samedi 25 juillet 2009

Earth Bound/Mother (NES) a.k.a. EarthBound Zero

Écran titre de Earth Bound sur NES

Vous connaissez Mother? Si vous ne pensez pas à quelque chose comme la chanson de John Lennon et que votre réponse est non, vous ne vous attendez sûrement pas à ce que ce soit le nom d’un jeu, un RPG et même plus, une série de jeux vidéo. Dans le jeu en tant que tel, il y a un endroit où un personnage vous dit qu'en gros, il ne faut pas s'attarder à son titre qui, selon le développeur, était avant tout utilisé pour faire différent.

Le seul jeu de toute la série à être officiellement sorti sur un marché autre que japonais s’appelle EarthBound sur SNES, bien sûr en anglais. Donc pour nous, reste du monde, il ne s’agit pas d’une série, mais plutôt d’un seul jeu, même si celui-ci a gagné en popularité ces dernières années avec la venue de l’Internet, de l’émulation, d’eBay et des divers critiques amateurs sur le Web qui l'adorent (regardez la critique du Happy Video Game Nerd, en anglais). Seulement, bien que connu dans le milieu de l’émulation et du piratage de ROMs, les gamers en général n’ont jamais joué au premier jeu de la série seulement sorti au Japon, cela semble être un assez bon argument, j'avoue. Il faut savoir qu’en fait, il existe une version américaine de ce jeu... Une seule copie dans le monde entier... Un prototype officiellement traduit en anglais et prêt à sortir, mais destiné à sombrer dans l’oubli pendant plusieurs années.


Je ne me mettrai pas à expliquer en détail les raisons pour lesquelles le jeu entièrement conçu et complété n’a pas vu le jour en Amérique, ni pourquoi certaines personnes ne croient pas en l’authenticité de cette version, car il existe déjà une entrevue avec le traducteur de la version anglaise qui explique ces raisons et pourquoi il pense que le prototype en circulation est bien un vrai. Déjà que le remake/compilation sur GBA (sortie japonaise uniquement), Mother 1 + 2, confirme pratiquement cette hypothèse. De toute façon, voici le lien vers l’entrevue, vous devez malheureusement comprendre l’anglais (le jeu n’existe pas en français, alors j’imagine que les intéressés parleront anglais de toute manière).

La seule façon de jouer à cette version prototype (mais je vous rappelle qu'elle est complète) est via un ROM distribué sur Internet. Pour des raisons légales, je ne peux vous fournir un lien direct, mais une petite recherche sur Google fera l’affaire, j'imagine que les intéressés sauront se débrouiller. Le jeu s'appelle bien Earth Bound selon la traduction "officielle" du prototype (n'oubliez pas l'espace ici, le seul point qui distingue ce titre de la version SNES existante) et EarthBound Zero d’après le petit piratage originalement fait par Demiforce, le groupe de pirates qui a mis le ROM sur Internet, pour aider les gens à distinguer les 2 jeux avec un titre quasi identique. EarthBound Zero contient aussi quelques corrections dans la traduction et des patches apportés au ROM pour qu’il fonctionne dans les émulateurs de l’époque, mais ce n’est plus nécessaire aujourd’hui, car les émulateurs récents peuvent lire le prototype en tant que tel sans problème, ce que je préfère puisque ça me semble plus officiel. De plus, il y a eu des problèmes avec la première version piratée EarthBound Zero où, à un point très avancé dans le jeu, il se rendait compte que ses données avaient été modifiées et la partie s'arrêtait brusquement (ils ont ensuite fait un patch supplémentaire pour contourner cette vérification). Aujourd’hui, je peux donc vous recommander d’utiliser le prototype d’origine sans modifications nommé Earth Bound pour NES et d’y jouer dans un émulateur de NES récent ou même avec le PowerPak sur la vraie console, si vous en avez un (j'ai remarqué quelques bogues graphiques avec cette méthode, mais vous vous apercevrez que ce n'est rien d'énorme).

