vendredi 14 octobre 2011

Basket Case (série de films)

Capture d'écran de Basket Case

Alors que je continue ma thématique pour le mois d'Halloween, je me dois maintenant de parler de Basket Case. Ça adonne bien, car dans une entrevue publiée tout récemment, le réalisateur des films de la série mentionne qu'il n'est pas contre un remake réalisé par quelqu'un d'autre ni contre une véritable suite faite par lui je présume, qui serait la quatrième entrée de la série, mais il n'est juste pas certain de ses idées pour l'instant.

Mais pourquoi devriez-vous être enthousiaste pour une suite à cette série si vous ne la connaissez pas? Eh bien, c'est pourquoi vous êtes ici non? Alors lisez le restant de cet article pour une critique des 3 films composant actuellement la série. Oh et je voulais inclure les bandes-annonces, jusqu'à ce que je les écoute pour la préparation de cet article pour me rendre compte que la bande-annonce de chaque film révèle pratiquement tout son contenu, je ne plaisante pas. Ce sont probablement les pires bandes-annonces que j'ai eu à regarder de ma vie en ce sens et je vous suggère fortement de les éviter si vous avez un intérêt à écouter la série.

Basket Case

Affiche de Basket Case
Réalisé par : Frank Henenlotter

Produit par : Edgar Levins

Date de sortie : Avril 1982

Durée : 91 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genre : Film d'horreur indépendant

C'est le premier film de la série et un peu comme pour The Toxic Avenger, la première entrée est la plus sérieuse et la plus sombre pour ensuite déboucher sur un ton quelque peu différent et plus humoristique dans ses suites. Même que ce premier film dans la série est vraiment sombre quand on se met à penser à tous les détails, il a peu de moments intentionnellement drôles et ses suites ne font pas que changer le ton rien qu'un peu, elles n'ont juste pas l'air d'être de la même série, mis à part un détail les reliant tous : on y suit les péripéties de Duane Bradley (Kevin Van Hentenryck) et le contenu du panier en osier auquel il est très attaché.

Une petite créature grotesque s'y cache et on peut voir ses mains au début du film, pour finalement voir la créature au complet 30 minutes plus tard environ. Le film tente donc d'exploiter un peu la notion que dans les films d'horreur, ce que l'on ne voit pas est plus effrayant que ce que l'on voit en laissant place à l'imagination. Et contrairement aux films qui font ça d'habitude, il dévoile le tout un peu avant la moitié, peut-être pour rejoindre le meilleur des deux mondes ou peut-être parce que c'est un film qui est beaucoup supporté par l'apparence de la créature et qu'une fois le suspense passé, on finit par juste vouloir voir plus que des mains déformées.

Je ne révélerai pas d'éléments sur l'identité de la créature, car même si ce n'est pas un punch final, ça fait partie de l'intrigue et c'est juste fascinant comme idée. Et au-delà de ça, il s'agit tout simplement d'une histoire de revanche, alors que Duane transporte la créature en cachette pour qu'elle accomplisse des meurtres. Ça n'a pas vraiment un grand message, ce n'est pas un film philosophique, c'est juste un bon vieux film d'horreur. Il y a beaucoup mieux dans son genre, mais pour ce qui est de la formule de base, il y a une assez bonne intrigue pour maintenir l'intérêt.

Les scènes de meurtre sont un peu répétitives et je mentirais si je disais que le jeu des acteurs rehausse la production ou que le film ne paraît pas daté. Voyez-vous, c'était 1982, le budget était très limité pour ce qui aurait essentiellement dû être une créature électronique robotisée. Aurait-ce été cela, ça aurait été mieux que du CG moderne, mais le résultat que nous avons dans ce film est au contraire très limité. Le design de la créature est supposé être ce qui vient vous chercher et il est bien si on est prêt à accepter qu'il paraît un peu trop fake à cause du budget (je crois que lui ajouter de la brillance ou de la viscosité aurait aidé à le faire passer pour réel), pas trop grave. Mais pour ce qui est des mouvements, en fait les scènes de meurtre ressemblent plus à des acteurs qui forcent une marionnette à s'accrocher à eux volontairement, avec un peu de sang jeté sur leur visage pour faire comme si elle les attaquait.

Le problème, c'est que vous connaissez le vieux truc de l'acteur hors de la caméra qui porte des gants pour simuler le point de vue du monstre et ses bras qui bougent, mais dans les quelques scènes ou celui-ci se déplace et que l'on voit son corps en entier, c'est fait en stop motion et pas le travail remarquable comme dans Jason and the Argonauts (oui, 1963!), il semble manquer trop d'animation. Cet effet ne peut jamais paraître naturel à 100%, ce n'est pas ce que je dis, mais le travail dans Basket Case est pire que la norme selon moi. J'ai donc vraiment l'impression qu'à faute d'avoir le budget pour créer une version robotisée de la créature, peut-être qu'il y a eu trop d'ambitions ici.

