jeudi 8 octobre 2009

Final Fantasy IX

Devant de la boîte de Final Fantasy IXTout comme pour Final Fantasy VIII, il existe toutes sortes d'approches à prendre face à ce jeu, je pense même qu'il y a plus de gens qui l'aiment moins que FFVIII, y compris les critiques "officielles" (qui ne le détestent généralement pas, mais qui lui attribuent tout de même une note un peu plus légère). De mon côté, je ne dirai jamais que c'est le meilleur jeu de la série, mais je le trouve bon et plaisant. Je pense que pour l'apprécier à sa juste valeur, il faut avoir joué à d'autres jeux de la série, car FFIX contient plein de références à des FF précédents et il est, en quelque sorte, un mélange des diverses choses que la série a essayé jusqu'à celui-ci, en termes de styles graphiques, histoire et au niveau du gameplay. Cependant, même si vous n'avez joué à aucun autre jeu de la série, il demeure un jeu qui se veut simple et plaisant à jouer, ce qui est un assez bon but à viser parfois.

N'écoutez pas nécessairement toute cette longue vidéo, ce sont les 30 premières minutes du jeu. Grâce au lecteur de YouTube, ne faites que parcourir rapidement des bouts, il y a le style du jeu et une ou deux batailles du commencement à voir, pour vous donner une idée.

FFVII et FFVIII se situaient tous deux dans des environnements partiellement modernes ou même futuristes avec un mélange des éléments de fantasy traditionnels. FFIX revient aux racines médiévales de la série, avec évidemment des châteaux, des chevaliers, des paysans, des rois, des reines et des princesses.

Il y a même des races qui ne sont pas réalistes du tout, comme des nains (ceux de la fiction) et des rats anthropomorphes, en gros le genre de créatures qu'il y avait dans les FF en 2D, ce qui ne fonctionnerait pas vraiment bien dans FFVII ou FFVIII qui se veulent plus "réalistes" (quoique FFVIII contienne une race de... Je ne sais pas quoi, des espèces d'extra-terrestres obèses vivant dans un village isolé.) Pas tous les jeux de la série ne devraient être situés dans le temps des chevaliers et ils ne devraient pas non plus tous se situer dans un temps de technologies modernes. FFIX est le bienvenue, étant le premier de la sorte en 3D (sans compter Final Fantasy Tactics), et je suis content qu'il y en ait au moins un comme celui-ci, pour avoir le choix.

Il nous présente un univers riche qui profite de son genre en nous présentant des mages et beaucoup d'éléments fantasy. C'est un retour à la pure magie et non à la science (sans pour autant dire que FFVII ne mélangeait pas bien les deux). Il y a quelques éléments de l'histoire qui ressemblent à un remix de FFIV, peut-être en moins bien fait, mais au moins dans un tout différent qui nous présente une histoire plaisante, je vous en parlerai plus en détails et je vous expliquerai comment elle devrait être perçue selon moi.

Comparaison entre le modèle d'un mage noir de Final Fantasy (NES) et de Vivi (un mage noir spécial) dans Final Fantasy IXPremièrement, il y a une multitude de personnages jouables provenant de milieux différents, que ce soit sur le plan social ou de leur provenance même que l'on parle. Il y a une princesse, un chevalier, un voleur, un mage noir (retour à leur apparence classique comme dans le premier FF, mais c'est une conversion 3D très bien réussie avec du style), etc.. Ce sont des personnages stéréotypés au départ, mais ils démontrent quand même une petite progression jusqu'à la fin du jeu et cette fois-ci, trois personnages ont des origines complètement mystérieuses qui sont longuement gardées secrètes.

Il y a aussi l'antagoniste du jeu qui est un méchant bien standard en partie et aussi très différent sous une facette cachée. Vous ne l'aimerez peut-être pas la première fois que vous le verrez (d'autant plus que son design est BEAUCOUP trop féminin pour un mâle), mais il devient mieux, sans devenir aussi grandiose que Sephiroth de FFVII, au moins il suit la même progression en apparaissant à maintes reprises à travers le jeu.

