lundi 7 février 2011

Trilogie God of War

Logo de God of War
L'article est aussi long que la série est épique! J'y ai bien pensé récemment et j'en suis venu à la conclusion que God of War est l'une de mes séries de jeu vidéo préférées. Notez bien les mots ici, non pas MA série préférée, mais l'UNE d'entre elles. On parle de préférence personnelle évidemment, mais c'est quand même une série fortement populaire. Il y a plusieurs jeux qui ont plus de mérite si j'y pense, qui sont plus originaux (malgré que God of War a sa petite touche qu'on ne lui accorde pas assez souvent) et plus variés. La raison pour laquelle j'aime tant God of War, c'est sa concordance parfaite avec l'un de mes champs d'intérêt : la mythologie grecque.

Depuis que je suis tout jeune, après avoir écouté Jason and the Argonauts et Clash of the Titans (1981), je suis devenu un fan, et depuis j'ai beaucoup appris sur cette religion désuète si riche en symboles et légendes épiques (quand est-ce que les autres religions deviendront désuètes pour que nous fassions quelque chose d'intéressant avec?) God of War se base sur celle-ci, en contenant tellement d'éléments lui appartenant qu'il réinterprète à sa manière. C'est d'ailleurs pas mal le point vendeur du jeu pour moi, ça et son gameplay centré sur l'action copié à maintes reprises depuis, peu importe ses défauts par-ci par-là. Vous aimez la mythologie grecque, la violence et jouer? Vous êtes déjà vendu au concept, mais lisez-en plus pour apprendre le bon et le mauvais de la série à travers les trois jeux principaux (il y a aussi des jeux sur PSP, mais la série sur console de salon en tant que telle a clairement été conçue pour être une trilogie solide).

Comme je l'ai déjà dit, ce n'est pas la série la plus originale, même si elle contient ses quelques points unique (et défi de me nommer 10 ou même 5 jeux situés dans la mythologie grecque; plus facile si je vous dis ceux basés sur la deuxième guerre mondiale). Son but n'est pas d'inventer le jeu d'action, mais de le perfectionner et de le redéfinir. Le premier jeu est très loin d'être parfait, mais il contient tous les éléments fondateurs de la série qui seront réutilisés et améliorés par la suite; ce qui en fera la partie la plus longue de l'article.

S'il y a une chose qu'il réussit, c'est apparemment redéfinir le genre, puisque plusieurs jeux récents sans lien contiennent un soupçon de son style de combat (Heavenly Sword, Sonic Unleashed, Dante's Inferno, Castlevania: Lords of Shadow, par exemple). Je ne parle pas contre ces jeux (même si certains pensent certainement que je devrais), car il est impossible d'être entièrement original, mais c'est pour dire que God of War a laissé sa marque.

Si vous n'avez jamais embarqué dans la série (d'apparence, on pourrait penser qu'il s'agit d'un autre jeu d'action et le personnage principal a l'air de la brute traditionnelle), ce n'est pas parce que les deux premiers jeux sont sur une console de la génération passée ni parce qu'il a été copié ou fait en mieux par la suite (évidemment le troisième jeu est le meilleur) qu'il ne vaut pas la peine d'embarquer dans l'aventure dès maintenant. Je l'ai dit, c'est une trilogie et la seule façon d'apprécier correctement le troisième jeu est d'avoir joué à l'histoire des deux premiers.

God of War

Devant de la boîte de God of WarAlors God of War est sorti sur PS2 le 22 mars 2005 en Amérique du Nord. Le jeu avec le gameplay le plus raffiné de la série, ce serait le troisième (conçu pour PS3), suivit du deuxième (suite sur PS2) et celui-ci en dernière place. La raison est simple et respectable : la série s'améliore constamment et de façon stable à travers le temps en conservant ses fondations, en optimisant ce qui marchait déjà, en enlevant ce qui ne marchait pas (quoiqu'on fait plus ajouter qu'enlever) et en ajoutant des nouvelles fonctions.

Il est bien que du niveau de l'histoire, on trouve une façon logique (dans un contexte non rationnel évidemment) et adaptée à la mythologie grecque pour expliquer comment le personnage principal, Kratos, obtient des nouveaux pouvoirs durant sa quête et perd certaines magies en début de jeu (ce qui baisse votre force, mais ne diminue pas la qualité du gameplay du nouveau jeu) pour des raisons évidentes.

Que tout suive la même formule de base peut nous faire dire que cela réduit l'originalité de chaque jeu, car après le premier on a déjà vu pas mal de ce qu'il y a à offrir. OK, plutôt après le second, car il y a quand même eu plusieurs idées implémentées dans le second jeu qui n'étaient pas présentes dans le premier. J'espère que vous ne vous attendiez pas à ce que je contredise ceci, car je suis entièrement d'accord. C'est d'ailleurs pourquoi uniquement cette section de la trilogie est si longue, car je n'ai pas besoin de mentionner plusieurs points pour les suites. Ceci dit, jouer à l'aventure épique de trois God of War ne m'a pas semblé pénible et ce ne devrait pas le sembler pour vous non plus si vous aimez le concept de départ.

