lundi 22 novembre 2010

The King of Kong: A Fistful of Quarters



Un documentaire nous montrant les efforts de Steven Wiebe, un professeur d'algèbre dans un secondaire américain, pour devenir officiellement le joueur ayant accumulé le plus de points dans une partie de la classique borne d'arcade Donkey Kong; voilà ce qu'est The King of Kong. J'ai entendu l'idée derrière le documentaire et j'ai ri. J'ai même entendu dire que c'était bien meilleur que je pouvais le penser et je n'y ai juste jamais trop porté attention.

Mais il se trouve que je suis abonné à Netflix et assez récemment ce film s'est ajouté dans la librairie des films disponibles à écouter en ligne au Canada. Mon visionnement a donc officiellement commencé par un "pourquoi pas?" Par contre, j'imagine que vous désirez un peu plus un "pourquoi?" Eh bien, ce qui suit est pourquoi je pense que oui, vous devriez porter attention à ce film, surtout si vous êtes un gamer peut-être, mais aussi si vous êtes intéressé à la quête d'un homme pour obtenir ses 5 minutes de gloire.


C'est sûr qu'il y a place à dérision, car les jeux vidéo sont souvent associés à des nerds boutonneux qui n'ont aucun talent social et qui sont déconnectés de la réalité. Les 10 à 20 premières minutes me laissaient d'ailleurs l'impression que toute l'histoire est ridicule.

Monsieur Wiebe semble obsédé devant sa propre borne d'arcade, il semble délaisser sa famille un peu (en particulier sa fille fait un commentaire dans la voiture à un moment), car il doit jouer constamment et se pratiquer. Son adversaire, le champion en titre qu'il doit vaincre, s'appelle Billy Mitchell. C'est presqu'un vilain dans une série télé pour adolescents : il agit comme un con sûr de lui et profiteur et il porte une cravate "USA" en déclarant que ce sont ses initiales qu'il laisse à côté de son meilleur score dans un jeu.

On peut même nous laisser croire à un complot un peu plus tard, alors qu'il tente tout pour briser les rêves de Wiebe allant même jusqu'à envoyer une vidéo préenregistrée de sa partie, alors qu'il avait déjà dit à Wiebe qu'une cassette ne pouvait pas être considérée vraiment valide. Vous voyez, Billy Mitchell se trouve à être en relation avec Twin Galaxies, l'organisation responsable de maintenir et vérifier les scores.

Il n'est pas non plus le seul à paraître initialement complètement diabolique. Moi en regardant donc durant les 10 à 20 premières minutes, je disais : «Hey! C'est un jeu merde!» Je suis un gamer sérieux moi-même, quoique pas de la branche super compétitive, et je ne pouvais prendre cela au sérieux.

Mais ils ont réussi à me gagner peu à peu. Les humains derrière ça ont fini par être explorés. Quand on comprend un peu mieux comment ils pensent, on finit par comprendre qu'obtenir le meilleur score dans un jeu, c'est aussi important dans les yeux de Wiebe et Mitchell que de gagner la médaille d'or aux olympiques. Ce sont deux individus passionnés et ils travaillent vraiment beaucoup pour être les meilleurs à ce qu'ils font.

Wiebe a une famille comme je l'ai déjà mentionné, c'est un gars ordinaire qui semble mener une bonne vie ordinaire. Il a un talent pour les jeux vidéo et il compte l'utiliser. Il est très déterminé et persévérant. Ce sont des qualités qui nous permettent de prendre part au documentaire, de compter pour lui en compétition et de vraiment s'investir dans sa quête, du moins c'est ce que ça a fait pour moi. Et je ne sais pas si c'est juste le documentaire, mais il semble difficile à défendre la personnalité de Billy Mitchell. On ne dirait pas qu'ils ont eu à le forcer à agir comme il le fait, j'ai vraiment l'impression qu'il a réussi à faire de lui-même un "vilain", pareil comme dans un jeu vidéo. C'est génial!

En bout de ligne, que Wiebe gagne ou pas, Mitchell a perdu. À quoi sert d'avoir le titre de champion pour la gloire si les gens nous détestent?

En gros, c'est la vieille histoire du petit qui bat le grand, David contre Goliath, la minuscule compagnie contre la géante corporation, le consommateur contre le vendeur. C'est une histoire de courage et d'espoir, sous la forme de quelqu'un qui souhaite prouver qu'il est meilleur que vous et n'importe qui d'autre à Donkey Kong et ça fonctionne merveilleusement bien, aussi étrange que cela puisse sembler.

1 commentaire :

Solo the CyberpunK a dit...

J'ai trouvé ce film amusant et charmant, il a beau être sorti en 2007, mais il semble être sortie tout droit des années 80.


Je conseille aussi ce film aux parents qui ont des enfants qui ont grandi avec les plus récentes consoles et qui n'ont pas connu les arcades : ce film capture l'essence de ces classiques d'arcade. C'était constitué d'entrainement, de persévérance, et de talent pur.

Dans le temps où les gens se contentaient de battre le plus haut score, ont voit que le sentiment d'accomplissement ne peut pas être égalé.

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