumaine).

Qui a pensé que c'était une bonne idée. Select est un bouton spécifiquement désigné pour changer une option dans les menus de certain jeux, donc généralement parlant quand le jeu n'est pas actif, parce que c'est un bouton qui n'est pas facilement atteignable. J'ai donc joué au jeu en tenant ma manette d'une façon vraiment étrange et inconfortable, car sérieusement je n'avais aucune raison d'utiliser le coup moins puissant. Tous les coups semblent prendre environ le même temps à être exécutés, il n'y a donc aucune conséquence à utiliser la pleine puissance autre que le placement de bouton. C'est là que je pense donc que c'était peut-être voulu et si c'est le cas, c'est complètement idiot.

Pour ajouter à l'insulte, l'intelligence artificielle des ennemis est programmée pour juste généralement toujours attaquer aussitôt que possible, c'est donc programmé différemment que dans les autres jeux de son genre où les ennemis peuvent parfois juste marcher sans frapper. Si vous êtes dans leur mire, ils vont automatiquement attaquer la plupart du temps. La seule façon de les tuer sans dommages est d'être un peu plus haut ou plus bas qu'eux tout en s'approchant à l'horizontale, puis de les frapper en même temps que vous les rattraper à la verticale. S'ils vous attaquent, vous verrez votre énergie baisser très rapidement.

Votre coup en passant est très limité, même quand Toxie a sa vadrouille. Je ne sais même pas si elle ajoute un avantage à vrai dire. Mais vous pouvez trouver des power-ups qui lui ajoutent des fonctions. Vous pouvez d'abord juste l'avoir en votre possession, puis ensuite elle pourra lancer un liquide, puis après elle peut être lancée comme un boomerang. Un power-up par-dessus ça la fait danser pendant un moment autour de vous, tuant les ennemis automatiquement, puis elle revient au statut de boomerang ensuite. Je suis au courant de tout ça uniquement parce que je l'ai aussi fini sur émulateur pour un futur walkthrough vidéo sur YouTube, car je n'ai pas réussi à faire grand-chose avec la vadrouille avec mes talents naturels sur la vraie console. J'ai juste vu que la vadrouille de niveau 3 m'empêche de faire mon coup surpuissant (avec Select) qui tuait les ennemis super rapidement.

Il y a peu d'occasions dans le jeu où vous pourrez mettre à niveau la vadrouille à son maximum (car les mises à niveau disparaissent entre les niveaux, vous commencez toujours avec la vadrouille à son minimum). Et se faire frapper vous fait automatiquement baisser d'un niveau. En fait, la plupart d'entre vous perdrez toujours la vadrouille au début de chaque niveau, c'est normal, elle est donc pratiquement inutile.

Les boss sont généralement faciles, dans le sens qu'ils ont des failles majeures, mais ils semblent toujours si imposants que vous ne savez pas quoi frapper et aurez peut-être à recommencer plusieurs fois les niveaux pour arriver à comprendre les boss pour vous rendre compte justement à quel point c'était facile.

La palette de couleurs est affreuse, surtout quand on voit les cutscenes qui, pour entrer en contraste, sont colorées et ressemblent au dessin animé d'origine. C'est vraiment impressionnant et dommage que le jeu en tant que tel soit si laid et qu'il ait un style si mélangé (dans le mauvais sens) entre ses différentes parties. C'est plus le mélange qui ne fonctionne pas. Il y a un ou deux fonds beaux, mais le reste est laid et un ramassis de n'importe quoi ou de trop générique.

La musique n'est ni la meilleure ni la pire que j'ai entendue. En fait, je ne la trouve pas si mal, elle change entre les niveaux et elle est plus rythmée par exemple dans un niveau où vous êtes sur un skateboard. Rien de trop bon qui mérite mention, parfois répétitive et générique, parfois un peu mieux, on va chercher ce qu'on peut pour ce jeu.

Mais sérieusement, il n'y a pratiquement aucun point positif. La conclusion à tirer est juste de ne pas porter attention à ce jeu, il n'y a aucune raison particulière d'y jouer et ce, même si vous êtes le plus grand fan de Toxic Crusaders de tous les temps.

0,5 étoiles sur 5



Toxic Crusaders (Game Boy)

Devant de la boîte de Toxic Crusaders (Game Boy)
Développé par : Realtime Associates

Publié par : Bandai

Sortie initiale : Septembre 1992

Concepteur : David Warhol

Plate-forme : Game Boy

Genres : Action & plates-formes

Prix : 19,93 à 50$ sur eBay

La version sur Game Boy a plus d'allure, mais ce n'est pas vraiment ce que j'appellerais un "bon jeu". Cette fois-ci, vous êtes au contrôle de tous les Toxic Crusaders, soit Toxie plus 4 personnages (dont 1 qui a 2 têtes, donc 5?).