Plus de jeux pareils et je finirais par m'écœurer, mais ayant fini le troisième, je peux vous dire que l'histoire de la trilogie s'y termine réellement et qu'elle est grandement appréciée. (Reste à voir qu'est-ce qu'ils feront à partir d'ici : profiter de la popularité du jeu ou terminer sur une grande note.) Alors ne prenez pas le fait qu'une série se ressemble d'un bout à l'autre entièrement comme un point négatif : autant j'aime le changement, autant j'aime une longue aventure sur une multitude de jeux qui améliorent le concept au lieu de toujours recommencer avec des nouveaux défauts. De plus, chaque jeu apporte quand même son petit quelque chose, chaque jeu est une continuation claire et nette du précédent et de son histoire que vous aimerez peut-être suivre (ce pourquoi je dis qu'il faut commencer au premier jeu absolument pour retirer le maximum de plaisir de la série, en plus que si vous commencez au troisième vous n'aurez aucun intérêt à essayer les deux autres), chaque jeu contient des nouveaux ennemis de plus en plus excitants à combattre, etc..

Je peux au moins trouver un point négatif à une série qui n'arrête pas de changer, prenons Final Fantasy. Il y a une perte d'identité complète et une déception engendrée par l'attente des fans qui la suivent depuis ses débuts. Pourquoi Final Fantasy Crystal Chronicles sur GameCube contenait-il Final Fantasy dans son nom? J'avoue qu'il y avait quelques ennemis connus de la série et que c'était un spin-off, mais c'est plutôt pour vendre. Final Fantasy XIV est un MMO décevant selon ceux qui l'ont essayé et n'a du moins rien à voir avec un soupçon de ce qu'était la série. Final Fantasy XIII même ne contient pas grand-chose qui le rattache avec les entrées précédentes dans sa série.

Je réalise que je n'arrête pas de changer d'une idée à l'autre, mais c'est seulement parce que je respecte tant cette trilogie que je cherche à être le plus clair possible sur ce qu'elle est (ce pourquoi aussi je vous parlerai de sa quantité massive de défauts qui ne viennent jamais prendre la place du plaisir qu'on a à y jouer selon moi), alors pourquoi pas vous y introduire maintenant.


Points positifs
Votre personnage : un pâle individu musclé à l'allure d'un barbare nommé Kratos. Kratos est un spartiate digne d'être l'armée de 300 à lui seul. Durant sa première vie, il était un brillant capitaine dans l'armée spartiate, à un tel point qu'il avait presque perdu toute trace d'humanité, ceci même avant un événement terrible définitif le hantant constamment (que je ne vous révélerai pas). Sanguinaire, brutal et franchement sans pitié pour aucun homme; il a dû passer un accord promettant sa loyauté au dieu de la guerre, Arès, en échange de sa survie et de ses capacités de guerrier accrues. Pour lui rappeler cet accord et lui fournir les capacités en question qui lui permettront de conquérir tout défi en travers de sa route, Kratos se voit fusionner de façon permanente les "Blades of Chaos" autour de ses bras : des couteaux perçants et tranchants reliés à de longues chaînes enroulées.

L'histoire de God of War débute alors que Kratos ne travaille plus pour Arès et qu'il en a aussi assez de répondre à la volonté des autres dieux du panthéon Grec. Athéna, déesse de la guerre et protectrice d'Athènes, passe une offre à Kratos : si ce mortel peut vaincre le dieu de la guerre devenu incontrôlable et en train de saccager Athènes en ce moment même, sa servitude sera terminée et il obtiendra rédemption de ses actes qui l'ont mené à une existence si troublée. Ça sonne plutôt bien comme histoire non? Mais comment un simple mortel, certainement talentueux mais quand même mortel, peut-il vaincre le géant dieu de la guerre? Juste cette idée était déjà très excitante la première fois que j'ai joué et le niveau légendaire de vos tâches ne fait que s'amplifier à travers la série.

Vous aurez à vous frayer un chemin dans le monde impitoyable de la Grèce Antique dominée par des créatures mythiques et immondes, heureusement que Kratos est aussi impitoyable que les créatures en question. On parle d'un jeu d'action en 3D avec bien sûr l'exploration (pas open world par contre, il s'agit d'un jeu linéaire) et les quelques sauts habituels, l'utilisation de cordes et d'échelles, il vous faut aussi résoudre certains puzzles et rechercher des trésors pour augmenter votre vitalité et magie. D'autres coffres ne servent pas à augmenter votre vitalité et magie, mais à les restaurer.

Le système de combat est dans le style plutôt rapide avec l'enchaînement de plusieurs combos différents (selon la combinaison de boutons que vous entrez, le tout détaillé dans le menu pause du jeu) sur les créatures qui vous encerclent et une grande portée (n'oubliez pas que les chaînes auxquelles sont rattachés les couteaux sont assez longues). Malgré que le jeu est un défi à la difficulté normale (pour une fois je trouve que la difficulté décrit bien le jeu, pas trop difficile avec les checkpoints semi fréquents, mais certainement pas facile) et que vous perdrez la vie à maintes reprises, vous aurez quand même toujours l'impression d'être un guerrier légendaire qu'il faut craindre en voyant vos lames faire une dance et tournoyer autour de vous, tranchant le corps de vos ennemis avec le sang qui se répand partout (à noter que le sang ne demeure pas vraiment comme il le fait dans God of War III).

Faites attention de bien optimiser votre utilisation des coffres bien marqués qui peuvent restaurer votre vitalité et magie, car ils prennent un peu de temps à ouvrir (très difficile au combat) et ils sont votre seul espoir pour restaurer votre puissance.

