lundi 5 septembre 2011

Red State

Affiche de Red StateRed State est disponible en vidéo sur demande depuis le 1er septembre 2011 aux États-Unis, sur disque au Canada (je ne sais pas pour la France, visitez CoopersDell.com pour tous les détails). Mais qu'est-ce que Red State? C'est le plus récent film du réalisateur Kevin Smith (Clerks, Chasing Amy, Dogma) et une expérience des plus intéressantes. Le film a été fait entièrement sans la participation d'aucun studio de production et même allant jusqu'à sa distribution rendue entièrement possible par les propres moyens de Smith lui-même.

Je vais inclure plus de détails là-dessus à la fin de la critique pour les intéressés, car je crois que c'est une expérience importante de la part de Smith et cet article porte aussi là-dessus, mais d'abord, la critique elle-même (malgré que je sais que Smith n'est pas un fan des critiques généralement, mais je crois que c'est plutôt quand quelqu'un le critique négativement de façon non-fondée comme il arrive souvent).

Critique

Red State, c'est l'histoire de trois jeunes qui s'en vont dans un coin perdu pour trouver du sexe, mais au lieu de ça ils trouvent Dieu. Du moins, c'est comment Smith décrivait l'histoire au début pour garder le mystère, mais maintenant que la bande-annonce est disponible, rien qu'en la regardant vous pouvez voir pas mal de détails.


En fait, il disait relativement la vérité. C'est l'histoire de trois jeunes qui reçoivent l'invitation d'une femme pour avoir une relation sans conséquences; seul petit détail, c'est qu'elle se trouve à Cooper's Dell, là où habite une famille de chrétiens extrémistes qui protestent aux funérailles d'homosexuels pour dénoncer comment le pays s'en va en ruines à cause de sa tolérance des "tapettes" (mon approximation de "faggot"). Certains d'entre vous avez sûrement entendu parler de la famille Phelps aux États-Unis qui proteste les funérailles des militaires et homosexuels de façon très similaire : Smith a été directement inspiré par eux, surtout qu'il a un frère gai (et il n'a rien contre les homosexuels lui-même) et qu'il est catholique, alors il déteste être placé dans le même bateau que des gens plus extrémistes que lui dans leurs croyances.

Uniquement selon ce que la bande-annonce veut révéler, je peux aussi vous dire que cette famille de chrétiens n'est pas seulement extrémiste dans ses paroles, contrairement au clan Phelps, car ils désirent véritablement exterminer les pécheurs (donc tout le monde selon leur croyance) et éventuellement la police s'en mêle, tournant la situation au massacre. Ça fait du changement, un film de chrétiens extrémistes plutôt que des musulmans extrémistes, en plus que plusieurs passages qui appuient leurs actions sont directement tirés de la Bible sans même changer un seul mot. Et dire que ce film est écrit par un catholique encore une fois (très libéral dans ses croyances et à peine pratiquant quand même si vous suivez ses podcasts).

Le film est donc écrit par Kevin Smith, comme il en a l'habitude, et il a aussi fait le montage, une autre de ses habitudes. Ceux qui le critiquent pour son style visuel seront ravis de savoir qu'il a eu de l'aide cette fois et que le film paraît plutôt bien. Je ne suis pas du genre à avoir beaucoup de problèmes sur le plan visuel dans un film, sauf si c'est vraiment horrible et difficile à voir, mais je pense que celui-ci est plus dynamique que d'habitude pour Smith et c'est juste pour le mieux. Ceci dit, si vous n'aimez pas les dialogues très détaillés de Smith, vous n'aimerez pas ce film, cela va sans dire. Mais le film est très différent de ce qu'il fait d'habitude. Ce n'est pas une comédie, c'est un film d'horreur.

Du moins, c'est ce que Smith dit de son film et peut-être que c'est dans le même ordre d'idées que j'aurais, c'est-à-dire que la famille Phelps et son équivalent dans ce film sont plus des monstres qu'autre chose après s'être débarrassés de leur raison et ainsi leur lien avec l'humanité. En fait, bien que certaines scènes soient filmées pour inciter la terreur, peut-être à la Texas Chainsaw Massacre, c'est plus un thriller d'action en l'absence d'un véritable monstre ou maniaque déformé.