En tout cas, pour en revenir à l'évolution des personnages jouables, la princesse devient plus habituée aux comportements des paysans, le chevalier qui a extrêmement de misère à garder son calme et sa colère en lui apprend à respecter le voleur, celui-ci agit toujours de façon cool, mais même lui apprend à devenir quelqu'un de plus respectable justement (je dirais que ce n'est quand même pas le personnage le plus intéressant du jeu). Je ne vous en dis pas plus sur les personnages, parce qu'apprendre à les connaître est vraiment plaisant, ils ressemblent à ce que l'on pourrait voir d'une pièce de théâtre et plusieurs des scènes se déroulent de façon similaire d'ailleurs.

Les personnages ont des dialogues qui correspondent à leur rôle, ils disent souvent des choses comiques, l'histoire comporte des mises en scènes du genre un personnage en cherche un autre, ce dernier sort de la pièce alors que l'autre apparaît, puis il disparaît au moment où l'autre revient. Il y a aussi des bouffons jumeaux qui parlent constamment en antimétaboles. C'est ce que je voulais dire, c'est comme une pièce de théâtre située à une époque médiévale avec plusieurs scènes comiques (et il y a même une pièce de théâtre pour commencer le jeu ou presque).

Le jeu comporte même des scènes optionnelles que vous pouvez activer (il y a un indicateur au bon moment) en vous promenant dans la ville, car les personnages se séparent en entrant à chaque endroit qu'ils visitent. Parfois, vous pouvez obtenir des petites scènes comiques ou encore, obtenir un petit objet, comme une potion ou un truc dans le genre, il y a même une scène où vous perdez de l'argent. C'est plus léger que les autres FF et ça convient au style du jeu, vous pouvez parfaitement y jouer quand vous avez tout simplement le goût de vous faire divertir par le jeu (par exemple, on ne joue pas à Metal Gear Solid si on est en burnout, cela va de soit).

Il y a quand même des choses sérieuses qui se passent et c'est ce qui compose l'aspect mystère du jeu, pour maintenir votre intérêt de temps à autre (quelque chose qui manquait au moins partiellement à FFVIII selon moi). Un épais brouillard couvre le monde depuis plusieurs années (des technologies ont même été créées pour s'en servir comme énergie), il y a un complot qui se trame, la reine d'Alexandria qui est la mère de l'un de nos personnages semble en faire partie, les créatures mythiques de la série sont utilisées à des fins destructrices et on ne comprend pas comment cela est possible (seulement des gens élus devraient être capables de s'en servir). Le tout finit même par ressembler à une tragédie, du moins pour certains de vos personnages, alors que des pays entrent en guerre et se font détruire. Sachez que c'est à ce genre de moment que le jeu aime faire quelque chose comme vous introduire un petit insecte ridicule comme dirigeant d'une nation!

C'est encore une fois comme le théâtre comique et les arrivées en scènes de certains personnages loufoques à des moments inattendus. C'est aussi un genre de retour aux temps plus simples du 8 bits et du 16 bits, mais maintenant parfaitement converti en 3D. L'histoire ne vous semblera pas forcée, elle est bien étendue sur les 4 disques du jeu, mais elle ne vous semblera pas trop longue non plus, c'est plaisant le temps que ça dure (50 heures et plus, comme les autres FF sur PS1, on ne fait plus la différence quand c'est aussi long). En fait, je l'ai bien aimée, c'est tout ce que je veux dire dans le fond.

Maintenant, quelque chose d'aussi important que de pouvoir apprécier l'histoire qui se déroule devant nos yeux est de pouvoir y jouer sans problèmes, et de ce côté là FFIX ne pose aucun problème. Il utilise encore le bon vieux système en temps réel nommé ATB, mais il oublie pas mal tous les changements que FFVIII a apportés pour revenir à une formule plus classique, peut-être plus près de celle de FFVI que n'importe quelle autre, mais avec ses propres ajouts et modifications.

