jeudi 29 octobre 2009

Castlevania: Symphony of the Night (PS1)

Devant de la boîte de Castlevania: Symphony of the Night (PS1) Qu’est-ce que Castlevania? Apparemment, c’est un château maléfique changeant de forme et refaisant surface à tous les 100 ans avec la résurrection de son maître, le légendaire vampire et comte, Dracula en personne. C’est aussi le nom d’une série de jeux vidéo de plates-formes centrés sur un aspect action (le deuxième jeu contient aussi des éléments RPGs) dans lesquels vous incarnez normalement le rôle d’un membre du clan Belmont, une famille mythique de chasseurs de vampires depuis plusieurs générations. Les jeux originaux sur NES sont réputés pour être difficiles même si classiques, principalement à cause que le personnage rebondit vers l’arrière à chaque fois qu’il est touché, lui causant la mort en tombant dans des trous sans aucun contrôle.

Castlevania: Symphony of the Night, originalement disponible sur PS1 (avec un port sur Saturn, mais je n’ai pas essayé cette version avec des niveaux ajoutés, tout ce que je sais c’est qu’elle contient apparemment beaucoup de défauts et que les bonus ne sont pas aimés du créateur du jeu), est la suite de l’excellent Castlevania: Rondo of Blood, autrefois exclusif à la version japonaise de la TurboGrafx-CD, avant la sortie de Castlevania: The Dracula X Chronicles sur PSP (qui contient même Symphony of the Night).

Malgré la différence de génération entre les premiers jeux et celui-ci, le jeu demeure essentiellement fidèle (souvent dit LE meilleur de la série, je dis qu'il est différent et le meilleur dans ce qu'il propose), en incorporant ses propres éléments RPGs et en perfectionnant les autres aspects traditionnels du jeu pour en faire quelque chose de grandiose, du moins beaucoup plus accessible que les premiers jeux. Avec sa mythologie tirée tout droit du genre horreur (Dracula, Frankenstein, la Grande Faucheuse, même Méduse et Belzébuth sont au rendez-vous), ce n’est pas un jeu fait pour vous effrayer, mais pour vous donner la satisfaction d’affronter tous ces monstres classiques que vous connaissez. Avec Halloween à nos portes, c’est le moment parfait pour vous replonger dans cet univers!

Puisque ce jeu classique ne contient pas beaucoup de défauts à mon avis, je vais commencer par vous parler des problèmes du jeu. En fait, devrais-je plutôt dire le problème? Il est trop long. Je ne veux pas dire que c’est un RPG de 50 heures, mais il est trop long pour ce qu’il fait ou ce qu’il est. Il dure plus de 10 heures si vous ne connaissez pas par cœur l’IMMENSE château de Dracula et pour avoir la meilleure fin du jeu, sachez que vous devez explorer les moindres recoins. En plus, à la moitié du jeu, vous affrontez ce qui semblerait être le boss final du jeu, mais c’est alors que si vous faites la bonne chose (il est possible que le jeu prenne fin à ce moment si vous n’avez pas un objet en particulier, mais ne vous inquiétez pas, vous avez toujours la chance de revenir sur vos pas), le jeu vous présente une version renversée du château. C’est un peu comme les jeux de course qui vous présentent les mêmes pistes, mais inversées pour vous faire croire qu’il y a du contenu.

Le pire dans tout ça, c’est que ce jeu a suffisamment de contenu et je le voyais parfaitement finir tout comme tout jeu de ce genre l’aurait fait, après avoir complètement exploré le premier château. La version renversée semble étrange et une façon "cheap" d’étirer la sauce, ce qui risque de vous faire perdre un peu d’intérêt pour le jeu après un moment. Ils n’auraient eu qu’à mettre moins de boss à trouver (il y en a une multitude, ça n’a pas de bon sens) ou tous les inclure dans le premier château, ça aurait été possible, il n’est pas petit.

Autre petit détail, les jeux d’origine étaient, ne nous le cachons pas, trop difficiles, alors que celui-ci est vraiment trop facile, mais ce n’est pas trop problématique étant donné que vous aurez probablement du plaisir en jouant de toute manière, facile ou pas.