Même que selon la structure du film, avec de longs dialogues entre les scènes d'action et des gens qui parlent de choses aussi courantes que de se demander si l'Italie est une belle place, avec la présence de plusieurs mots vulgaires ici et là, on dirait que Smith tente d'émuler Tarantino et on dirait un peu qu'il a essayé de faire ainsi toute sa carrière (il a toujours eu des longs dialogues vulgaires parlant de culture populaire, entre autres). Il est vrai qu'il est un grand fan de Tarantino, car il lui a ouvert les yeux sur le fait qu'un film ne doit pas correspondre à un moule et peut être composé de dialogues sur la culture populaire en grande partie. Pour lui, Red State n'allait être un succès que si ce dernier l'approuvait. Voici la critique de Tarantino en bonus : "I fucking love this movie."

Maintenant, voici ce que je déteste des fois de l'Internet et des critiques. Tout dans ce monde est en niveaux de gris si l'on veut, du moins selon moi, mais les gens sont plutôt simplistes et préfèrent fonctionner en noir et blanc. Voilà pourquoi des gens comme la famille Cooper du film peuvent prendre la Bible et ne plus avoir à prendre de décisions, car tout est déjà indiqué en noir et en blanc. Évidemment, nous connaissons les résultats catastrophiques d'une telle attitude. Pour les critiques, eh bien il semble que j'étais le seul à l'époque sur YouTube qui aimait un peu certaines vidéos, certaines un peu moins et évidemment j'en trouvais des pratiquement parfaites ou complètement mauvaises, car moi j'utilisais vraiment les 1 étoile, 2 étoiles et ainsi de suite jusqu'à 5. Ils ont éliminé ce système pour "like" ou "dislike", car les gens en général donnaient juste 1 ou 5. OK, ce n'est pas si pire non plus, mais...

Là où je veux en venir, c'est que les critiques sont vraiment spéciales pour les films de Smith, à cause que "les vieux" partent immédiatement avec l'idée de lui donner la pire note possible pour des raisons externes au film et son audience cible l'aime tellement qu'elle contemple sa perfection. Si c'est vrai que vous pensez ainsi, je n'ai rien contre vous. Ce que je veux pointer, c'est que des fois, à la quantité de gens qui sont tout un ou tout l'autre, on se dit qu'il doit y en avoir qui se forcent à pencher d'un bord plus qu'ils ne l'ont ressenti en voyant le film ou qui ne se sentent tout simplement pas à l'aise de nuancer leurs opinions.

Ce n'est pas pour être différent, mais mon opinion réelle est que j'ai trouvé que c'était un bon divertissement, définitivement pas un mauvais film, pas non plus un super bon film, quelque chose de juste bon et c'est correct que ça soit ainsi. Ce n'est pas une écoute invalide parce que ce n'est pas extraordinaire, évidemment. Oui j'ai des points négatifs à dire dessus, même si le sentiment final est que j'ai plutôt aimé. Comment peut-on espérer améliorer les choses si l'on ne se plaint jamais. Et oui, l'appréciation ne doit pas non plus être oubliée, car rien de mieux que d'encourager quelqu'un à continuer dans la bonne direction. Kevin Smith semble trouver honnêtement son film extrêmement bon et je suis extrêmement content pour lui. Cela représente quelque chose dont il peut être fier et son opinion est entièrement valide pour lui.

Vous pouvez dire comme vous voulez que je m'attendais à la perfection à cause de comment j'ai entendu Kevin Smith en parler et c'est pour ça que je l'ai juste aimé, pas trouvé extraordinaire, mais je ne pense pas que ce soit le cas. Peu importe ce à quoi je m'attends, le film est ce qu'il est en bout de ligne et il m'attire selon mes goûts ou pas. Je ne crois pas non plus que ce soit une insulte de dire que quelque chose est juste divertissant, même si pour certains ça semble l'être.