Il y a aussi quelques occasions, surtout sur les plus gros ennemis, où vous devrez presser des boutons spécifiques au bon moment dans une espèce de "minijeu" qui s'active durant lequel Kratos performe les actes pas nécessairement les plus sanglants, mais les plus brutaux pour achever un monstre. Je ne suis pas toujours un fan de ces moments dans d'autres jeux, mais ils sont tellement satisfaisants des fois dans God of War. C'est un jeu violent où vous êtes le méchant, presque...

Kratos se comporte comme un anti-héros, ne pensant qu'à lui-même en bout de ligne et même tuant quelques personnes qu'il aurait pu autrement sauver juste parce qu'il n'en voyait pas la peine pour poursuivre sa quête. Il fait tout de même quelque chose de bon en éliminant un dieu qui est la plus grande menace à laquelle peut faire face le peuple d'Athènes. La voix, l'apparence et le dialogue du protagoniste peuvent faire penser à des jeux comme Gears of War avec les soldats américains les plus typiques qu'il existe, mais je ne crois pas que c'est au désavantage du jeu ici.

Vous incarnez ce véritable barbare qui ne pense qu'à lui, ce qui est parfaitement combiné avec le gameplay violent et brutal, agrémenté par un environnement et des personnages que vous connaissez de ces vieilles légendes. Si ce n'est pas la définition d'épique, je ne sais pas c'est quoi.

Les graphiques, parlons en termes de PS2, sont sublimes et détaillés. Pas seulement détaillés dans le sens que l'on voit chaque pore des briques qui forment les édifices d'Athènes, car en fait ce n'est pas possible pour une console de cette puissance (les graphiques étaient très bien pour ce qu'ils étaient à l'époque quand même). Je parle de détails venant de l'équipe créative pour bien reproduire ces créatures mythiques, des harpies avec des visages humains si on prend le temps de les regarder (ce qui est en fait une espèce de confusion avec l'une des véritables descriptions de la sirène, une espèce de femme-oiseau, dans la mythologie grecque), les gorgones et leur apparence hideuse mélangeant allure de serpent et femme hideuse avec une chevelure véritablement faite en serpents, les sirènes qui brisent l'idée traditionnelle que les gens s'en font avec un chant angélique et une apparence de monstre. Ce ne sont pas tous des détails entièrement fidèles à la mythologie grecque, mais assez pour qu'on reconnaisse et les changements artistiques originaux sont les bienvenus.

Si je ne pense qu'au temple avec la boîte de Pandore, ce n'est pas juste un succès graphique, mais c'est bien pensé. On y voit les restes de plusieurs malheureux qui s'y sont aventurés avant vous dont les corps sont pris dans des pics sortant des murs ou éparpillés ailleurs morts dans d'atroces souffrances. Un temple à la fois prouvant la puissance des dieux grecques, mais aussi montrant son usure ici et là par le manque d'entretien. On retrouve de petits bouts écrits par l'architecte dont la santé mentale se dégrade plus le projet le dépasse et remarquez comment vous passerez à travers ces mêmes pièges qui démontrent de plus en plus sa folie ou encore ce qui l'a rendu fou, considérant les choses inhumaines demandées à certaines étapes. Pour ses détails riches et intéressants, ce jeu mérite beaucoup de points par rapport à d'autres jeux de PS2, même s'il a des environnements que l'on pourrait penser répétitifs (je reviendrai là-dessus dans les points négatifs et j'offrirai une explication à cette fausse première impression).

La trame sonore est vraiment quelque chose de grandiose, un mot qui est synonyme à la série pour moi, autant qu'épique. On se rappellera longuement de la chanson thème rythmée et mélangeant une chorale grecque je présume ou peut-être en latin même si ça ferait moins de sens. C'est complètement adapté à une série de cette envergure avec ce sujet et cette thématique, tout en ne manquant pas de rythme pour rappeler qu'il s'agit d'un jeu d'action violent. C'est un thème mémorable dans l'histoire du jeu vidéo, chose qui ne peut pas être dite de toutes les trames sonores après l'étape où nous sommes passés à la musique orchestrale de qualité CD (eh oui, il se trouve que les vieilles limitations techniques des NES, SNES et Genesis permettaient des thèmes plus simples et en loop, donc plus faciles à mémoriser). À chaque fois que j'entends une musique qui joue quand je viens d'accomplir quelque chose dans ce jeu, je sens que j'ai véritablement fait du progrès digne d'un dieu.

Ce sont quelques points positifs que j'ai nommés jusqu'à présent et environ tout ce que je pourrais dire à son sujet en dehors que les points négatifs importants qui s'en viennent ne veulent pas dire que le jeu ne fonctionne pas. (Notez qu'il y a quelques points positifs qui sortiront aussi à travers le négatif.) Il fonctionne, il représente la mythologie grecque et c'est intéressant, d'ailleurs il promet sur l'action et ne contient pas de moments ennuyants. C'est un jeu qui réussit à me divertir et à me faire me sentir bien, alors pour les fans de mythologie grecque ou les curieux assoiffés d'action légendaire, c'est un bon parti.