C'est-à-dire que si vous vous rappelez de FFVI, les magies étaient apprises en ayant une créature mythique d'équipée pendant un certain moment, jusqu'à ce que vous ayez amassé assez d'expérience pour apprendre la ou les magies indépendamment de la créature. Dans FFIX, les magies, l'invocation de créatures mythiques et même les techniques spéciales sont apprises grâce aux équipements (de plus, certains équipements donnent un boost à certaines statistiques au moment où vous augmentez de niveau, comme FFVI pouvait le faire avec les créatures mythiques équipées). Par exemple, une épée vous rend plus fort, bien entendu, mais elle contient une liste d'habilités qui peuvent être apprises en accumulant des AP durant les batailles. Chaque habilité requière un nombre différent de AP et chaque arme ou armure contient une liste d'habilités différentes, bien que certaines soient entrecroisées.

En général, vous aurez le temps d'apprendre les habilités qui vous intéressent avant que l'arme ou armure ne devienne désuète, mais parfois, vous aurez à prendre la décision d'attendre avant de passer à un nouvel équipement, c'est plutôt spécial et pas si mal que ça. De plus, ce ne sont pas tous les personnages qui peuvent apprendre les même habilité, certaines oui, mais il y en a plusieurs qui sont uniques ou applicables seulement aux mages, par exemple. Il y a même deux personnages qui peuvent appeler des créatures à votre aide et certaines de ces créatures sont bien spécifiques sur qui peut les appeler, c'est plutôt intéressant, bien que restreignant. Je suis prêt à accepter ce genre de restrictions dans l'optique qu'elles apportent de la stratégie et un sentiment que les personnages soient plus uniques, qu'ils ont chacun leur but et c'est le cas ici.

Pour ce qui est de l'option d'invoquer des créatures à votre aide, le jeu vous fera attendre un bon moment avant de vous le permettre, mais ne paniquez pas au début, ça arrivera et le jeu dure bien assez longtemps pour vous laisser en profiter. Une petite chose, ces créatures n'ont plus de HP comme dans FFVIII, car il n'y a pas de barre de recharge supplémentaire pour les invoquer, ils apparaissent aussitôt que la commande est lancée (en autant qu'un ennemi ou autre membre de l'équipe n'ai pas une commande à exécuter, dans quel cas elle se mettra en queue invisible). C'était quelque chose d'un peu intéressant que nous contribuait FFVIII, mais c'est aussi bien des fois de juste pouvoir lancer une attaque sans attendre, ce qui m'amène sur un autre point, l'attente.

Je pensais que FFVIII était bon pour nous faire attendre, avec de longues scènes pour invoquer les créatures et tout, mais FFIX est vraiment lent! Les scènes d'invocation de créatures le sont toutes, lancer une magie l'est, il y a même parfois une petite seconde d'attente avant que le personnage ou ennemi commence à exécuter une commande quand c'est son tour, même si elle est déjà choisie. C'est presqu'un défaut majeur, mais en tout cas je ne retiens qu'une seule chose, c'est que c'est long.

Ce qui m'a surpris cette fois-ci, c'est que même s'ils ont bel et bien conservé un jeu de cartes, je n'ai pas détesté l'idée autant que dans FFVIII, même que je trouve ce jeu de cartes pas si mal. C'est qu'il n'y a plus autant de règles qu'avant et un coup que vous avez appris les bases, elles ne changent pas d'une région à l'autre ou un truc dans le genre. C'est un petit jeu de cartes simples, chaque carte a des statistiques et des directions dans lesquelles elle peut attaquer, vous les placer sur une grille et le reste se fait tout seul. Ce que j'ai apprécié, c'est que même si presque tout le monde peut y jouer dans le monde du jeu, ce n'est pas nécessaire, vous pouvez passer à travers le jeu sans jamais y jouer, alors que dans FFVIII ce pouvait être utile pour obtenir ce que vous désiriez (avec le système pour transformer des cartes et des objets dans le but d'obtenir des magies à attacher à vos statistiques).