Maintenant que c’est fait, je n’ai plus vraiment de problèmes avec le jeu, alors voici comment il se déroule. Au début du jeu, en 1792, vous incarnez le rôle de Richter Belmont, un descendant du clan Belmont, alors qu’il est en train de se battre contre Dracula. Cette courte portion du jeu n’est en fait qu’une reproduction de la fin de Rondo of Blood, mais c’est important qu’ils aient inclus cette scène étant donné que seulement les joueurs japonais (ou par importation) avaient pu jouer à ce jeu et aussi parce que Symphony of the Night n’est pas qu’un autre jeu situé des siècles plus tard dans la série, mais une suite directe, prenant place peu de temps après la disparition de Richter et la réapparition soudaine de Castlevania.

Au cours du jeu, vous ne serez pas qu’un vulgaire humain, mais bien le fils de Dracula lui-même, Alucard, nom choisi spécialement par ce dernier pour montrer son opposition face à son père. (Ce nom, autre qu’il est évidemment Dracula écrit à l’envers, pourrait être tiré du film Son of Dracula de 1934 (fils de Dracula), qui contient un vampire nommé Alucard.) C’est le même Alucard qui se battait contre Dracula aux côtés de Trevor Belmont (vous pouviez même le contrôler) plus de trois siècles auparavant dans Castlevania III: Dracula’s Curse, alors belle petite référence.

Alucard est différent de Dracula, car sa mère était humaine, c’est donc un dhampir (plusieurs interprétations de ce qu'est un dhampir existent dans le folklore, mais dans le cas de Castlevania, on prend ceci comme étant une créature avec tous les atouts et aucune des faiblesses d’un vampire, reconnue pour être particulièrement apte à pourchasser des vampires). C’est un être troublé, qui a rejeté le chemin que son père empruntait après un événement tragique avec sa mère, mais qui ne peut pas non plus vivre confortablement avec les humains. Il est tout de même déterminé à personnellement les sauver de la menace de son père et des nombreuses créatures qu’il a amenées avec lui.

C’est l’histoire du jeu, il y a quelques dialogues au cours de l’aventure, mais ce n’est pas un jeu à scénario. Décrite ainsi, elle peut sembler intéressante et je dois avouer qu'elle passe bien, mais ce n'est rien d'extraordinaire, elle n'est pas très présente dans le jeu. La majorité de ce que je vous ai révélé est présente au début et une autre petite partie lors d'une bataille contre un boss. Les dialogues sont parlés, le texte est non seulement ridicule à cause d’une très mauvaise traduction, mais l’interprétation est à peine mieux que médiocre. D’un autre côté, est-ce que j’évalue l’histoire du jeu? C’est un jeu d’action avant tout, l’histoire ne sert qu’à donner le contexte, la raison pour laquelle vous vous battez contre les monstres inclus dans le jeu, rien de plus, de ce côté-là, ça fait le travail. En plus, le jeu sera capable de vous faire rire, car c’est impossible de rester entièrement indifférent à certaines scènes, comme celle ci-dessous, avec la façon dont les lignes sont délivrées. (Mention spéciale à 2 :35.)


Cette scène d’intro est néanmoins parfaite pour vous donner le goût de continuer et tout de suite après, vous êtes en contrôle d'Alucard. Il est plus rapide qu’un humain normal (aussi, quand il prend un élan ou qu’il est dans les airs, le petit effet graphique bleuté qui nous montre la trace du personnage donne une illusion de vitesse très bien réussie, on a l’impression de flotter presque), il saute plus haut, il peut faire une glissade rapide vers l’arrière pour éviter un coup, il est plus fort, plus résistant et il peut aussi utiliser des magies ou pouvoirs spéciaux.

Les pouvoirs spéciaux auxquels je fais référence sont des transformations en chauve-souris (qui peut voler), en loup et en brouillard (qui peut voler et passer à travers de grillages ou éviter les coups). Tout comme les magies, ces transformations utilisent la barre bleue en haut de l’écran, celle-ci se recharge toute seule après une certaine attente ou en consultant un point de sauvegarde (qui restaure aussi votre énergie). Les objets spéciaux n’utilisent pas cette barre bleue, mais les cœurs que vous obtenez principalement en frappant des chandeliers ou des vases.

Les objets spéciaux sont une tradition dans Castlevania. Le personnage principal peut s’équiper d’un objet spécial qui peut être lancé, comme de l’eau bénite, pour faire des dommages parfois plus forts sur certains monstres, en plus de son arme principale.