Je réalise que je n’ai pas encore vraiment parlé du jeu en tant que tel après tous ces détails techniques, mais une partie était nécessaire pour familiariser certains d'entres vous avec le jeu, pour savoir de quoi je parle (surtout avec un titre identique à un autre jeu) et comment vous le procurer (sur Internet).

Earth Bound (j’utiliserai ce nom à partir de maintenant) commence étrangement avec du texte blanc sur un fond noir nous expliquant que 80 ans avant les événements du jeu (qui est situé dans les années 80 aux États-Unis), un homme et sa femme ont disparu alors qu’une ombre envahissait leur partie de pays. L’homme revint deux ans plus tard et poursuivit des études étranges en solitaire (pouvoirs psychiques), alors que sa femme ne revint jamais. Ensuite, un petit garçon se réveille de son lit, seulement pour se faire attaquer par une lampe durant une manifestation poltergeist. C’est après avoir reçu un coup de fil de son père que ce petit garçon part à l’aventure, démontrant des capacités psychiques latentes comme son grand-père autrefois (vous commencez le jeu avec le pouvoir de télépathie que vous aurez à utiliser à quelques rares occasions). Sa tâche, trouver ce qui cause des catastrophes diverses un peu partout dans le monde (du moins, dans les villages ruraux entourant sa maison) et résoudre ces problèmes à la racine, chose qui ne sera possible qu'en trouvant 8 parties d'une mélodie (les événements expliquant comment une mélodie peut arranger tous les problèmes sont assez étranges et connectés à une/des surprise(s) que je ne veux pas vous dévoiler ici).

Au cours de son aventure, il sera aidé peu à peu d’un autre enfant qui se fait moquer de lui par ses camarades de classe, car il est faible (et c’est vrai en passant qu’il est faible. Il n’a pas de capacités psychiques non plus, mais c'est plutôt Ninten, le nom du personnage principal selon plusieurs sources (il n'y a pas de nom par défaut dans le jeu en tant que tel), qui est bizarre sur ce point.) C'est un nerd à lunettes démontrant une passion pour tout ce qui est explosif. Il y a aussi une fille qui démontre des capacités psychiques latentes, plus basées sur l’offensive, alors que Ninten a des capacités exclusivement défensives et de soutien. Finalement, il y a un autre personnage qui semble plus âgé (quand même difficile à dire avec des graphiques 8 bits) et chef d’un gang qui terrorise sa ville. Ce personnage est le plus fort du jeu, se basant entièrement sur la force brute et ne démontrant aucune capacité psychique (aussi peu d’intelligence). La fille recherche ses parents disparus et cette brute cherche à venger ses parents.

Vos personnages ne sont pas vraiment plus développés que ça, mais ce n’est pas non plus l’intérêt du jeu. Ce que Earth Bound fait différemment des autres RPGs, c’est justement sa simplicité, mais aussi son humour ridicule. C’est en quelque sorte une parodie de tous les stéréotypes américains, tels que perçus par les japonais, compactés dans un jeu vidéo. L’arme de choix de votre personnage principal est un bâton de baseball, les ennemis sont des animaux, des véhicules, des gens bizarres (comme des hippies et des madames fâchées), des extra-terrestres...? Les ennemis principaux récurrents de la série sont d’ailleurs des extra-terrestres, ce qui lui a toujours apporté ce petit aspect "film de série B". Avec des voitures qui vous roulent dessus, un poltergeist pour débuter le jeu, des zombies qui terrorisent les habitants de la première ville rencontrée et littéralement des vaisseaux spatiaux qui vous attaquent, seriez-vous surpris si je vous disais que le jeu fait du sens?

En fait, l’histoire se tient bien pour ce qui est de l’univers du jeu et elle devrait réussir à captiver votre attention, sans compter que ça fait du bien de quitter un peu les histoires typiques des autres RPGs japonais, celles qui demandent des études intensives pour être comprises, de par leur symbolisme extrémiste ou avec des éléments d'une culture qui nous est étrangère. Ne vous trompez pas, je ne veux pas dire que celle de Earth Bound leur est inférieure, elle est d’un autre genre qui a pour avantage d’être agréable à suivre à n’importe quel moment.