Ce n'est pas important, car les différents personnages sont différents en apparence et le graphique de leurs attaque change, mais c'est juste un skin différent. En fait, tous les personnages sont EXACTEMENT les mêmes. Leur unique attaque est un pouvoir qui lance de l'énergie ou dans certains cas, le personnage lance un os quelque chose du genre.

L'affaire avec les 5 personnages, c'est qu'avant chaque niveau (il y a 6 mondes divisés en 4 à 6 niveaux chacun, incluant le boss de chaque monde), vous devez choisir votre personnage. L'énergie ne revient jamais à 100% par elle-même, donc si vous finissez un niveau avec 2 cœurs pour Toxie, la prochaine fois que vous le sélectionnerez, il aura 2 cœurs et il faudra trouver de l'énergie manuellement pour vous donner plus de chance. Si un personnage meurt, il est mort pour le reste du jeu selon mon expérience, sauf si vous utilisez un mot de passe.

Entre chaque monde, il y a un mot de passe. Vous ne pouvez pas recommencer au niveau 2-3 par exemple, mais vous pouvez recommencer au début de chaque monde, donc 2-1 dans ce cas. Quand vous utilisez un mot de passe, vos statistiques se remettent à zéro, donc aucun mort et tous les personnages sont à leur énergie maximum.

Les niveaux n'ont pas de checkpoint ou on pourrait voir ça autrement, chaque niveau est un checkpoint dans le monde. Perdre une vie à 2-3 veut dire que vous recommencer à 2-3, pas à 2-1. Le problème, c'est que les niveaux en tant que tels deviennent assez longs et vous avez plein d'opportunités de tomber dans des trous ou de ne pas commencer le niveau avec assez de cœurs.

Le gameplay en tant que tel, c'est juste de se promener dans les niveaux, tuer les ennemis à l'infini qui apparaissent tout en cherchant la fin du niveau qui est généralement parlant à la droite. Les niveaux augmentent de complexité avec le temps et vous permettent de vous rendre à la droite en passant par un chemin plus élevé et un plus bas. Certains ennemis font tomber un objet qui vous permet de sauter plus haut pour atteindre ces chemins élevés qui contiennent parfois de l'énergie ou moins d'ennemis et obstacles.

C'est un jeu très simple, avec des graphiques standards pour Game Boy. La musique est variée, mais j'ai comme l'impression que les canaux sont tous élevés et elle est donc difficile à distinguer.

En gros, j'ai joué et complété d'autres jeux de Game Boy qui suivaient exactement le même concept allant jusqu'au choix de personnages avec la même mécanique. C'était un style générique standard pour Game Boy, vous offrir un petit jeu à jouer sur la route j'imagine. Le genre de jeu qu'on finit avec le temps, en utilisant les mots de passe pour recommencer avec la pleine énergie. Ce n'est pas un bon jeu de Game Boy étant donné que je dis qu'il n'a rien de spécial, mais ce n'est pas affreux non plus. Je ne le recommande tout de même pas de nos jours, il risque d'être très ennuyant. La raison pourquoi j'ai déjà aimé des jeux de ce genre n'était pas que c'était tout ce qui était disponible, parce que ce serait faux, mais plutôt parce que j'étais un jeune enfant innocent.

2,5 étoiles sur 5



Toxic Crusaders (Sega Genesis)

Devant de la boîte de Toxic Crusaders (Sega Genesis)
Développé par : Infogrames

Publié par : Sega

Sortie initiale : 1992

Concepteur : Stewart Kosoy

Plate-forme : Sega Genesis

Genres : Beat 'em up & plates-formes

Prix : 7,59 à 50+$ sur eBay

La version Genesis en est définitivement une qui semble être le plus près d'être une adaptation décente de Toxic Crusaders et j'ai vu des commentaires sur des vidéos YouTube de gens qui s'en rappellent en bien de leur enfance. Je n'ai pas cette nostalgie du jeu de mon enfance et j'ai tendance à détester la nostalgie. Je ne veux pas dire que je déteste les jeux rétro, au contraire, mais je ne fonctionne pas sur la nostalgie, il faut vérifier si les souvenirs sont plus grands que la réalité. Je n'aime pas cette version du jeu, ce qui veut dire qu'il n'y a pas un seul jeu avec le nom Toxic Crusaders, parmi trois versions complètement différentes, que je recommande.