Moi, je n'ai pas à dire que c'est parfait juste parce que je veux le conseiller. Je prends la peine de dire tout ça pour ne pas mélanger personne, c'est-à-dire que mes points de vue sont toujours honnêtes à ce que je pense et ils mentionnent tous les points, mais ce n'est pas parce que beaucoup de négatif ressort que ce n'est pas quelque chose que je conseille, à moins que je ne dise explicitement que je trouve ça mauvais. S'il y a du négatif dans une critique, c'est parce que c'est ce que j'ai trouvé de négatif à propos du produit, mais il faut prendre le tout pour déterminer si je conseille ou pas.

Pour ce film, je crois qu'il réussit assez bien à être ce qu'il veut être, ce qui ne veut pratiquement rien dire en soi, il faut déterminer si ce qu'il tente d'être est une bonne chose et si ça en est une, à quel point ça l'est? En bout de ligne et vous le savez déjà, j'ai dit avoir aimé ce film. Qu'est-ce qui a fonctionné pour moi?

Les performances! OK, Red State, c'est un divertissement simple, rien de plus selon moi, car plusieurs personnages manquent de développement et même que certains ne parlent pas (clin d'œil à Ralph Garman). Mais les personnages importants donnent des performances intenses. John Goodman (vous avez bien lu) joue le rôle du policier qui affronte le clan Cooper. Ce n'est pas le personnage du siècle, mais pour ce qu'il est, John Goodman donne une performance crédible et juste. Michael Parks est très intense dans sa confrontation avec Goodman et quand il prêche dans son église, j'imagine Phelps lui-même avoir la même confiance. Melissa Leo, qui joue le rôle de la femme qui attire les jeunes dans le piège, donne une autre performance intéressante, celle-ci de quelqu'un qui croit en ce qu'il fait, mais qui ne dégage pas la même confiance en ses actes que Parks (et je ne dis pas ça en mal, on voit que c'est intentionnellement joué avec un manque de confiance). Les jeunes qui se font prendre, ce sont des personnages très standards de film d'horreur par exemple, mais ils jouent le rôle dans les normes, ce qui n'est pas mauvais, ils remplissent leur but. Et étant donné que c'est un film de Kevin Smith, ils n'hésitent pas à dire "fuck", la même chose que je répéterais, ainsi que d'autres termes explicites, si j'étais dans leur situation.

Les dialogues manquent de subtilité et on sent que c'est plus comme si Smith critiquait directement les croyances des Phelps et à un passage beaucoup plus loin, il critique même le patriot act de son pays ouvertement, à travers un personnage. Mais c'est là où il ressemble à Tarantino : pensez à cette scène d'ouverture dans Reservoir Dogs où un personnage explique dans les moindres détails pourquoi il ne veut pas donner de tip dans les restaurants. Et les dialogues peuvent faire réfléchir je crois, je parle des dangers d'une religion pratiquée trop fermement. Je dis que je crois qu'ils le peuvent, car ils ne m'ont pas vraiment fait réfléchir : je suis un athée après une décision réfléchie et je connais probablement plus de détails sur les religions que la personne croyante moyenne, mis à part des théologues ou des gens qui ont étudié les moindres recoins de leur religion spécifique (mais qui ont des lacunes sur le sujet en général).

Le film a évidemment un petit budget et les scènes d'action peuvent avoir une certaine tension de temps à autre, sans nécessairement être spectaculaires. Mais il y a deux avantages à cela : le premier est que le film tente plus de vous surprendre avec quelques twists naturels (rien à la Shyamalan ressemblant à une révélation finale que Cooper est un extra-terrestre par exemple) et le deuxième est que plusieurs événements ont tendance à être courts et à aboutir assez rapidement, en dehors des longs dialogues importants. Donc le film dure moins de 1 heure 30 minutes, il a parmi ça plusieurs minutes assez intenses ou avec des dialogues intéressants (du moins pour moi) et des bons moments aux performances des personnages importants, laissant peu de place aux longueurs, sauf si ce n'est vraiment pas votre style. Et non, il y a un peu de violence, mais ce n'est pas Saw. Si c'est Saw votre style et rien d'autre, vous allez vous ennuyer.