Malgré un design commun à toute la série, le Starman, qui est quasiment le symbole de la série en tant que telle, chaque jeu a peu à voir avec le précédent ou le suivant, mais des thèmes sont souvent répétés et des personnages correspondent en apparence ou en personnalité, vraiment beaucoup dans le cas du personnage principal de Earth Bound et celui de EarthBound (même au niveau du nom, Ninten sur NES et Ness sur SNES, des noms qui ont rapport avec Nintendo).
Modèle en pâte à modeler du Starman de EarthBound sur SNES
Un modèle en pâte à modeler fait à partir du design d'un Starman dans EarthBound sur SNES (fortement similaire au design de celui sur NES). Starman, un symbole, une idole...
Le système du jeu peut sembler très simple au départ, surtout si vous êtes habitué à d’autres RPGs, comme Final Fantasy, qui nous montrent nos personnages et les ennemis sur le même écran avec des animations pour chaque attaque. Earth Bound ressemble plus à Dragon Quest/Dragon Warrior, car les ennemis sont face à vous sur un fond entièrement noir et vous ne pouvez voir vos personnages. Il n’y a pas vraiment d’animations durant le combat, à part des effets spéciaux comme un écran qui tremble ou du feu qui apparaît. Ce n’est pas grave, les batailles demeurent vraiment intéressantes, bien que je n’aie pas entièrement découvert pourquoi. Peut-être est-ce à cause des ennemis variés et amusants avec des attaques différentes de ce à quoi l’on est habitué. Certes, on ne voit pas en détail que les véhicules lâchent un nuage de fumée, par exemple, mais au-dessus des graphiques les représentant, le fait de lire que l'ennemi a posé cette action et que Ninten ne peut pas attaquer, car il fait une crise d’asthme (c’est le seul personnage du jeu qui souffre d’asthme, en passant), c’est spécial...

C'est intéressant de voir des états qui sont rarement présents dans d'autres jeux du genre, comme le rhume qui ressemble à l'état d'empoisonnement des autres jeux, c'est-à-dire que nous perdons du HP à chaque pas, mais sa propriété unique est qu'il peut être attrapé en parlant à quelqu'un qui éternue sur vous.

Le jeu commence avec un peu de misère, alors que les premiers ennemis peuvent facilement tuer votre personnage (et les ennemis ont tendance à apparaître assez souvent partout dans le jeu, plus que dans FF, une chance qu'on vous offre la possibilité de continuer après la mort), qui est seul pour un long moment et qui débute évidemment au niveau 1, mais il devient assez facile pendant un long moment au milieu et il redevient difficile vers la toute fin, très difficile à moins d’être suffisamment entraîné. C’est pourquoi des stratégies s’imposent, comme utiliser des techniques psychiques (apprises à la fin des combats, parfois) de soutien qui peuvent faire augmenter de BEAUCOUP votre défense ou votre attaque durant un combat (je parle de +75, +100 ou dans les environs à la statistique en question), mais il faut aussi économiser votre PP qui diminue à chaque fois qu’une telle technique est utilisée. Il existe un objet spécial rare pour le régénérer, dormir dans un hôtel ou dans les quelques maisons qui vous laissent le faire peut aussi régénérer cette statistique. Il n'existe pas d'objet pour vous faire revenir à la vie, mais une technique apprise assez tard remplit cette fonction, sinon il faut payer des frais à l'hôpital (devenant plus coûteux, comme les hôtels, si vous êtes dans un village éloigné du début). Ultimement, il faut aussi se baser sur la chance en répartissant les attaques sur divers ennemis, car il arrive très souvent dans ce jeu que vos personnages accomplissent une attaque critique faisant beaucoup de dommages à l’ennemi et le tuant parfois en un coup (donc vous tuez plusieurs ennemis en même temps en répartissant les coups, mais ce n’est pas toujours vrai). Il ne faut pas non plus oublier les attaques qui font des dommages à tous les ennemis et une attaque unique qui a pour unique tâche de baisser le HP d'un ennemi à un état critique (combinez celle-ci avec un simple attaque physique d'un autre personne par la suite et le compte est bon).