En conclusion, je dirais que c'est donc intéressant, un assez bon film si le genre est dans vos goûts (après tout, ça je ne peux rien y faire). Pour cela, ça veut dire que vous acceptez des mauvais acteurs et des très mauvais effets pour celui-ci malheureusement, surtout quand on compare à des films qui n'utilisaient pas de CG à l'époque et qui surpassaient cette technique moderne. Ce n'est donc pas une question d'impossible, mais probablement impossible pour un si faible budget (35 000$). C'est le seul film de la série qui passe selon les critiques professionnelles, mais pour moi il ne contient pas le même fun que les deux autres.

3 étoiles sur 5



Basket Case 2

Affiche de Basket Case 2
Réalisé par : Frank Henenlotter

Produit par : Edgar Levins

Date de sortie : 2 mars 1990

Durée : 90 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genre : Comédie horrifique indépendante

Il va commencer à y avoir des spoilers pour le premier film dans cette section, car on est supposé tout savoir sur le monstre à ce point et le film suit immédiatement là où le premier finit.

Duane et son frère Belial se réveillent dans un hôpital suite à leur chute, point où j'étais prêt à crier bullshit, car on semblait nous indiquer qu'ils étaient morts à la fin du premier. C'était une vilaine chute aussi après tout, mais ils semblent se rétablir assez rapidement de leurs blessures pour le restant du film. Bon, laissons passer ce détail.

Mais pour échapper à la police qui était au courant des meurtres à la fin du premier film, nos "héros" se retrouvent chez une grand-mère qui s'occupe d'une famille de "monstres" ou "erreurs de la nature" (les films d'Henenlotter ont d'ailleurs tendance à exploiter les mutations et terreurs biologiques) qui n'auraient pas de toit autrement. Elle est parfaitement normale et il peut d'ailleurs être difficile de comprendre quelles sont ses intentions alors qu'elle semble presque montrer un dégoût pour les humains à apparence normale.

Bien franchement, j'ai encore crié bullshit quand je me suis rendu compte que Belial n'allait plus être l'attraction principale, mais juste le monstre meurtrier parmi une série tordue de monstres qui semblent démontrer un retard mental et des costumes de plus en plus ridicules. En gros, je ne comprenais pas trop où le film voulait en venir, me faire rire ou quoi? Hey ouais, il tente de me faire rire! Comment ai-je pu être si aveugle? C'est que The Toxic Avenger était déjà une comédie avec des éléments d'horreur, alors que sa suite aille plus vers l'aspect comédie ne semblait pas aussi étrange que dans ce cas-ci où le premier film de la série était purement un film d'horreur.

Probablement qu'avec le résultat final du premier film, ils se sont rendus compte que la petite créature était tellement ridicule que la comédie n'était pas intentionnelle, alors ils ont décidé d'y mettre le paquet cette fois-ci. Non, ce n'est pas vraiment drôle comme je dirais que The Toxic Avenger II est drôle, mais c'est léger et divertissant. L'acteur Kevin Van Hentenryck reprend le rôle de Duane et cette fois-ci, il est toujours un mauvais acteur, mais on dirait qu'il le sait et qu'il exploite cet aspect en y allant un peu over the top.

L'histoire principale est que des journalistes veulent faire la une en traquant les frères qui se sont échappés de la police. Ils tentent d'abord d'y aller subtilement en espionnant les environs pour voir le party de monstres hideux. On en envoie un pour prendre des photos, il se fait éliminer. Et ainsi de suite jusqu'à temps qu'on élimine tous ceux qui veulent causer du tort aux monstres.

L'histoire est vraiment un prétexte pour nous montrer ce spectacle grotesque pendant plus d'une heure, contenant quelques scènes de meurtre tout aussi peu élaborées sur la façon dont les gens sont tués. Par contre, le moment où la victime réalise sa situation critique, ces scènes sont bien exécutées et croyez-le ou non, je les trouve un peu terrifiantes. J'ai vu des vrais films d'horreur qui arrivaient beaucoup BEAUCOUP mieux à me terroriser, comme Hellraiser par exemple, mais Basket Case 2 est aussi une comédie après tout, alors ce que je veux dire c'est que pour ce qu'elles sont dans le contexte du film, ces scènes ne sont vraiment pas mauvaises. Et Belial a été amélioré. Il paraît encore fake (je le dis, ajouter de la viscosité ferait des miracles selon moi), mais il n'y a pas de scène en stop motion et ses mouvements sont à peu près aussi naturels qu'ils peuvent l'être. Après tout, il est naturel aussi que la créature soit un peu limitée, c'est une masse de peau grotesque sans jambes.

Ce n'est pas à rire aux éclats et j'ai cru que j'allais détester cette suite dans les 15 premières minutes environ, mais j'ai lâché prise sur ce que je pensais qu'elle allait être pour juste passer du bon temps après m'être rendu compte de ce qu'elle était vraiment. Je vous suggère plus la série The Toxic Avenger dans le même genre à bas budget, comédie horrifique, mais Basket Case 2 n'est pas une mauvaise écoute si vous avez déjà vu d'autres films de ce genre et en cherchez un autre.