Donc je le recommande pour son public cible, qui n'est pas nécessairement tout fan de Kevin Smith non plus. Par exemple, si vous aimiez l'humour de Kevin Smith, eh bien à part de courts moments avec Kevin Pollack, ce n'est pas vraiment drôle et ce n'est pas supposé l'être. En gros, je le répète, bon divertissement pour moi, il est d'ailleurs rare que Smith ne me procure pas au minimum un bon divertissement par ce qu'il fait. Merci monsieur Smith!

Une expérience par Kevin Smith

Voici la section la plus importante et la plus intéressante de cet article selon moi, le vrai message de Red State. Écoutez cette vidéo, alors que Kevin Smith présentait son film pour la première fois et disait comment il allait le vendre aux studios pour distribution (spoiler : il ne l'a pas vendu aux studios et a fait quelque chose de complètement différent). C'est très inspirant et logique pour son cas. Il n'a pas créé une méthode alternative pour faire un film, comme grâce à un projet Kickstarter, mais une méthode différente de montrer son film aux gens avec une nouvelle expérience cinématique, inspirée de comment les films étaient distribués à la bonne vieilles époque.


Tout de même, l'essentiel de la vidéo et des conversations postérieures est que le public cible est ce que Kevin Smith cherchait à atteindre avec ce film. Pas d'argent mis sur la publicité, pas du tout. Les studios ont appuyé plusieurs projets de Smith et il lui a été promis que ses films, on se rappelle particulièrement de Zack and Miri Make a Porno, seraient plus populaires avec l'argent des studios et les publicités. Zack and Miri, malgré toutes les prédictions que ça allait être une comédie populaire à sa sortie, a fait du profit, mais a été un flop comparé aux attentes, trouvant plus tard son succès en vidéo parmi les fans de Smith.

Il y a comme un déclic qui s'est fait et qui lui a mis plusieurs années avant de réaliser (je parle toujours de Red State). Smith ne croit pas vraiment aux publicités ou du moins aux grosses dépenses sur les publicités. Et il pense que les gens sont déjà en train d'embarquer dans un mode où ils ne veulent plus sortir au cinéma pour aller voir un film, qu'ils préfèrent l'écouter dans le confort de leur maison (encore son expérience avec Zack and Miri) maintenant qu'ils en ont la possibilité, car il est lui-même rendu comme ça.

Alors deux choses qu'il a testé avec Red State : il vend les billets à un prix similaire à un spectacle d'humour dans les salles où il présente son film, mais c'est accompagné de lui-même (tout cela, je veux dire aux États-Unis en général) qui embarque sur scène à la fin et parle de son film en même temps que c'est une session de questions et réponses avec la foule pendant un bon moment (le gars peut parler des heures sans arrêt si on ne l'arrête pas). Il va de ville en ville et il y a une représentation à la fois. C'est un "spectacle". L'autre détail, c'est qu'il a décidé de sortir son film en vidéo sur demande aussi rapidement que possible, à cause du monde dans lequel on vit où il sait que le cinéma est en déclin et que les gens téléchargent illégalement les films. Sa réponse est la suivante : l'industrie change, les studios sont aveugles, lui il tente son coup et même s'il ne peut forcer les gens à se déplacer ou empêcher d'autres de pirater son film (il le sait, surtout qu'à l'international, certaines régions n'ont pas le choix en ce moment s'ils veulent le voir), il veut au moins leur offrir la possibilité finale de choisir la vidéo sur demande.

Les résultats de l'expérience semblent prouver ce qu'il pensait : pas besoin de studio pour distribuer et pas besoin de publicité. OK, il n'attaque pas les studios à 100%, il comprend qu'un gros film de 150 millions a besoin de publicité et qu'il n'attirera pas tout son public cible avec Twitter. Mais pour un indépendant comme lui, ça ne faisait pas de sens que la publicité coûte pratiquement plus que le film. Son speech était avant tout pour les indépendants.