Richter est le seul à avoir l’habilité d’activer un pouvoir spécial caché dans un objet en sacrifiant beaucoup de cœurs, résultant en une attaque ultra puissante. Richter a aussi des capacités uniques, comme des back flips et des coups de pied en glissade, mais ses sauts réguliers sont légèrement plus restreints pour ce qui est de changer de bord. Il peut courir, mais sa façon normale de marcher est plus lente. La seule arme qu’il peut avoir est une espèce de fouet qu’il peut aussi faire tourner sur place. Ça peut paraître stupide de développer un personnage qui a des capacités bien à lui s’il n’est utilisable que pour un court instant, mais en fait, après avoir fini le jeu, vous pouvez jouer en tant que Richter à la place d’Alucard, ce qui est vraiment plus difficile, puisqu’il ne peut acquérir aucune des habilités d’Alucard (et ça ne fait pas partie de l'histoire officielle du jeu, c'est juste un bonus).

Dans le cas d’Alucard, il peut augmenter de niveaux, ce qui fait augmenter l’ensemble de ses statistiques, accessibles via le menu du jeu où il peut aussi changer son arme, son bouclier (ou s’équiper deux armes), son armure, ses accessoires et même des "familiars", de petites créatures flottant autour de vous (il faut les trouver) qui peuvent vous aider de diverses façon (une utilise automatiquement l’une de vos potions quand vous êtes en état critique, un autre attaque et active des boutons inaccessibles). Pour faire augmenter votre total d’énergie et de cœurs, il est aussi possible de trouver des objets cachés dans le château en plus d'augmenter de niveau.

Pour vous aider davantage, il y a des reliques qui s’attachent automatiquement à vous lorsque vous les trouver, vous permettant d’afficher l’efficacité de vos attaques sur différents ennemis ou vous procurant des bonus à vos statistiques. Le jeu contient tous les éléments RPGs du deuxième jeu sur NES, Castlevania II: Simon’s Quest, sauf pour l’aspect de se promener de village en village et de parler à des gens (c’était entièrement raté de toute façon dans Simon’s Quest). Le système de statistiques est aussi beaucoup plus complet qu’à l’époque (ce n’était que l'énergie totale qui augmentait à l'époque).

Peut-être que tous ces différents bonus sont ce qui contribue à rendre le jeu trop facile, il aurait fallu que les ennemis soient sévèrement modifiés pour être plus forts, car il n'y a rien de compliqué au niveau du jeu de plates-formes qui peut vous tuer. À part quelques pics, il n'y a pas de trous ou de sauts difficiles, juste des endroits que vous ne pouvez pas accéder avant leur temps sans conséquences (c'est pourquoi ce n'est pas vraiment un jeu de plates-formes à proprement parler). Même les boss sont pour la plupart ridicules dans leur état actuel. C’est quand même intéressant d’affronter Belzébuth dans le deuxième château, un corps en état de composition avancé (le but est d’ailleurs d’attaquer différentes parties de son corps pour qu’elles tombent), supporté au plafond par des chaînes alors que des mouches géantes vous attaquent.

C’est essentiellement le jeu, vous vous promenez à travers le château, tuant rapidement à coup d’épée tout ce qui bloque votre passage (ce qui se fait de façon très plaisante et "smooth" avec Alucard équipé d’une épée assez puissante). Vous éliminez les boss qui vous donnent toujours un upgrade, le plus souvent pour votre énergie totale. Parfois, vous tombez sur une transformation qui vous permet de voler jusqu’à une portion auparavant inatteignable du château ou encore sur un objet qui vous permet d’ouvrir un type de portes fermées par la magie, par exemple. Certaines zones du jeu sont peut-être un peu trop bien cachées (comme le fait qu'il faille attendre devant des horloges pendant un moment pour ouvrir l'accès à un passage secret, mais c'est définitivement moins pire que Simon's Quest là-dessus). Une carte est disponible en pressant sur Select pour vous afficher vos progrès et la location des téléporteurs, un gadget requis pour naviguer dans un château de cette ampleur.


C’est une expérience de jeu semi linéaire, dans le sens qu’il y a des zones qui ne peuvent être atteintes avant d’avoir acquis quelque chose en particulier, mais la majorité du temps, vous pouvez aller dans tous les sens et confronter un boss avant un autre sans problème.