Il ne faut jamais utiliser la commande "Auto" à moins de prévoir simplement attaquer le seul ennemi à l'écran pendant plusieurs tours, car cette commande utilisera les techniques nécessaires pour vous guérir et attaquer, mais elle ne peut développer de véritables stratégies à long terme (elle devient inutile quand les ennemis sont plus forts que vous).

Une petite chose que j'aimerais ajouter c'est qu'il n'y a pas toujours un boss à la fin d'une section, étrangement. Ce qui est bien, c'est que la bataille finale est différente de ce que vous avez pu voir dans n'importe quel autre RPG et elle est plutôt unique que difficile. J'ai fini le jeu avec comme plus haut niveau 41, ce qui était déjà trop pour rien de ma part en considérant que les niveaux s'accumulent très lentement, car j'aurais pu battre ce boss avec un seul personnage sans même passer près de mourir, il ne vous faut que suffisamment de HP pour encaisser quelques coups de suite et une technique pour régénérer votre HP quand vous êtes en état critique (Ninten est parfait pour cette tâche, surtout que son HP augmente plus vite selon les niveaux que les autres personnages).

En bout de ligne, un peu de patience (dans ce jeu qui dure probablement plus de 20 heures, ce qui est long pour l'époque sur NES) et vous arriverez à surmonter toutes les difficultés du jeu, car la mort n’entraîne pas un Game Over, mais plutôt un retour au dernier téléphone utilisé (pour appeler le père de Ninten qui dit combien d’argent il a versé dans votre compte, selon les ennemis tués, combien d’expérience est requise pour chaque personnage pour augmenter de niveau et qui vous offre la possibilité de sauvegarder). Vous perdez la moitié de l’argent transporté sur vous dans ce cas, mais pas celle emmagasinée dans votre compte en banque (je manquais un peu d’argent au début du jeu, mais vers le milieu, j’en avais trop).

Pour parler de certains problèmes, eh bien premièrement, le jeu est un peu répétitif par endroits, surtout quand les ennemis sont puissants et apparaissent fréquemment (dans la dernière section, c'est principalement pourquoi le jeu devient très difficile et j'ai déjà entendu que le développeur du jeu avait affirmé ne pas avoir fait testé cette partie où plusieurs joueurs abandonnent... N'abandonnez pas, ce n'est pas impossible, il faut juste bien s'y prendre et être bien préparé.) Je n'ai pas personnellement été dérangé tant que ça par cet aspect, mais il est possible que certaines personnes ne soient pas comme moi...

Il y a aussi l’interface qui ne contient pas beaucoup d’informations. C’était standard pour cette époque dans l’histoire des RPGs, mais quand même, quand vous achetez une arme, vous n’avez aucune manière sûre de savoir si elle sera plus forte que celle que vous avez. Il n’y a pas une multitude d’armes, alors ce n’est pas grave. La première fois que vous achetez un objet, vous ne savez pas non plus nécessairement quelle est son utilité, c’est le même cas pour vos techniques qui ont des effets inconnus la première fois. Les techniques sont appelées selon leur nom individuel suivi d’une lettre grecque qui indique sa force. Vous ne connaissez peut-être pas les lettres grecques, mais dans le fond, ce n’est pas vraiment un désavantage puisque les attaques plus fortes sont placées après les attaques moins fortes. Ça m’a pris du temps à comprendre que "Super Healing" pouvait être utilisé pour ressusciter les morts, contrairement à toutes les techniques nommées "Healing".