Premièrement, quoique Red State n'est pas un film ayant apporté des centaines de millions de dollars en profit à ce jour, avec ses petites représentations limitées, c'est un film qui a rapidement atteint son but d'avoir remboursé les coûts de production et déjà depuis plus d'un mois, chaque pièce remportée est un profit. Je crois l'avoir déjà entendu dire que c'était le film qui avait le plus rapidement entré dans son argent pour lui. Smith compte, encore une fois contrairement à la tendance, présenter son film pour les années à venir. Les billets sont tous vendus presqu'à chaque présentation encore à ce jour. Les gens sont prêts à débourser plus en ayant cette interaction (souvent drôle) avec le réalisateur. Les investisseurs sont satisfaits et Smith a prouvé, contrairement à quand il a initialement été critiqué et insulté dans les publications (à la révélation qu'il allait se rebeller et distribuer lui-même son prochain film), que son modèle d'affaire indépendant peut exister et est viable dépendant de ce que vous souhaitez atteindre et de votre volonté.

Deuxième chose prouvée ou relativement prouvée (difficile de tout prouver scientifiquement), c'est le public qui va voir son film. Smith a fait la promotion de son film à des émissions télévisées et à d'autres endroits, en plus de ses sites personnels, ses podcasts et son compte Twitter. Il prend toujours bien soin de demander aux gens comment ils ont été vendu à l'idée de voir Red State et il a trouvé que dans moins de 10% des cas les gens étaient présents à cause de publicités externes. En gros, le public qui va voir son film est largement composé de gens qui l'auraient vu de toute manière, les publicités superflues lui sont pratiquement inutiles. Smith a un public limité et les gros studios ne pourront jamais rien pour lui.

En gros, l'idée derrière le tout est que les temps changent et que dans 10 ou 20 ans, des gros studios vont peut-être être surpris de ne rien avoir vu venir. Je ne suis pas un analyste et je ne sais pas à quel point le tout va changer vraiment, mais je prédis (comme pas mal tout le monde) une montée rapide dans la vidéo sur demande dans les années à venir. Je ne souhaite pas que les gros studios ferment, les indépendants ne prendront jamais leur place, je ne suis pas l'un de ces gars, mais il y a des choses qu'il faut changer.

Je voulais juste vous informer sur cette expérience intéressante menée par Smith et de ses résultats. Il a déjà dit que si ça fonctionnait, il aurait sa propre branche de distribution qui vendrait les films des futurs réalisateurs indépendants sans leur coûter rien. C'est une alternative essentiellement cinématographique à Kickstarter ou Indiegogo quand on y pense. Je ne sais pas si c'est toujours planifié et comment il le ferait, sans compter que Red State a été vendu avec lui allant en tournée en gros et il est impossible de faire ça pour chaque film, surtout quand ce ne sont pas les siens, mais c'est ambitieux tout de même. Wow, tout ça après que les critiques aient dit que Smith et sa carrière allaient imploser et qu'il n'allait jamais réussir le but qu'il a maintenant bel et bien atteint plus rapidement qu'avec ses autres productions (satisfaire les investisseurs).

De ce côté, on dirait vraiment que l'industrie est composée de vieux grincheux qui ne comprennent pas le monde de technologie dans lequel on vit, en quelque sorte, le même problème que l'on ressent chez les patrons de certaines compagnies de jeux vidéo et consoles. Des vieux têtus (et je ne critique pas les films ou jeux qui sortent, j'aime plusieurs des gros titres, mais les dirigeants, c'est une autre affaire). D'un autre côté, je peux comprendre que les gens n'ont pas aimé tout ce que Kevin Smith a dit à son speech par rapport à la vente de Red State : il a carrément dit en pleine face des gens qui travaillaient pour l'industrie du cinéma qu'ils étaient inutiles pour lui. On doit aimer un gars qui a le cran de faire ça, non? (Et il l'a fait sur un ton humoristique, si vous n'avez pas écouté la vidéo, rien de dramatique.)

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