Points négatifs
Le gameplay du premier God of War est moins poussé que les autres et comporte le plus de défauts. Si je parle de ce qui marche moins bien, même avant de savoir ce qu'allaient être les suites, je pense tout de suite au manque d'armes. Votre seule arme pour la majeure partie du jeu, ce sont vos lames de base. Une arme certainement intéressante au début et pendant un bon moment, mais qui fait son usure dans un long jeu comme celui-ci (soit probablement plus de 10 heures solides, ce à quoi l'on ne s'attendrait pas en le regardant).

À cet arsenal, on ajoute 4 magies, ce qui devrait faire ajouter au tout, mais les magies sont distribuées d'une façon peut-être pas horrible, mais pas assez optimale pour vous donner l'impression qu'il y a assez de variation au gameplay. L'un des pouvoirs n'est acquis que très tard dans l'aventure. Il aurait fallu un peu plus de magies, plus d'armes ou un mélange des deux.

Je pense que ce qu'ils ont pensé, c'est qu'avec le système de mise à niveau (en tuant les ennemis vous obtenez des points à dépenser), vous auriez l'impression de changement en obtenant de nouveaux combos et plus de force. Ce n'est pas le cas et je connais des gens qui n'aiment pas ce système. Moi je n'ai rien contre, mais rien pour. Cependant dans ce type de jeu, il m'aurait semblé plus logique d'augmenter automatiquement la force de vos magies et armes à la force de les utiliser plutôt que de vous demander manuellement de le faire dans le menu. Surtout que les combos avant de les acquérir sont uniquement des noms, donc vous n'avez aucune idée de ce que vous allez obtenir en les achetant.

Ceci dit, le style de magie est bien réparti et il y en a pour tous les goûts et toutes les situations. Vous souhaitez former un champ d'électricité autour de vous pour cuire les ennemis qui vous encerclent et s'apprêtent à vous tuer ou vous souhaitez plutôt automatiquement éliminer ce géant en le solidifiant à l'aide de la tête de Méduse pour ensuite le réduire en poussière?

Ayant mentionné que le jeu est long, je me dois de dire que ceci amène un autre problème que la répartition plus ou moins bien réussie de la magie, mais un problème que je peux expliquer de façon satisfaisante je l'espère. Il sera difficile peut-être d'accrocher au jeu initialement, surtout si l'on joue sur des petites périodes et que l'on attend que le jeu devienne plus que ce qu'il semble être, car il commence un peu moins d'une manière qui vous fait vraiment ressentir cette mythologie grecque et ça prend du temps avant que le jeu ne débute pour vrai.

Je dirais que le véritable commencement de la légende de Kratos, c'est quand il doit chercher la boîte de Pandore qui détient peut-être le secret pour tuer un dieu, cachée à l'intérieur d'un temple gigantesque dans le désert, sur le dos d'un Titan. N'êtes-vous pas d'accord qu'il s'agit d'une aventure à laquelle vous voudriez participer dès maintenant? Eh bien pas avant quelques heures de jeu, même si la majeure partie est probablement passée dans ce temple qui regorge de créativité et de pièges pour vous tenir sur vos gardes.

Après avoir passé deux heures dans la capitale d'Athènes à vous battre contre des harpies, squelettes et minotaures, vous aurez l'impression qu'un jeu de la sorte tire à sa fin, que vous n'avez pas vu grand-chose et qu'il y a eu bien des répétitions (même si l'on vous fait parfois passer par différents chemins, ils finissent par s'entrecroiser et les environnement sont toujours les mêmes. De beaux environnements pour la PS2 imitant bien une Grèce Antique ou du moins ce que je m'imagine qu'elle aurait pu être, mais quand même très répétitifs.)

Maintenant ceci dit, il n'y a pas vraiment de point négatif majeur à attribuer au jeu pour ses environnements répétitifs quand on y a joué au complet et qu'on réalise que l'idée initiale était fausse. La vérité est que le jeu est riche et regorge d'environnements détaillés, comme le bateau au début, Athènes, le désert et un temple qui est toujours construits de brique et de roche, oui, mais qui nous montre toujours une nouvelle facette, qui nous teste toujours sur différents critères contenant des défis pensés par plusieurs dieux différents et leurs capacités respectives. Le véritable défaut du jeu est de trop étirer la sauce longtemps sur chaque passage. Mais dans le temple, même si lui aussi contient quelques moments entrecroisés, ça ne m'a pas dérangé du tout (autre qu'il peut être parfois frustrant à conquérir; n'oublions pas que la boîte de Pandore pour permettre à un mortel de tuer un dieu s'y cache).

Je peux même expliquer pourquoi tout semble si grand et si long à parcourir; prenons l'exemple d'un long pont qui mène au temple et sur lequel il n'y a pas d'action par exemple. Ça ne dure pas plusieurs minutes de le franchir, mais vous pouvez tout de même vous dire que c'est inutile. Je réponds FAUX! C'est pour vous plonger dans l'univers du jeu, ce qui fonctionnait merveilleusement bien à l'époque quand les graphiques étaient actuels. Ça fonctionne toujours bien si vous êtes un fan des locations du jeu.

Des dieux aux pouvoirs inimaginables ont demandé la construction du temple dans lequel vous cherchez la boîte de Pandore, alors il est normal que le lieu semble plus adapté à un géant, si on revient à ce pont qui mène au temple. Les dieux de la Grèce Antique ne sont pas particulièrement généreux (après tout, quel dieu l'est dans toutes les mythologies créées à ce jour) et ils n'ont pas demandé la construction d'un temple de façon réaliste pour qu'un mortel puisse arriver au bout. Ce n'est qu'un lieu de torture déguisé pour les amuser. Il faut que le jeu ait cette notion de grandeur et de "je n'arriverai jamais au bout de cette quête", "je suis perdu", "ça fait vingt fois que je passe ici, est-ce que les dieux se moquent de moi?", etc..

