mercredi 2 mars 2011

The Simpsons: Bart's Nightmare

Devant de la boîte de The Simpsons: Bart's Nightmare (SNES)Voici un autre jeu de mon enfance (en fait mon tout premier jeu sur SNES, quoique disponible aussi sur Genesis, en compagnie de Another World) qui fait emploie d'une stratégie similaire au jeu Toy Story : être un jeu vidéo basé sur une licence populaire et montrant diverses scènes et images de sa licence tout en essayant tant bien que mal d'imiter quelques genres populaires de jeux vidéo. La différence est que malheureusement, il s'agit d'un jeu des Simpson, ce qui est rarement un heureux mélange dans ce domaine.

Ceci dit, ce n'est pas le pire qu'il pourrait arriver. Vous êtes Bart Simpson, personnage que je ne vous introduirai pas. Il doit compléter un travail noté d'ici demain matin pour l'école, mais le mauvais étudiant qu'il est s'endormira à la tâche pour être projeté dans un monde cauchemardesque où il devra passer à travers différents défis basés sur des lieux familiers (aux fans de la série) pour récolter les pages de son travail. Le but est de récolter le plus de pages possibles (toutes serait le mieux) pour avoir une meilleure note.

Je ne sais pas trop ce que le jeu essaie de dire : soit que si on récolte moins de pages Bart s'est endormi plus tôt et n'a pas complété son travail à temps ou bien c'est plus symbolique, quelque chose comme un rêve peut devenir réalité... Non je l'ai, c'est peut-être entièrement vrai et Bart est vraiment pris dans cet univers parallèle. OK, je pense que je ne suis pas supposé penser avec le même niveau de profondeur qu'en écoutant Black Swan, ce jeu vient de la même époque où un gorille se battait contre une armée de crocodiles parce qu'ils lui avaient volé ses bananes. Vous savez, le bon vieux temps! (Maintenant à vous de déterminer si cette dernière exclamation était sarcastique ou non. Qui sait, elle est peut-être un peu des deux...)

Il y a deux niveaux basés sur les populaires Itchy & Scratchy dans lesquels vous devez éviter les attaques "cartoony" de vos adversaires tout en les tuant à quelques reprises à l'aide des armes à votre disposition (marteau, un fusil qui semble tirer du gaz et un autre qui tire des pompes de toilette).


Le contrôle dans ces deux niveaux est étrange, car vous glissez vraiment beaucoup sur le plancher en courant pour vous évader des attaques ou en sautant. Il n'y a pas de glace, le jeu semble utiliser la logique que puisque le personnage est effrayé (d'ailleurs on le voit dans son animation), il court tellement vite qu'il perd le contrôle. Si les films d'horreur m'ont appris une chose, c'est que ce n'est pas comme ça que c'est supposé arriver. Vous êtes supposé réussir à courir un moment pour vous évader du tueur qui est immobile et c'est seulement quand tout va bien et que vous êtes logiquement assez éloigné que vous trébucherez pour ne plus jamais vous levez alors que le tueur sera maintenant derrière vous. Vous voyez bien que ce jeu n'a aucune logique!

Il y a aussi deux niveaux en Enfer! Avec le Diable que vous pouvez voir dans un épisode d'Halloween des Simpson, Bart dans un costume d'Indiana Jones (???) et le portrait de Maggie Simpson en arrière-plan qui tente de vous faire chuter dans les flammes de l'Enfer en tirant sa suce sur vous (DOES NOT COMPUTE!!!).


En tant qu'Indiana Bart ou Bart Jones, vous sautez d'une colonne à l'autre (c'est d'ailleurs tout ce qu'il y a dans le niveau à part des décorations de fond pour établir l'Enfer, des satanées colonnes colorées) armé de votre fidèle fouet pour chasser le Diable quand il s'approche trop. À chaque saut sur une colonne, elle s'enfonce, mais elle peut faire remonter une autre colonne aussi (selon un pattern toujours pareil). Si elle s'enfonce trop, avec un petit indicateur de flamme au-dessus d'une colonne trop basse, vous perdrez une vie en allant dessus. Le Diable peut vous forcer à sauter sur la colonne d'à côté lorsqu'il vous pique.

Ça m'a pris énormément de temps pour finir ce jeu uniquement à cause de ces niveaux, car Maggie me tuait tout le temps. Il faut presser sur les boutons L et R du contrôleur (du moins sur SNES) pour faire bouger la caméra vers la droite ou la gauche. Maggie est consciente de la caméra et il semble que quand la caméra commence à entrer dans son champ de vision à son extrême droite, elle tire le morceau, laissant la voie libre à Bart par la suite. Ce n'est pas aussi stupide/cool que le jeu X-Men sur Genesis où il fallait faire un reset de la console à un moment en particulier pour progresser, mais c'est dans la même catégorie certain.