Ce pourrait être un bon jeu, mais rien d'extraordinaire, si ce n’était de sa qualité de présentation exceptionnelle. Le choix d’avoir conservé des graphiques en 2D sur une console plus puissante (du moins pour l’époque) permet au jeu d’avoir des graphiques sublimes et très détaillés avec beaucoup d’effets pour enchanter le tout, ce qui est plutôt nécessaire vu la nature du jeu. De temps à autre, c’est aussi amusant de voir qu’un objet du fond est en 3D quand vous bougez. Le design du château est excellent et les zones sont uniques. Malgré que ce soit un jeu à thématique horreur, il est très coloré, mais surtout coloré de la bonne façon. Il n’avait pas besoin d’être complètement sombre, puisque son but n’est définitivement pas de nous effrayer. L’ambiance est parfaitement réussite selon moi.

Cependant, elle ne serait peut-être pas autant réussite si la musique était affreuse, mais les compositions sont tout simplement magnifiques, elles dépassent le genre du jeu vidéo. C’est le premier château qui nous démontre tout ce qu’il a à offrir de ce côté (dans le deuxième, la même musique est souvent répétée d’une zone à l’autre), en nous faisant écouter des remixes de musiques présentes dans les anciens Castlevania et des compositions originales pour combler le reste. La façon dont la musique a été arrangée convient parfaitement à l’époque dans laquelle le jeu est situé et à l’allure des zones du château.

La première scène où Richter monte les escaliers pour confronter Dracula se fait sous une musique plus rock. Quand Alucard se promène dans la bibliothèque du château, c’est une musique distinguée style baroque (un style influençant plusieurs des compositions du jeu) et quand il est dans les catacombes, c’est l’une des musiques d’horreur les plus inconfortables que j’ai entendues, tout cela sur la simplicité d'environ deux notes de piano.

Est-ce que l’apparence d’un jeu et sa musique peuvent influencer notre perception de celui-ci? Ce n’est bien sûr pas le plus important dans un jeu, mais la réponse est tout simplement oui. Étrangement, je dirais que dans ce jeu, la musique a une capacité plus grande que les graphiques à modifier notre jugement. La musique de Symphony of the Night (je viens vraiment de m’apercevoir que le titre contient justement le mot anglais pour symphonie) est de haute qualité orchestrale sur CD, ceci à une époque où la console compétitrice de Nintendo nous délivrait encore principalement du son MIDI. Elle transcende le genre du jeu vidéo, semblant sortir tout droit d’une production cinématographique de classe.

Sur ce, je termine ma critique en vous suggérant définitivement ce jeu. Je ne peux pas l'évaluer avec des chiffres comme je le fais la plupart du temps, parce que je ne sais tout simplement pas comment le faire. Dois-je inclure l'histoire dans l'évaluation et si oui, combien est-ce que je lui donne? Les graphiques sont en 2D à une époque où on s'attendait à de la 3D, c'est donc de la 2D superbe rivalisant le reste, mais certains seraient sûrement en désaccord, je ne pourrais certainement pas lui accorder 100% ou aux alentours (ce n'est pas révolutionnaire). La trame sonore est sûrement l'une des meilleures pour un jeu vidéo, mais avec presqu'aucune variation dans la seconde moitié du jeu, combien lui donner? Le gameplay est bon, mais répétitif puisque j'ai pu le remarquer avec la longueur du jeu (rien que cette tendance m'a fait enlever le prix de "Choix du geek" que je souhaitais lui décerner au début). Est-ce qu'il contient une bonne rejouabilité? Oui, avec les diverses fins et un autre personnage jouable, mais cela contribue à la répétitivité du jeu. En bout de ligne, je lui donne 95% ou 75%?

Pour ne pas se laisser sur une note négative, je dois donc réitérer que je suggère fortement ce jeu à tout joueur qui n'a pas encore eu le plaisir d'y jouer. Est-ce le meilleur Castlevania? Cela dépend entièrement du genre de jeu auquel vous voulez jouer, le premier Castlevania est d'un genre semblable, mais en même temps assez différent de celui-ci. C'est peut-être un jeu répétitif, mais c'est aussi une expérience fantastique pour la première fois. Rien que ça vaut probablement le prix d'admission en autant que ce n'est pas 100$ (disponible sur Xbox Live avec quelques malheureuses modifications et sur PlayStation Network sous sa version originale PS1).


Jeux Castlevania
Série principale (les articles)
Castlevania II: Simon's QuestCastlevania: Symphony of the Night (PS1)

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Castlevania: Dracula X

1 commentaire :

Anonyme a dit...

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