Pour ce qui est de la longueur du jeu passée dans Athènes, vous êtes quand même dans la capitale de la Grèce, alors ce n'est pas petit comme endroit. Le seul point négatif que je vous accorderai donc là-dessus, c'est que trop d'heures de gameplay sont absorbées par cet endroit. On pourrait vous faire sentir la grandeur de l'endroit en y passant quand même un peu moins de temps considérant le temple immense qui vient dans l'autre partie. Le point que je ne vous accorderai pas, c'est que le jeu recycle toujours les mêmes environnements. Je parie que vous-même ne serez pas non plus d'accord avec cela après l'avoir fini.

Un autre problème important sur lequel il n'y a pas d'excuse, c'est l'impossibilité de contrôler la caméra, ne serait-ce que légèrement. Je vous garantis que je ne trouve rien de positif à cela. Je sais qu'il s'agit d'un jeu à la troisième personne et qu'il est difficile de créer une bonne caméra pour ces jeux, mais ici on a volontairement décidé de miser sur une présentation impeccable (les caméras sont positionnées à différents endroits dépendent de l'écran où vous êtes, pour bien cadrer les décors et la scène d'une façon plus grandiose) plutôt que sur le confort du joueur. Même pas la possibilité de regarder en bas quand il y a un trou devant vous, il faut vous y aventurer et soit trouver le chemin où il faut aller pour poursuivre la quête ou trouver un trésor caché, ou bien mourir de façon imprévue. Je l'ai dit, il y a suffisamment de checkpoints (c'est de points de sauvegarde en tant que tels qu'il manque un peu) si le jeu n'avait pas ce problème, mais pas assez quand vous venez de mourir pour rien au beau milieu de nulle part.

C'est un véritable assez grand problème et j'ai donné l'excuse possible, miser sur une bonne présentation un peu comme un film, mais ce n'est pas une bonne excuse quand l'on considère que les deux jeux qui suivent, même s'ils n'éliminent pas entièrement les problèmes (et vous n'avez toujours pas de contrôle sur les caméras), ils deviennent moins frustrants sur cet aspect tout en conservant la même qualité de présentation. Ce n'est pas non plus une excuse, car ils pourraient tout simplement vous donner la possibilité de regarder en bas d'un trou pour voir ce qu'il y a sans pour autant ruiner la présentation des autres parties.

On a déjà une liste de problèmes quand même considérable, car j'analyse le tout à fond et que je ne souhaite pas laisser passer quelque chose (je suis comme ça, que voulez-vous), mais vous saurez passez par-dessus tout cela si vous êtes un joueur avec une tolérance moyenne disons. Sans oublier que les joueurs aussi curieux de cette mythologie devraient plus facilement tolérer.

Reste un problème à ajouter et je ne sais pas comment bien le faire passer après avoir parlé des caméras, mais le contrôle aussi peut faire des siennes. Pas quand vous vous battez, car là vous êtes en contrôle, avec plusieurs combos à débloquer et certains combos qui fonctionnent bien pour faire différentes choses, dont le très utile "carré, carré, triangle", qui met les ennemis au tapis et brise les boucliers. Ne pas oublier non plus que vous pouvez facilement vous débarrasser des harpies en pressant cercle, le "grapple" du jeu. Activer une magie est un jeu d'enfant ainsi qu'activer la rage des dieux.

Cependant avec celle-ci, nous avons le premier problème du type : c'est que la rage des dieux est un petit pouvoir secondaire qui vous rend plus fort pendant une courte période, vraiment plus fort. Seulement, lorsque vous l'activez, il est impossible de reculer en arrière, vous allez complètement la gaspiller. Après il va vous falloir tuer plusieurs ennemis pour la récupérer. C'est frustrant et il est très facile de mal calculer son coup. Un pouvoir qui s'appelle la rage des dieux ne devrait pas vous faire sentir impuissant.

Mais ce n'est pas ça le problème majeur au niveau des contrôles (de toute manière, c'était plus un contrôle manquant qu'un problème de contrôle). Vous vous y attendiez, le problème vient surtout des éléments de platforming, particulièrement les sauts. Votre personnage peut faire un double saut (aucune idée comment et ce n'est même pas une magie, le mortel Kratos saute et peut resauter une deuxième fois pendant qu'il est en chute libre dans les airs), mais on a quand même l'impression qu'il manque un peu de puissance à ces sauts lorsqu'il vient le temps de sauter au-dessus d'un trou qui semble juste assez grand pour vous tuer, mais qui vous laisse dans l'incertitude (n'oublions pas que la caméra ne vous aidera pas beaucoup). En général, un peu comme dans Mega Man, j'ai trouvé que la question du saut était plus matière d'apparence trompeuse que de réel problème, car en général les sauts qu'il est possible de faire, je ne les ai pas manqués. Tout de même un problème.

