dimanche 2 janvier 2011

Red Dead Redemption

Devant de la boîte de Red Dead Redemption (Xbox 360)Enfin! Un environnement différent! Pas de jeu de tir dans l'espace ou dans un futur post-apocalyptique : un jeu qui se passe dans le "Far West" dans le temps des cow-boys!

C'est l'environnement du jeu qui en fait un incontournable. Tout comme l'était Liberty City dans GTA IV, l'univers de Red Dead est vivant. On se sent totalement en immersion. Le niveau de détails est ahurissant.

Quand je dis que l'univers est vivant, c'est que vous pouvez vous promener tranquille dans une ville quand tout à coup, un homme crie : «Cet homme m'a volé mon cheval!» Vous sautez donc sur le vôtre et partez à la poursuite du brigand. Vous ramenez le cheval volé au pauvre homme et il vous remercie (et votre réputation augmente). Des moments comme ceci se passent en dehors des missions sans avertir, c'est comme si vous y étiez. C'est parfois des otages à sauver en plein désert, une femme qui se fait battre ou une fusillade improvisée qui vous surprendra. Les passants sont tous différents; les gens à cheval vous saluent tous avec des voix différentes : on ne se sent pas dans un jeu, on se sent dans un autre monde.

Les dialogues sont tous enregistrés par des acteurs qui ont bien fait leur travail. Pendant les missions, il arrive souvent que les personnages discutent avec vous durant le voyage, ce qui les rend encore plus sympathiques. Les personnages sont tous mémorables et le personnage principal, John Marston, est particulièrement réussi. Il a une personnalité et un passé qui en font un personnage marquant du monde des jeux vidéo. Red Dead Redemption n'aurait pas besoin d'une adaptation cinématographique. Il est déjà aussi complet et accrocheur qu'il peut l'être.


Pour le thème, c'est très réussi, car tout ce que l'on associe aux cow-boys est présent dans ce jeu : duels, rodéo, ranchs, saloons, bandits, mines, trains à vapeur, amérindiens, poker, chasse, forts, bref tout y est. La carte n'est pas uniquement composée de désert : il y a aussi des forêts, une montagne enneigée et une dizaine de villes à visiter, chacune ayant son propre style.

Il y a des tonnes d'activités à faire :
-Les lapins, loups, coyotes, grizzlys, aigles et plein d'autres animaux se promènent en nature. Vous pouvez les chasser pour récolter leur fourrure et viande pour les vendre ou échanger contre des biens rares.
-Poker, blackjack, dés, bras de fer, lancer du fer et plein d'autres jeux sont disponibles à tout moment.
-Des affiches dans chaque ville offrent une récompense pour la capture de criminels recherchés.
-Vous pouvez même aller dans des cinémas pour écouter des courts métrages!
-Et n'oubliez pas la tonne de missions optionnelles!

Red Dead Redemption est produit par la même équipe qui nous a donné les Grand Theft Auto et ça paraît. Même qu'en gros, c'est GTA dans le Far West. Mais est-ce une mauvaise chose? Pas du tout :
-Un système de carte parfait, sur lequel on voit tout de suite les prochaines missions disponibles (lettres sur la carte).
-Un système de tir et de couverture efficace.
-Des contrôles parfaits auxquels on s'adapte instantanément.
-Au lieu de pouvoir voler des voitures, vous pouvez ici vous servir de n'importe quel cheval pour vos déplacements. (Vous pouvez même en capturer avec votre lasso.)

L'histoire aussi est exactement la même prémisse que dans GTA IV : c'est un homme qui est à la recherche d'un rival qu'il souhaite éliminer. Les deux personnages essaient d'obtenir de l'information pour le retrouver, mais ils se trouvent tous deux à rendre service à toutes sortes de gens qui disent détenir de l'information. Les gens pour lesquels vous ferez des missions sont toujours aussi détestables et stupides (c'est comme cela depuis GTA III). On finit quand même par se tanner un peu d'entendre les personnages nous dire : «Oui, j'ai des renseignements pour toi, mais avant il faut juste que tu élimines une vingtaine de gens...» La finale de Red Dead Redemption est tout de même très réussie.

Il y a une amélioration majeure dans Red Dead, les sauvegardes automatiques après chaque point important à l'intérieur des missions. Il arrivait trop souvent dans GTA IV d'être obligé de recommencer les missions du début, y compris le chemin pour se rendre à l'autre bout de la carte, ce qui est une énorme perte de temps à mon avis. Dans Red Dead, vous recommencez au dernier checkpoint sans punition.

Mais le jeu n'est pas sans faille. Vous devez tout de même vous rendre au point de départ des missions qui sont souvent très éloignées. Sur 20 heures de jeu, je suis certain qu'il y aura au moins 5 heures de transport à cheval. C'est très long. Il y a aussi un point (vers le milieu du jeu) où les missions sont redondantes. Rendu à ce point, je me suis senti obligé de mettre le jeu de côté pour quelque temps, histoire de ne pas perdre tout mon intérêt.

Rassurez-vous, les missions sont tout de même variées : courses de chevaux, invasions de forts, fusillades à cheval, poursuites de trains; c'est vraiment super. C'est vraiment le transport qui rend le tout parfois lourd. J'aurais aimé le même principe que dans Fallout 3 et Oblivion : l'option de se transporter aux lieux déjà visités (ou même aux points de sauvegarde), à condition qu'il n'y ait aucun ennemi aux alentours. Ça aurait raccourci radicalement les heures de jeu totales, mais le plaisir aurait été plus constant.

Red Dead Redemption demeure un incontournable. Il est différent des autres jeux sur le marché et se sert des mécaniques de jeu des GTA : une excellente chose.

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