Autre chose ayant rapport avec le gameplay, c'est que certaines habilités sont des habilités de support, c'est-à-dire que vous ne les utilisez pas dans la bataille, mais elles fonctionnent de par elles-mêmes en "background". Comme une habilité vous permettant d'avoir plus de succès à voler des objets d'un ennemi (car l'un des personnages a la commande "Steal", c'est le retour des commandes uniques à certains personnages) ou une autre qui vous permet de faire en sorte que votre personnage prenne les dommages à la place d'un autre qui est sur le point de mourir.

Ces habilités de support doivent elles-mêmes être équipées dans les menus du jeu préalablement grâce à une certaine quantité de pierres magiques (un nombre total qui augmente tout seul avec votre niveau). La quantité de pierres requises dépend de l'habilité et vous pouvez équiper autant d'habilités que votre total de pierres le permet (avec 32 pierres au total, par exemple, vous pourriez équiper une habilité de 8, une autre de 16 et une autre de 8).

Ça a l'air de rien, mais c'est très important, ça fait toute la différence entre gagner et perdre certaines batailles (car le jeu n'est pas difficile en moyenne, mais il contient des courts passages où vous êtes plutôt serrés si vous comprenez ce que je veux dire). Ça c'est une stratégie que j'aime contrairement à FFVIII, car vous n'avez pas besoin d'un guide pour tout comprendre, mais il y a quand même la notion de choix à faire avec la possibilité d'être un bon stratège ou pas.

Une chose qui a été complètement massacrée par contre est le système de Limit Breaks qui s'appelle "Trance" ici. L'explication du jeu est qu'un personnage peut avoir une décharge d'émotions trop puissante qui le fait muter et qui lui permet d'exécuter des attaques spéciales puissantes pendant un bref moment. Le problème du système, même si cela fonctionne selon son explication logique, c'est qu'un personnage peut entrer en transe à n'importe quel moment indésirable, comme durant une bataille contre un lapin avec 10 de HP alors que vous êtes un personnage de niveau 56.

La transe n'est disponible que pendant la bataille en tant que telle et une petite barre vous indique quand elle sera disponible. Cette barre se remplit alors que vous vous faites attaquer à travers diverses batailles. La période de temps durant laquelle la transe dure, mis à part qu'elle finit avec une bataille de manière sûre à 100%, est indiquée par une barre. Chaque commande, que ce soit une attaque, vous défendre ou utiliser un objet, fait descendre cette barre. Si vous veniez tout juste de choisir une commande environ en même temps que votre personnage s'est fait attaquer et qu'il était prêt à aller en transe sans que vous ne le désiriez, il l'exécutera et la barre baissera un peu. Si le personnage se fait tuer parce qu'il était à court d'énergie sans que vous n'ayez planifié qu'il devienne utile sous peu, la transe s'annule. En gros, vous n'obtiendrez presque jamais la possibilité d'utiliser une transe au bon moment, comme durant une grosse bataille contre un boss.

Un système très mal pensé (qu'ils auraient tout simplement pu copier des anciens FF s'ils ne savaient vraiment pas quoi faire) et les attaques spéciales en tant que telles ne sont pas extrêmement cool à regarder. FFVIII était bien meilleur là-dessus, vous permettant même très souvent de voir ces attaques.

Ce qui est intéressant maintenant que j'y pense, c'est que les défauts introduits sont vraiment une atteinte au jeu l'empêchant d'être parfait, mais sans le rendre mauvais ou impossible à jouer. C'est comme de jouer à un excellent jeu dans lequel les niveaux bonus sont affreux, on s'en fout, ce sont des niveaux bonus. Dans un RPG, ces aspects font partie du système utilisé dans les batailles, c'est un peu plus grave, mais pas trop, puisque ça ne vous demande pas de faire des réflexions sans cesse comme dans FFVIII et son système compliqué et le jeu n'est pourtant pas du tout impossible à finir, sa difficulté est ordinaire.

