jeudi 15 octobre 2009

Fables

Devant du roman graphique Fables: Sons of Empire (volume 9)Le concept est simple. Imaginez que tous les personnages de fables et contes que vous connaissez ont été exilés de leur monde magique à la suite d’une guerre. Ils se retrouvent tous à New York dans un petit village appelé Fabletown et essaient de vivre normalement.

Les personnages de contes ne sont pas seulement empruntés. Ils deviennent plus vivants et originaux que jamais. Blanche-Neige, le Grand méchant loup, la Belle et la Bête, Cendrillon, Pinocchio, le prince charmant, Boucle d’or, la Barbe bleue... Ils sont TOUS là.

Ne vous méprenez pas! Fables n'est pas pour autant une bande dessinée pour enfants! La morale, la violence et le deuxième niveau sont fidèles à la branche Vertigo, la division de DC Comics qui publie toujours des romans graphiques matures.

Dans les premiers volumes, l’histoire est bonne, mais simple. Elle tourne autour des relations entre les personnages et de quelques petits conflits mineurs. Au fur et à mesure que la série progresse, le scénario devient de plus en plus profond, les personnages de plus en plus développés. Lors d’une gigantesque guerre planétaire contre l'"adversaire", on se dit vraiment que Fables est devenu en lui-même un nouveau conte inoubliable. C'est parfois étonnant à quel point l'histoire peut devenir sombre et dramatique (pour le mieux, bien sûr).

J'aime aussi le style graphique : clair et efficace. Les pages couvertures sont magnifiques : des peintures faites sous un style particulier qui résume parfaitement l'essentiel de la portion d'histoire contenue dans le volume en question.

Puisque Fables contient un bon concept, il est évident qu’il allait se faire convoiter par Hollywood tôt ou tard. Sauf que cette fois-ci, au lieu d’un long métrage, il sera adapté en série télévisée. C’est une bien meilleure idée, considérant tout le contenu que Fables peut présenter. Je me rappelle de la série Le 10e royaume (The 10th Kingdom) que j’avais suivie avec intérêt et qui partait du même concept. Par contre, beaucoup d’effets spéciaux seraient nécessaires et connaissant le budget parfois limité d'une adaptation destinée pour la télévision, j’ai peur que la série devienne trop ordinaire, moins magique. Nous n’avons pas beaucoup de détails sur l'adaptation si ce n’est qu’un épisode pilote sera produit pour la saison 2009-2010 (maintenant!)

Pendant ce temps, prenez la peine de découvrir la série de la bonne façon : en vous plongeant dans les nombreux volumes disponibles. Au moment de l’écriture de cet article, Fables compte 87 numéros, disponibles en 12 volumes, ainsi que plusieurs spin-offs : Jack of Fables, Cinderella: From Fabletown with Love, The Literals et deux romans (de pures et véritables romans avec des illustrations). Si vous débutez, je vous conseille fortement la réimpression en format Deluxe avec couverture rigide, qui contiendra environ 10 numéros pour chaque volume au lieu de 6.

Résumé :
+Concept original
+Personnages attachants
+Beaucoup de matériel à se mettre sous la dent
+Le focus n'est pas toujours sur le même personnage
-Les premiers volumes se développent un peu trop lentement

1 commentaire :

DarkEvil a dit...

En fait, Fables, c'est aussi un retour à la vraie nature des contes desquels il s'inspire, car autant les versions de Disney sont centrées envers les enfants avec la traditionnelle fin où tout va pour le mieux avec une belle petite leçon de morale, autant les contes originaux étaient faits pour des adultes, ne finissant presque jamais bien (ils finissaient d'une façon plus crédible et beaucoup moins magique) et démontrant assez souvent les thèmes de la mort ou de la sexualité.

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