Les contrôles peuvent être étranges dans ce niveau et vous allez certainement perdre quelques vies à cause de ça où à cause des milles choses stressantes à surveiller : le Diable, la flamme à peine visible pour indiquer une colonne qui va tomber, Maggie, votre mère qui vous appelle parce que le dîner est près (oh allez, si vous êtes comme moi c'était toujours comme ça durant votre enfance... Le nombre de fois où je suis mort dans un jeu et j'ai passé ça sur son dos, c'est incroyable!)

Pour ne pas vous décrire en détail tous les niveaux, il y en a 8 et chacun a son ou ses problèmes spécifiques, mais la même chose pourrait être dite de Toy Story, n'empêche que je ne déteste pas le jeu. Pour ce qui est de Bart's Nightmare, oui il y a quelques niveaux amusants dont mon préféré, la porte bleue, qui ouvre un monde où Bart est un super-héros volant qui tire de son slingshot sur une multitude d'ennemis dans les airs avec quelques Boss aussi à affronter (dont Barney Gumble sur un éléphant rose).


C'est un genre de space shooter et un mauvais dans sa catégorie, mais le contexte des Simpson réussit un peu à le sauver. Mais en général, les niveaux sont tellement courts (sauf peut-être la porte bleue justement) que la majorité n'atteignent pas un niveau de satisfaction suffisante (ceux de l'Enfer m'ont étrangement toujours semblé ennuyants et avec une mauvaise difficulté), ajoutons à ça les problèmes spécifiques à chaque niveau, le manque de niveaux si l'on compare à Toy Story et que même parmi ces quelques niveaux il y a des répétitions, nous n'avons donc pas un jeu à recommander entre les mains ici.

J'ai même oublié tout ce temps de dire que pour accéder au niveau, ce n'est pas automatique ou à la Mega Man, mais plutôt à partir du monde de cauchemars. Vous commencez le jeu dedans, dans ce qui semble être les rues de Springfield, à l'infini, avec aucun objectif clair sauf survivre. Il y a toutes sortes d'obstacles vraiment parmi les pires du jeu vidéo, dont être forcé de marcher à reculons, lentement, sur un skateboard (vous savez que ça va mal finir), vous faire embrasser par une grand-mère qui vous retarde quelques secondes, etc., ça ne finit plus. Si vous vous faites trop toucher par des bus en traversant la rue ou par des boîtes aux lettres vivantes ou encore des ballons de basket, eh bien vous mourrez définitivement (les vies dans les niveaux ne comptant que pour le niveau et vous ramenant au monde principal si vous les perdez toutes, n'ayant pour ainsi dire rien accompli). Vous pouvez constamment récolter de l'énergie en envoyant une boule de gomme sur des "z" qui flottent.

Finalement, après avoir marché de 1 à 99 minutes, une page apparaîtra au beau milieu de la rue (j'espère qu'il n'y a pas un bus enragé qui vous frappera) ou sur le trottoir, vous devrez aller le plus rapidement possible vers celle-ci et sauter dessus pour avoir le choix entre deux portes de couleur différente dont vous ne connaissez franchement pas le résultat si vous jouez pour la première fois. Tout ce que je viens de vous décrire sur le monde principal dans le jeu, je ne sais pas si ça a l'air bien en écrit, mais c'est la pire chose qu'ils auraient pu faire.

Prenons Toy Story encore, dans celui-ci on passait d'un niveau à un autre en suivant la narrative du film (plus ou moins) selon divers genres de jeux vidéo avec un écran d'introduction nous disant clairement l'objectif. Bien mieux qu'un monde principal franchement ennuyant pour connecter le tout.

Ceci dit, je dirais aux fans des Simpson de l'essayer, ça peut valoir la peine de juste le voir au moins. C'est définitivement moins difficile et mal fait que Virtual Bart (un jeu sorti un peu plus tard sur les mêmes consoles tentant le même concept de base).

Il y a quelques musiques entraînantes et même intéressantes (pas celle du monde principal évidemment) et un petit changement de style graphique dans certains niveaux qui est aussi intéressant. On réussit vraiment à utiliser la licence à un point tel que certaines blagues et certains environnements ne seront connus que des vrais fans de longue date des Simpson (et aussi Godzilla, longue histoire). J'imagine que l'on peut prendre ça comme un plus. Hé, à bien y penser, au moment de la sortie du jeu il ne fallait pas être un fan de longue date pour connaître les références.

Tiens, mon walkthrough de la version SNES sur YouTube (dont certaines parties sont incluses dans l'article).

2 étoiles sur 5

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