jeudi 17 décembre 2009

Prince of Persia (2008)

Devant de la boîte de Prince of Persia (2008)Après The Sands of Time, Warrior Within et The Two Thrones, Ubisoft a décidé de repartir la franchise Prince of Persia à neuf, pour le mieux. Cette fois-ci, le prince sera accompagné d’Elika, une princesse au pouvoir bien utile. Malheureusement, Prince of Persia fait partie des jeux passés inaperçus à cause de leur sortie dans le temps des fêtes, l’an passé pour celui-ci.

Prince of Persia est magnifique. Il a un style en cel-shading pour les personnages et un décor toujours impressionnant. L’atmosphère est bien présente grâce à une trame sonore excellente.

J’ai adoré le personnage principal et surtout son interaction avec Elika. Il est un peu nonchalant, vantard, mais on s’attache à lui : il a une vraie personnalité, pour une fois. Pendant que vous parcourrez les niveaux, les deux personnages vont parfois se lancer des commentaires comme «Hé, ne t’agrippe pas aussi fort!». L’air de rien, ces commentaires sont extrêmement importants. C’est eux qui nous font croire constamment que les personnages que l’on contrôle sont vivants et non de simples marionnettes. Ces commentaires ne sont pas non plus trop présents, ni répétitifs. Ce sont des petits détails comme ceux-là qui rendent un jeu immersif ou non.


Côté gameplay, Prince of Persia est pareil depuis le tout début : naviguez dans un parcours à obstacles avec le bon timing tout en faisant des acrobaties. Les ennemis à part les boss sont rares, ce qui est une bonne chose. Ce n’est pas un jeu de combat, c’est un jeu de plates-formes.

Les combats sont différents de ce que l'on pourrait s'imaginer d'un jeu de ce type. Vous n'arrivez à rien en appuyant frénétiquement sur n'importe quel bouton. Pour réussir à frapper votre adversaire, vous devez enchaîner les combos et prendre votre ennemi par surprise. Les contre-attaques sont aussi très importantes.

Les contrôles sont simples : le bouton A sert à sauter ou à exécuter une attaque acrobatique, B sert à utiliser le gauntlet ou à s'agripper, X utilise l'épée et Y la magie de Elika.

Elika vous aidera à faire un double saut, à utiliser des plates-formes magiques et à faire des attaques spéciales durant les batailles, mais elle est plus que ça. C’est elle l’histoire. On ne croise qu'une poignée d'êtres vivants dans le jeu. Le prince, Elika, son père, les quatre boss et deux dieux que l’on entend plus parler que l’on ne voit réellement. Sans elle, le jeu serait extrêmement vide : vous seriez seul dans un monde vide. Elika vous donne le sentiment d’être accompagné, vous pouvez même lui parler et elle vous donnera des détails sur l’histoire. Elle a aussi un compas qui vous indique votre chemin.


Vous ne pouvez jamais mourir dans le jeu. Si vous tomber dans le vide, Elika vous ramène au dernier sol plat où vous avez marché. Dans les batailles contre les boss, au lieu de vous faire tuer, Elika vous sauve avec un sort qui fait aussi regagner de l’énergie à l’ennemi. Au lieu de mourir et de recommencer, les batailles s’allongent lorsque vous avez de la difficulté. Ce n’est pas une mauvaise idée, ça ne laisse jamais le joueur frustré, donc rend l’expérience de jeu encore plus agréable, sans la rendre nécessairement plus facile.

Parlant de la difficulté, si on regarde globalement, le jeu n’est pas vraiment difficile. Les quelques casse-têtes sont une véritable blague. La navigation dans le niveau se fait avec aisance : ils sont en général une série de boutons à appuyer (courir sur le mur, sauter, s’agripper à une poutre, glisser sur le mur, s’accrocher à une vigne). J’ai joué normalement sans m’attarder à rechercher tous les 1001 "Light Seeds" et j’ai obtenu le succès sur Xbox 360 "finir le jeu en moins de 12 heures". Je suppose que c’est environ sa durée de vie.

Le gros défaut du jeu est qu’il est très répétitif. TRÈS. Vous entrez dans le niveau, vous vous rendez sur le "sol fertile" suivant le chemin et vous combattez le boss. Ensuite, vous devez obtenir les boules de lumière, les Light Seeds, éparpillées dans le niveau. C’est tout. Vous devez refaire ceci 23 autres fois.

Il y a bien sûr des variations en travers les niveaux comme de nouveaux pouvoirs et quelques rares puzzles. Malgré le fait qu’il est toujours pareil, le jeu demeure accrocheur et on a toujours le goût de continuer.

J’ai détesté le fait qu’à la fin du jeu, on a la fameuse phrase "à suivre"... Quand c’est en prévision d’une suite, ça va, mais dans ce cas, la véritable fin est un épisode téléchargeable pour 10$. Pourquoi? Peu importe le prix que vous payerez pour ce jeu, l’ajout d’un 10 dollars est trop. Surtout pour un chapitre encore identique au jeu complet, dont vous n’aurez pas vraiment envie de jouer après avoir complété l’histoire principale. Vous aurez le goût de passer à autre chose.

Somme toute, Prince of Persia est un excellent jeu, quoique répétitif. Disponible maintenant pour environ vingt dollars, vous ne serez pas déçu de votre achat.

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