Quand je disais qu'il passait le plus près de la série sur laquelle il se base, je parlais de son apparence. Il utilise à fond les couleurs possibles sur Genesis et ça donne des couleurs vives dignes d'un dessin animé. Malgré des possibilités graphiques plus limitées sur Genesis si on la compare à la console 16 bits de Nintendo, il y avait parfois des jeux surprenants comme la version Genesis d'Aladdin qui réussissait à ressembler à l'animation de Disney. Toxic Crusaders réussit aussi, en plus de ses couleurs, à avoir un style de sprites ressemblant à un dessin animé (Aladdin était quand même plus surprenant, mais c'était Disney après tout) et des environnements variés.

La musique n'est pas autant à féliciter par contre. On dirait qu'aucun effort n'a été mis de ce côté et la musique est vraiment dans le fond, on la remarque à peine. Elle est lente, sans rythme et son son est juste affreux. Pour arriver à du bon son sur Genesis, il faut un certain ajustement, surtout quand on parle d'un jeu multi plates-formes. Mais le fait est que justement, plusieurs compagnies prenaient la peine et certaines trames sonores sur Genesis sont très mémorables. Celui-ci en plus est un exclusif à la console et il n'a donc aucune excuse pour n'avoir été développé avec aucun effort de ce côté-là.

Mais c'est le gameplay qui est important et ce le sera toujours. Pour mettre en contexte, j'aime ma Xbox 360 par exemple, mais malgré toutes ses fonctions, la SEULE chose qui m'intéresse par-dessus tout, c'est qu'elle ait des bons jeux, ce qui est le cas selon moi. Ce sont les jeux qui déterminent la qualité d'une console et le gameplay qui détermine la qualité d'un jeu.

Ici, aucune attention ne semble avoir été apportée au gameplay, un peu comme la trame sonore du jeu. C'est un peu un retour à la version NES. Même genre de difficulté au niveau des ennemis que je ne répéterai pas. S'ils se mettent à vous attaquer vous perdez de l'énergie tellement rapidement que, eh bien vous pouvez commencer le jeu et perdre une vie en moins de 10 secondes. Le jeu vous fait commencer sur un skateboard en mouvement, puis des voitures apparaissent sur les côtés de l'écran et si elles vous frappent, elles continueront probablement à vous ramasser en ligne droite pour vous tuer. C'est ridicule.

Mais la majeure partie du jeu n'est pas en skateboard, juste à pied à se promener en tuant les ennemis en pressant les boutons comme un malade. Quelques power-ups qui vous permettent de transformer votre attaque lancer (inutile) en une attaque temporaire qui vous fait tourner sur vous-même et qui vous permet de tuer les ennemis rapidement. Presser rapidement deux fois de suite sur le bouton du coup de poing est une attaque qui se rend à l'autre bout de l'écran, mais on dirait qu'elle ne fonctionne pas toujours même si on l'exécute bien.

Il y a une fonction pour sauter et utiliser la vadrouille un peu comme le fouet d'Indiana Jones pour s'agripper à des crochets au plafond. Ce n'est pas expliqué dans le jeu et il faut absolument l'utiliser, mais seulement à un endroit.

Et ne me parlez pas de la section sur un train où le niveau avance tout seul, alors que le décor peut vous faire mal à certains moments. Il n'y a pratiquement aucune façon de voir arriver la chose qui va vous frapper dans 0,5 seconde et sauter pour éviter dans cette section peut vous faire tomber dans le décor par accident, ce même si vous sautez en ligne droite verticale, ce qui brise toute forme de logique possible.

Et vous ne récupérez pas votre énergie entre les niveaux, mais d'un autre côté, perdre une vie ne veut pas dire recommencer un niveau puisque vous recommencez exactement là où vous êtes mort. Et en plus, vous pouvez obtenir plus de vies avec les points.

Il n'y a pas de mot de passe, il s'agit d'un de ces jeux qu'il faut finir en un coup et comme il est mal fait, je dirais que vous avez plus de chance qu'autre chose de ne pas réussir l'objectif et ce même si ce n'est pas de votre faute. N'oublions pas non plus qu'il y a plusieurs obstacles qui peuvent vous faire perdre une vie instantanément, en plus des trous difficiles à éviter étant donné que la perspective n'est pas très bonne et que comme j'ai dit, on peut sauter sur place et pourtant ne pas atterrir à la même place sur le plan vertical, du moins sur le train (je pourrais comprendre un changement à l'horizontale, étant donné que pendant que je suis dans les airs, le train continue d'avancer sans moi, mais pas à la verticale).

Vous pouvez choisir Toxie ou 2 autres Toxic Crusaders, il en manque donc 2. Les attaques sont différentes dépendant du personnage, mais rien qu'un peu (par exemple, le coup de poing de l'un d'eux le fait légèrement avancer, alors que les autres sont stables en le faisant). Autant que je sache, c'est peut-être un manque d'attention lors de la conception du jeu qui fait qu'un des personnages fait son coup légèrement différemment. Les attaques sont néanmoins équivalentes et vous pouvez même jouer à 2, en mode coop. C'est bien, mais il n'y a pas d'option pour ne pas affecter votre ami si vous le touchez. Le jeu a comme un genre de compromis où votre ami réagira si vous lui touchez (vous pouvez le jeter dans le vide sans faire exprès), mais il ne perdra pas d'énergie.