J'ai aussi remarqué que dans certaines conditions, les double sauts répondaient moins bien, surtout en haute altitude peut-être, ça c'est juste étrange. Dernier problème de contrôle qui m'a coûté quelques vies et qui est plus frustrant qu'il en a l'air : quand vous activez un "minijeu" pour achever une créature puissante, il arrive qu'il y ait une partie où vous devez presser sur cercle rapidement, mais si vous ne savez pas que cela s'en vient, le jeu ne vous laisse pratiquement pas le temps de mettre votre pouce sur cercle que le minijeu se désactive et qu'il faut le recommencer; en ayant encaissé des dommages pour avoir raté la manœuvre évidemment. Un problème aussi étrange que celui des double sauts, étant donné que les autres boutons de la séquence de minijeu n'ont pas ce problème.

Ce dont plusieurs joueurs se rappelleront, ce sont des bouts où il faut déplacer des roches ou objets similaires soit pour résoudre des puzzles (qui deviennent un peu trop difficiles pour ce à quoi l'on s'attendrait d'un jeu d'action) ou pour pouvoir atteindre des plates-formes trop élevées en sautant dessus. Je n'ai pas joué à d'autres jeux où le déplacement des objets était semblable. Bouger ces roches est long malgré la force de votre personnage et ils ont ajouté un coup de pied que vous pouvez charger et qui vous permet de les lancer rapidement à l'autre bout de la pièce. Le coup de pied prend du temps à charger aussi. Donc en gros, considérant l'exagération du restant de ce que votre personnage peut faire, ils auraient tout simplement dû faire qu'il peut bouger les pièces avec aise même si elles sont géantes.

On a parlé en sacré grosse profondeur des défauts du jeu, celui qui en a le plus dans la série, et en même temps on a relevé quelques points positifs, principalement son ambiance, un peu tout ce qui compose l'environnement du jeu en matière de mythologie grecque et ne pas oublier l'action sanglante et satisfaisante. Les deux autres jeux, j'en parlerai plus en termes de ce qui a changé qu'en profondeur. J'ai dit pas mal tout ce que je pense : je vous conseille fortement la série, jouez à tous les jeux à partir du premier et vous trouverez que ça ne fait que devenir de mieux en mieux.

Si vous avez une télévision HD, les deux premiers jeux paraîtront très pixélisés et flous (style que l'on accepte en jouant à un vieux jeu de NES, mais sacrément laid pour God of War I et II). Prenez donc la compilation God of War Collection sur PS3 : elle est adaptée en HD, avec un lissage des textures je pense (en tout cas le tout paraît plus smooth). Ce n'est pas un remake entièrement refait, mais il sera au moins regardable et vous avez deux des meilleurs jeux de PS2, à ne pas jouer l'un à la suite de l'autre je dirais, mais quand même excellents.

4 étoiles sur 5

God of War II

Devant de la boîte de God of War IIDans God of War II, votre situation a changé, mais vous en avez toujours contre un dieu : nul autre que Zeus, le roi des dieux. Cependant, la quête est plus centrée sur les Titans, qui ont été défaits par les dieux d'Olympe il y a de cela bien longtemps. Les Titans, si vous ne connaissez pas l'histoire, sont tout simplement d'autres dieux. Par exemple, l'un d'entre eux, Cronos, est le père de Zeus.

Dans la série, les Titans sont représentés comme de géantes créatures, forces de la nature. Par exemple, Gaia, l'une des plus importantes du groupe, est tout simplement cette géante forme féminine avec du gazon et des arbres qui poussent sur son corps.

Il y a de nouveaux ennemis au rendez-vous, quelques Titans que vous verrez emprisonnés dans les environnements et qui tentent parfois de vous barrez la route (ils ne sont pas reconnus pour leur intelligence). Il est intéressant de devoir les déjouer, ces géants (pas 2 mètres, mais des édifices), et épique est le mot qui est approprié. Quelques scènes aussi à dos de Pégase, le cheval volant. Ceci aide à faire varier un peu le gameplay, mais ce sont de courts passages. Cependant, le jeu en général contient beaucoup plus de variations avec plusieurs ajouts.


Il y a un arc que vous allez trouver, aussi des ailes qui vous permettent de planer un peu. Ceci vous permettra d'atteindre certaines plates-formes plus éloignées. Vous obtenez plus d'armes, dont un marteau qui a une attaque secondaire dans laquelle vous envoyez des âmes sur vos ennemis. Tout cela fait que les quelques magies, 4 nouvelles, semblent moins distancées. Vous avez aussi à utiliser des crochets auxquels vous lancez une chaîne pour vous accrocher à quelques endroits. Ce n'est pas gros, mais ça ajoute de quoi. Il y a aussi un pouvoir qui fige le temps à certains endroits, avec des puzzles centrés sur cet aspect (les puzzles sont aussi beaucoup plus raisonnables cette fois). Ce sont des changements plus ou moins importants, mais bien éparpillés de manière à ce que vous ayez toujours l'impression qu'il y a du nouveau.

On explore aussi beaucoup plus la mythologie, avec les Titans que j'ai mentionnés, au moins un autre dieu qui prend sa place, d'autres figures connues comme Jason et la toison d'or, Icare, les sœurs du destin, etc., ça n'arrête pas. C'est pourquoi la deuxième entrée de la série, je l'ai toujours dit, me semblait grandement supérieure au premier jeu. Il y a tout simplement plus de matériel. Sans compter que dès les débuts du jeu vous remarquerez que l'action a augmenté d'un cran en combattant une statue géante, sur plusieurs sections, possédée par Zeus.