Le reste fonctionne comme il devrait, vous choisissez les membres de votre équipe (c'est un trait assez important du jeu, vous montez une équipe pouvant utiliser les techniques que vous désirez, puisque tout le monde ne peux plus apprendre n'importe quelle magie), vous achetez vos équipements, vous apprenez des habilités, vous choisissez lesquelles utiliser et vous le faites, aucun problème de ce côté même si ce n'est pas nécessairement super innovateur (je veux vraiment juste dire, ça fonctionne bien et c'est jouable, plaisant).

Capture d'écran de Final Fantasy IXLes graphiques font étrangement un retour au style déformé (comme vous pouvez le voir ci-dessous, et en passant ne vous fiez pas complètement à la grandeur de chacun qui est différente selon leur distance par rapport à la caméra au moment de la capture d'écran), mais ils en font véritablement un style sans aucun doute cette fois-ci avec de très beaux graphiques chargés pour de la PS1. Les personnages sont définitivement représentés selon le style de caricature japonais SD avec une plus grosse tête que la normale et de grandeur réduite par rapport à un humain normal aussi. Même dans les batailles ou dans les scènes prérendues ils demeurent comme ça, ce qui me porte à croire que FFVII n'était pas entièrement un style (puisque les personnages n'étaient plus déformés dans les batailles). Le tout est très approprié avec le style comique du jeu et justement, le jeu est extrêmement stylisé pour son histoire, sa musique, son design (des personnages et des ennemis) et ses riches environnements (qui sont encore prérendus comme dans FFVII et FFVIII). On a vraiment l'impression d'être dans un univers propre au jeu, dans un temps médiéval coloré.

Comparaison entre le modèle typique d'un personnage de Final Fantasy VII, de Final Fantasy VIII et de Final Fantasy IX
La musique, comme je viens tout juste de le dire, a du style. Ce que je veux dire par là, car cela demande des explications, est qu'elle est spécialement composée selon le thème du jeu, beaucoup plus que n'importe quel FF venant avant. Chaque pièce a un son très médiéval, souvent de festivité ou plus actif, bien sûr, s'il représente une scène d'action, mais quand même toutes les pièces sont assez associables entre elles. Le défaut de tout cela est qu'une musique en particulier, une mélodie que la princesse se rappelle de son enfance, est toujours entendue.

Il y a des moments où elle la chante (mais c'est plutôt en instrumental), ensuite il y a le fait que la mélodie est intégrée à la musique que vous entendez sur la carte du monde entre les villages, parfois elle est intégrée à certaines scènes prérendues ayant généralement un lien avec elle et c'est même la chanson de la fin du jeu (mais avec des paroles). C'est une belle petite mélodie à première écoute, je ne dis pas le contraire, mais elle est vraiment trop utilisée, d'un autre côté, c'est peut-être la trame sonore de la plus haute qualité que Uematsu a produite depuis FFVI.

Scores :

Graphiques : 90%
Le style est là, les environnements sont remplis et nous font véritablement penser à un temps médiéval, mais bien sûr dans un univers fantasy. Bizarrement, je n'aime pas le design du personnage principal en particulier, ni d'aucun membre de sa troupe de voleurs, mais c'est peut-être juste moi (et de plus, il a une queue de singe dont les gens ne parlent pas vraiment dans le jeu, ce qui est dérangeant jusqu'à temps que ce soit expliqué assez tard dans l'histoire. Est-ce juste moi aussi qui trouve qu'ils ont exagéré la laideur de la reine?) Cela n'enlève pas le style du jeu, tout le reste est très bien, y compris les autres personnages. Les scènes prérendues sont vraiment à un niveau sublime elles aussi

Sons : 88%
La musique est vraiment bonne, elle suit un thème général qui s'applique très bien à l'univers du jeu et il y a rarement une composition qui ne fonctionne pas. Cependant, comme je l'ai dit, il y a un thème récurrent VRAIMENT trop utilisé (le pire est que c'est une belle mélodie, mais rien ne résiste à autant d'heures consécutives), ce qui explique que le score ne soit pas complètement parfait, malgré les mérites du jeu dans ce département