Je ne sais pas quoi dire de plus, certains le décrivent comme un jeu générique de l'époque, mais j'ai joué à des jeux 16 bits moyens et celui-ci est pire que ça. Il ne fonctionne pas comme il est supposé. Je ne peux pas recommander ça, sauf aux collectionneurs. Seulement la version NES a encore moins de points positifs, car elle a peut-être les mots de passe de son côté, mais son gameplay est encore plus ordinaire et ses graphiques sont affreux. Alors...

2 étoiles sur 5



Sgt. Kabukiman N.Y.P.D.

Affiche de Sgt. Kabukiman N.Y.P.D.
Réalisé & produit par : Michael Herz & Lloyd Kaufman

Date de sortie : 1990

Durée : 105 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genres : Comédie, super-héros & indie

Je parle de ce film pour terminer, en bonus, parce que Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. apparaît dans Citizen Toxie. Il provient de ce film, qui est la seule entrée officielle de la série, quoique tout comme Toxie, Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. apparaît brièvement dans d'autres produits de Troma.

Il est fait par les mêmes personnes responsables pour The Toxic Avenger. Quand The Toxic Avenger Part II (et Part III aussi dans le fond) a été filmé au Japon, Namco (oui, le créateur de Pac-Man) a été intéressé par le style japonais donné à la suite de The Toxic Avenger réalisé sur un faible budget. Namco aurait donc investi un peu d'argent pour que Kaufman produise une idée qu'il avait d'un super-héros nommé Kabukiman. Et apparemment que Namco s'est retiré en voyant le résultat.

J'ai vu plusieurs commentaires de fans habituels de Troma qui aiment ce film et plusieurs autres qui n'aiment pas. Le fait est que celui-ci n'est pas automatiquement adoré par eux. Mais c'est mon opinion qui compte, c'est mon article. Qu'est-ce que j'en pense?

Eh bien, ce film n'est pas pour moi et je ne sais pas pour qui il est fait. Dans The Toxic Avenger, le style familial est joué pour la comédie alors qu'il entre en contraste avec ce qui se passe à l'écran. Kabukiman semble vraiment être un film qui s'adresse aux jeunes qui pourront être intéressés par ce super-héros à l'allure comique qui enseigne de bonnes valeurs morales et qui fait toujours des mouvements rigolos en se battant.


OK, c'est bien pour ce public donc. Mais viennent des moments qui gâchent complètement ça et qui semblent n'être inclus que parce que c'est un film de Troma. Quelques gens qui se font tirer dans la tête et on voit le trou de la blessure, une tentative de viol (suivie du moment complètement familial où Kabukiman se transforme) et un méchant qui fait sa transformation dans une scène de mutation gore. On pourrait dire que ce mélange familial est retrouvé dans The Toxic Avenger, mais c'est dur à expliquer qu'est-ce qui fait la différence.

C'est que Kabukiman en tant que tel a un design plus familial que The Toxic Avenger et sa façon de parler est plus comme s'il s'adressait à un enfant, en plus que l'acteur est poche (comme l'on s'attendrait d'un film de Troma). Les blagues sont plus du style slapstick inoffensif ou quand il parle avec une voix un petit peu différente directement dans un style qui fera rire les enfants, les jeunes enfants qui le trouveront ridicule. La violence est à peine présente et de trop bien franchement donc pour ce contexte.

C'est donc un film qui se perd dans ce qu'il essaie de faire je pense. Il n'était pas pour moi et m'a un peu ennuyé et de l'autre côté si j'étais un enfant, je pourrais dire qu'il n'était pas pour moi et qu'il m'a un peu traumatisé (surtout la tentative de viol).

2 étoiles sur 5



Et c'est tout pour ce premier article dans ma thématique d'Halloween. Je vous suggère vraiment d'écouter The Toxic Avenger et au moins sa suite. Et je suggère aux fans d'écouter aussi Citizen Toxie et se trouver des copies du comic The Toxic Avenger (au pire, téléchargez-les, car c'est parfois la seule façon de préserver ces vieilles trouvailles).

2 comments :

John CAPONE a dit...

Bonjour...
J'ai adoré cet article et j'aimerai prendre contact avec l'auteur pour lui demander s'il serait d'accord afin que je publie ses mots dans mon fanzine.
john-capone@hotmail.fr

Bob a dit...

Si vous lisez ceci, j'ai envoyé un email à l'adresse indiquée.

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