Il n'y a pas de temple où toute l'action principale se passe, je dirais plutôt que plusieurs environnements sont regroupés pour composer ce qui sera votre chemin vers les sœurs du destin. Des forêts, marais, édifices en ruines, lieux intérieurs et extérieurs, zones avec du feu, zones avec de l'eau, souterrain, une section avec des pièges un peu pour rappeler le temple du premier jeu, un peu de tout.

Les graphiques étaient aussi encore mieux à l'époque, avec un peu plus de détails et tout simplement des environnements plus intéressants. Les effets commençaient à embarquer dans une nouvelle génération, avec un peu de motion blur à cheval dans les airs et de beaux effets fluides même dans les scènes d'action intenses. Toutes ces améliorations n'enlèvent pas à la durée du jeu en plus, qui peut être de 10 à 15 heures.

Il y a toujours le problème que la caméra ne peut être contrôlée, mais comme mentionné plus tôt, je ne sais pas pourquoi, mais c'est moins frustrant ici. Je suis mort beaucoup moins de fois à cause de ça. Donc bravo pour cette amélioration, quelle qu'elle soit. Cependant, le problème des double sauts à certains endroits et du bouton cercle dans les minijeux est le même. Déplacer des objets se fait aussi de la même vieille façon pénible avec au moins un endroit fait uniquement pour vous mettre en colère avec ce contrôle.

Contrairement à la rage des dieux, nous avons ici la rage des titans qui vous permet d'être activée même quand la charge est partiellement remplie et d'arrêter de drainer le pouvoir en plein milieu de l'utilisation. Merci, je ne sais pas pourquoi ce n'était pas déjà comme ça.

Ceci dit, notez que plusieurs défauts sont partis et plusieurs ajouts ont été faits. On ne sent plus réellement un vide dans ce jeu comparé au premier. Si vous étiez un fan du premier, il n'y a absolument aucune raison pour laquelle vous n'aimeriez pas ce second. Même si vous n'aimiez que passablement le premier, le second est l'amélioration du siècle que vous attendiez.

Encore une fois, si vous avez une télévision HD, il est très important selon moi que vous preniez God of War Collection si vous êtes intéressé. De toute façon, cette version sera plus facile à trouver, sauf si vous n'avez pas de PS3!

4,5 étoiles sur 5

God of War III

Devant de la boîte de God of War IIIGod of War III est sur PS3, mais qu'est-ce qui fait de lui le meilleur de la série? Eh bien pratiquement juste le fait qu'il est sur PS3 étrangement. Rapidement, God of War III, c'est God of War II, super beau en HD avec la technologie disponible maintenant. Ayant ces avantages et comportant autant d'améliorations que God of War II sinon plus, il est par défaut le meilleur.








Ceci dit, il y a certains bouts que j'ai l'impression d'avoir plus aimé dans God of War II, mais God of War III l'emporte avec la finalité de votre quête. Détruire Olympe et ses dieux. Vous m'avez bien entendu : vous devez tuer TOUS les dieux de diverses manières. Par exemple, il y en a un qui s'avère être plutôt faible, il ne fait que se sauver de vous rapidement et espère que vous manquerez le pied pour tomber à votre mort inévitable. D'autres comme le premier que vous affronterez, Poséidon, sont plus coriaces. Eh oui, le premier boss est le dieu de la mer.

Il y a quelques bouts que j'ai dit préférer dans God of War II, mais je pense qu'une partie de ça n'est qu'une impression que je me suis créé en n'arrivant jamais à pleinement apprécier le jeu au moment présent. Je ne savais pas quand il allait finir et combien de dieux il y allait avoir à affronter, alors je vivais constamment sous la crainte que l'aventure se termine. À chaque fois que j'arrivais à une autre étape du jeu, je me disais : «Ah non, je suis déjà sorti de là? Ça va finir bientôt, merde...» J'avais tort en plus, le jeu est même un peu plus long que God of War II. En quelque sorte, c'est dire à quel point j'aime ça : je ne voulais pas que ça finisse.

Il y a tellement de moments que l'on ne voit que dans les légendes, comme une exploration en profondeur du royaume d'Hadès, l'enfer grec. Non pas le fameux stéréotype du lieu orangé avec du feu, mais un royaume souterrain, sombre, où il ne fait pas bon vivre, car il est peuplé d'âmes perdues ou en détresse. L'ambiance est parfaite et pas exagérée. Vous ne vous attardez pas longuement à aucun endroit, la durée est juste parfaite (contrairement à l'impression que j'ai eue de trop court).

On pourrait même dire qu'une petite location du jeu est directement sur un Titan, n'oubliez pas que ces créatures sont immenses. Vous aurez d'ailleurs à en combattre. Wow! D'autres lieux sont dans les extérieurs du palais d'Olympe, à l'intérieur de celui-ci, dans la zone reliant Hadès au palais et d'autres lieux à l'intérieur du palais qui sont de véritables sections en tant que telles. Et vous explorez tellement de la mythologie en rencontrant chaque dieu et en comprenant rapidement un peu c'est quoi leur pouvoir. Même Hercule fera son apparition et ce n'est pas le même personnage pris directement du dessin animé, de la série télé ou des films.