Jouabilité : 81%
Il n'y a pas grand-chose d'innovateur et certainement rien de révolutionnaire, mais c'est une collection de choses qui ont bien fonctionnées pour les autres jeux de la série. Le système d'apprentissage des magies est la seule chose que je pourrais classifier d'un peu innovatrice et il y a quelques défauts que j'ai mentionnés, mais en gros, c'est amusant et ça fonctionne pour la majeure partie sans sembler "passé date" (je l'avais dit à ma critique de FFIV, le système ATB est une merveille depuis sa création et encore à ce jour), donc c'est positif

Rejouabilité : 25%
Pourquoi un score plus bas que FFVIII ici? C'est que la seule partie de rejouabilité à laquelle je peux donner un score positif pour FFIX, c'est de continuer à jouer pour faire augmenter le niveau de ses personnages comme dans d'autres RPGs. Le fait est que FFVIII remplissait sa tâche davantage de ce côté même si ses quêtes optionnelles étaient trop cryptiques (et que je n'aimais personnellement pas le jeu pour une multitude de raisons), alors que celles de FFIX ne sont généralement tout simplement pas intéressantes du tout. D'un autre côté, ces jeux durent assez longtemps pour que vous en ayez pour votre argent, mais je retiens que FFVII faisait mieux en termes de rejouabilité, si ce n'est même simplement du fait que vous allez rejouer à FFVII si vous l'aimez, plus que vous allez rejouer à FFVIII ou FFIX (ces deux là, probablement seulement si vous êtes un fan plus que modéré)

Histoire : 83%
C'est une histoire simple, mais qui a conscience de ce qu'elle est. Le jeu ne cherche tout simplement pas à surpasser FFVII en termes de sériosité, il veut tout simplement raconter une histoire charmante remplie de magie et de ce fait, il respecte bien le genre. Tout comme dans presque tout FF, il y a un peu le thème de l'amour entre deux ou plusieurs personnages, mais ce n'est pas forcé ou aussi centré que dans FFVIII (et au moins, c'est bien introduit)

Bonus : 100%
D'excellents graphiques, une bonne trame sonore (en fait, en mettant ses défauts mentionnés de côté, c'est du Uematsu de haute qualité) et une histoire plaisante, au moins autant que le gameplay, ce jeu mérite votre attention un jour ou l'autre. Ce n'est pas un chef-d'œuvre, c'est juste un bon jeu et cela fait du bien de temps à autre d'avoir juste quelque chose de bon entre ses mains. En fait, grâce à ses bons graphiques, sa bonne présentation, sa musique, son histoire, sa jouabilité, c'est le plus près que l'on obtienne d'un FF sur PS1 du but que j'attribue à tout FF depuis FFVI, et je me cite : «l’expérience ultime d’immersion dans un univers alternatif à celui du joueur où vous vivrez une aventure magique et inoubliable (qui serait difficilement reproductible dans la "vraie vie".» FFVII est meilleur à mon avis pour d'autres raisons, mais tous ses éléments de présentation n'étaient pas là à leur plein potentiel (je l'ai déjà dit, surtout une partie des graphiques)

Total : 80%
J'ai passé près d'en faire un must, un "Choix du geek", malgré ses défauts, parce que je l'aime vraiment en fait ou plutôt, j'aime vraiment y jouer. J'ai quand même réalisé que justement, ce n'était pas un must, c'est un bon RPG auquel vous n'êtes pas obligé de jouer à tout prix, il ne manque pas forcément à votre culture de gamer ou de fan de RPGs (contrairement à FFIV qui finissait avec le même score, sans oublier que son score était diminué légèrement par les restrictions de la version américaine), je ne fais que vous le suggérer fortement pour un de ces jours. Après avoir joué aux must absolus de tous les temps, pourquoi ne pas passez par celui-ci. Vous savez quoi, si vous avez lu ma critique jusqu'ici, juste entre-nous, considérons-le au moins à moitié comme un "Choix du geek" très personnel


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