3,5 étoiles sur 5



Basket Case 3: The Progeny

Affiche de Basket Case 3: The Progeny
Réalisé par : Frank Henenlotter

Produit par : Edgar Levins

Date de sortie : Octobre 1991

Durée : 90 minutes

Pays d'origine : États-Unis

Genre : Comédie horrifique indépendante

Mon film préféré de la série et apparemment le pire selon les critiques. Je suis immédiatement d'accord qu'il ne s'agit pas d'un film qui sera apprécié pour sa qualité superbe dans le domaine du cinéma. Mais de la même façon que j'ai apprécié le deuxième film, celui-ci fait exactement la même chose en partant, mais un peu plus poussé et on ajoute ce qui a toujours manqué à la série, des meurtres différents du traditionnel Belial en pleine figure qui arrache la face de ses victimes.

En quoi on pousse le tout plus loin? Eh bien premièrement, laissez-moi vous dire que celui-ci continue quelques mois après le deuxième film. Belial a été de nouveau enlevé à Duane après qu'il se le soit cousu de force au côté de son corps à la fin du film précédent. Duane a déjà exprimé le désir de vivre une vie en tant qu'humain normal étant donné que son apparence extérieure est comme la nôtre, mais après les événements du deuxième film, il est tout simplement devenu fou et il veut juste s'en aller. Le film commence alors que Duane est réveillé dans sa camisole de force par la même grand-mère que dans le film précédent, qui doit l'amener, lui et la famille de monstres, chez un docteur spécial qui pourra procéder à l'accouchement d'Eve que Belial a mise enceinte à la fin du second film.

C'est juste tellement idiot que c'est génial! Ce qui engendrera les conflits du film, c'est le désir de Duane de s'en aller combiné avec sa folie, ce qui fait que des policiers tomberont facilement sur lui pour finalement être dirigé sur la famille de monstres et kidnapper les horreurs qui viennent de naître. Suivra le combat final entre les forces de l'ordre et nos montres qui ne sont pas si méchants que ça quand on les compare aux policiers de ce film. On pourrait dire que le message du film est d'accepter les gens et leurs différences, mais je ne suis franchement pas certain que c'était l'intention, surtout avec la fin. Je ne suis pas convaincu qu'il y a nécessairement un message à en tirer, c'est juste un divertissement.

Il y a déjà des éléments qui devraient vous montrer qu'ils ont poussé d'un cran l'élément de ridicule, particulièrement la scène d'accouchement. Mais il y a un robot à un point aussi et le même acteur qui reprend le rôle de Duane a finalement le droit d'acter over the top et que ce soit normal, il est fou après tout.

La série n'a jamais eu les meilleurs effets comparativement à ce qui était possible même à cette époque, mais dans celui-ci, j'ai déjà dit que les meurtres sont plus variés. Les effets sont justement là, il n'y en a pas beaucoup, mais juste assez pour satisfaire le spectateur que j'étais.

Pour résumer pourquoi je trouve que c'est le meilleur film de la série, je dirais que c'est plus violent (bien que ce soit dans le style comédie et moins épeurant que le premier sombre film), plus absurde et plus intéressant, à la fois sur le plan visuel avec des effets gores différents, mais aussi sur le contenu avec les scènes d'action avec un peu plus de mouvement et l'histoire juste de plus en plus ridicule des deux frères qui ont une relation amour-haine qui va de plus en plus loin et la santé mentale de Duane qui diminue de film en film. C'est donc à écouter!

3,5 étoiles sur 5



Pour ce qui est du futur de la série, je ne suis pas le plus grand fan des remakes, mais je ne serais pas contre qu'il y en ait un en plus d'une suite. Le remake pourrait revenir à raconter l'histoire d'origine et à faire un film vraiment sombre et auquel on peut croire grâce à son meilleur budget et des bons acteurs. Pour la suite, moi je pense que l'on pourrait continuer dans ce chemin plus absurde que la série a pris et redonner plus d'importance à Belial en exploitant à fond les limites du personnage. Des scènes de meurtre encore plus créatives et avec du gore, puis peut-être couper tout ça avec des scènes de vie en famille avec ses enfants.

Je dis ça comme ça, c'est une idée et peut-être pas la meilleure, mais je la lance comme ça. Les dangers seraient de faire un Belial complètement en CG. Ce serait mieux de le faire en vrai "fake", une version robotisée avec les possibilités modernes, ça passerait mieux qu'un personnage 100% "fake fake" en CG si on veut ajouter de l'importance au personnage et le mettre en rôle vedette comme je le désire. Je crois que le CG (vraiment BEAUCOUP trop abusé de ces jours) est mieux pour les scènes rapides ou pour complémenter ce qui est vraiment là, ajouter des petits effets ou effacer des choses comme un bras qui fait bouger des parties de Belial. Ou encore rendre possible l'impossible, comme dans les films de super-héros évidemment, en autant que ce n'est pas pour TOUT.

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