Une autre série d'armes tombera entre vos mains et cette fois je trouve que ce sont les plus intéressantes. L'une tente d'absorber l'âme de vos victimes, une autre est simplement basée sur la force brute. La magie cette fois est liée directement à l'arme que vous utilisez. J'ai eu un peu plus de misère à trouver mon bon mélange de magie/arme dans celui-ci alors que dans les autres jeux j'utilisais souvent la même magie comme passe-partout. J'ai l'impression que les pouvoirs sont plus travaillés pour être utiles à certains endroits plus que d'autres.

Dans God of War II, la violence était parfois si poussée que ça ne faisait plus de sens même pour un dieu de survivre à ce qu'il se passait. Dans God of War III, la violence a encore monté d'un cran, tellement que je criais presqu'à l'écran pour dire à Kratos d'arrêter la punition. Je ne sais pas, j'ai l'impression que c'est trop. Pas dans le sens que je n'aime pas voir la violence, je n'ai aucune objection morale à cela dans un jeu vidéo clairement classifié pour adultes, mais je trouve que ça réduit un peu l'impact de chaque coup quand passer un couteau à travers le cerveau de quelqu'un ne le tue pas encore.

Petit défaut si l'on veut, mais ça n'enlève pas la variété surprenante du jeu en termes de locations, en termes de pouvoirs (par exemple, vous conservez les ailes du deuxième jeu et y ajoutez des sandales pour marcher rapidement), il se passe toujours quelques chose de jamais vu dans la série à chaque moment. C'est tout simplement génial et l'un de mes jeux préférés en 2010 parmi la sélection un peu limitée de ce à quoi j'ai joué, je dois l'avouer (je me rattrape peu à peu).

Pour ce qui est des problèmes, eh bien la caméra est encore la même, mais elle fait encore moins défaut que dans God of War II, ne me demandez pas pourquoi. Vous serez grandement heureux d'apprendre qu'il n'y a plus les problèmes de contrôle qu'il y avait, car maintenant déplacer un objet se fait rapidement (Kratos prend de la vitesse si vous déplacez un peu dans la même direction pendant un moment), les problèmes de double sauts me sont arrivés moins souvent ou pas du tout et surtout, on nous laisse un peu de temps avant de presser le bouton cercle dans les minijeux. Pourquoi ce n'était pas de même dès le début demeure un mystère.

Donc ce jeu apporte les améliorations du deuxième et fixe pas mal la dernière chose qu'il restait à fixer. J'ai oublié de mentionner aussi que dans certaines sections lorsque vous grimpez un mur par exemple, Kratos ne pouvait pas se battre au même rythme que sur le sol. Dans celui-ci oui et ils réussissent dans l'animation à me faire croire qu'il est capable de se tenir tout en allant envoyer ses couteaux dans tous les sens. C'est un beau travail d'artiste ça.

Ce que je voulais dire donc plus tôt en disant que c'est uniquement parce qu'il est sur PS3 qu'il est le meilleur, c'était un peu faux (car il a vraiment plus de variations et des environnements plus intéressants côté mythique, sauf la zone qui relie le palais et Hadès et qui remplace un peu le temple du premier; je préférais le temple, car dans ce jeu c'est la seule zone qui paraît vide), mais je voulais dire que God of War II était déjà le jeu de la série qui n'avait pas besoin vraiment d'améliorations pour être considéré un très bon jeu.

Le gameplay est presqu'identique entre les deux. J'ai peut-être à ajouter qu'il y a quelques moments pour vous faire sentir encore plus puissant, comme quand plusieurs ennemis se mettent sur votre dos et que vous pouvez tous les repousser ou encore quand vous en prenez un et le traînez dans le tas pour faire trébucher les autres. Aussi sauter d'une harpie à une autre pour aller à une plate-forme très éloignée, mais autrement pas d'ajout majeur.

Donc le troisième, avec son utilisation de meilleures capacités techniques, est inévitablement meilleur et non, il ne nous fait pas sentir que c'est juste encore la même chose. Évidemment je vous suggère de distancer un peu votre session de jeu finale sur God of War II de votre session de jeu initiale sur God of War III.

Les graphiques de God of War III sont sublimes, parmi les meilleurs avec beaucoup de détails et d'effets en tous genres. Il y a aussi de l'art dans certaines cutscenes, très stylisé. C'est un univers riche et haut en couleurs avec des ambiances toujours justes.

La trame sonore, toujours aussi épique. Je n'ai rien à ajouter. Rendu là je ne sais plus comment vous faire passer le détail que le jeu est excellent. Si vous n'avez pas compris, c'est que vous n'aimez pas la mythologie grecque ou peut-être que vous n'êtes pas un fan des jeux d'action. S'il-vous-plaît ne me dites pas qu'il n'est pas original aux côtés de Halo 3, Halo 3: ODST et Halo: Reach ou aux côtés de nombreux Call of Duty (sans rien dire pour ou contre ces jeux, en fait j'ai aimé les Call of Duty auxquels j'ai joué, je veux juste pointer qu'il y a beaucoup de FPS de guerre comparé à autre chose).

5 étoiles sur 5

1 commentaire :

Anonyme a dit...

jai tou aimer, du debut jusk la fin

Publier un commentaire

Un compliment est toujours apprécié. Si vous avez des questions, informations supplémentaires, corrections ou des commentaires à énoncer, comme votre opinion personnelle sur un sujet ou une critique à adresser, essayez d'être constructif, mais nous n'effaçons tout de même aucun commentaire, y compris négatif ou anonyme, sauf le spam.