Contrairement à DQII où les multiples ennemis apparaissant à l’écran sont regroupés selon leur sorte et que vos personnages n'attaquent que ce groupe, Earth Bound sépare tous les ennemis, ils peuvent être attaqués individuellement. J’aime mieux ça, mais le même problème que dans les deux premiers FF fait surface, vous pouvez attaquer dans le vide avec un deuxième personnage attaquant le même ennemi qui vient d'être tué (vous choisissez les attaques de tous vos personnages au début). Probablement parce que les batailles sont plus textuelles que visuelles, la situation paraît moins ridicule. De plus, les batailles sont assez simples pour que ce détail ne soit pas frustrant. Ce problème ne m’a jamais véritablement fait perdre une bataille et si c’était le cas, la partie poursuivrait son cours sans que je ne m’en morde les doigts.

En gros, il comporte des désavantages qui sont souvent mineurs ou sans importance à cause d’autres aspects du jeu. J’ai fini le jeu avec une expérience relativement agréable et intéressante, sans entrer dans la complexité technique parfois repoussante de DQ (je ne veux pas dire que la série DQ est mauvaise, mais il y a des jours où vous préférez Earth Bound si vous voyez ce que je veux dire).

Il y a quelques secrets et quelques passages où il faut réfléchir, des genres de puzzle on pourrait dire, mais cela joue en faveur du jeu en le rendant un peu plus intéressant et sans jamais entrer dans le TROP compliqué.

Au niveau des graphiques, l’environnement extérieur est souvent semblable et peu coloré, rappelons-nous qu’ils ne désirent pas non plus aller dans l’excentricité en parodiant l’Amérique qui est plutôt supposée être ordinaire. Il y a quand même un environnement plus magique au royaume de Magicant (quel nom original). Le jeu est présenté de perspective, ce qui le rend différent de bien des jeux de l'époque (et une chance qu'ils ont mis la possibilité de se déplacer en diagonales), tout comme le fait que les bâtisses ne sont pas représentées par des petits icones, mais plutôt de la bonne taille directement sur la carte du monde sur laquelle vous voyagez (il faut quand même entrer à l'intérieur de certains bâtiments, ce qui nous amène à une vue de... L'intérieur, bien entendu.) Les ennemis sont très détaillés et stylisés dans la plupart des cas. Ce sont donc des graphiques 8 bits assez bien faits et intéressants en tenant compte de tout.

J’ai été vraiment surpris par ce que ce jeu avait à offrir dans le département audio. Les effets sonores sont très bien réalisés sur une aussi vieille console (le son différent lors d’une attaque critique est si plaisant à entendre), mais c’est surtout de la musique dont je parle ici. Il m’arrivait même d’oublier que la trame sonore n’était pas 16 bits en y jouant. Plus souvent qu’autre chose, vous n’arriverez pas à reconnaître les bruits 8 bits traditionnels servant à composer les musiques, vous ne reconnaîtrez que les mélodies de qualité rappelant le côté paisible, parfois enfantin, mais surtout comique du jeu.

Je n'évaluerais pas normalement un prototype, mais c'est vraiment le jeu tel que vous l'auriez vu en magasin si Nintendo avait décidé de le sortir, alors je fais exception ici.

Scores :

Graphiques : 88%
Le style hors des batailles est assez rudimentaire, mais en quelque sorte, c'est le style que vise le jeu, même si j'aime un peu plus d'excentricités ou de couleurs. Sa présentation originale en perspective différente lui donne un plus. Il n'y a pas d'environnement dans les batailles, mais les ennemis sont très stylisés, c'est vraiment le point fort des graphiques. Nous avons donc un jeu de NES avec un style mémorable, dont le fabuleux Starman ou le classique vaisseau spatial qui est comique tellement il est standard.

Sons : 100%
Ce jeu n'a peut-être pas la trame sonore la plus variée, les villes ayant toutes la même musique (bizarrement, celle-ci change quand les objectifs locaux sont accomplis et certaines batailles n'ont pas la même musique que d'autres, dépendant de si l'ennemi est comique, dangereux ou autres), mais les pistes sonores resteront gravées dans votre mémoire et elles sont de qualité, pouvant être autant appréciées même 20 ans plus tard (le 27 juillet 2009, pour la date de sortie japonaise en 1989). De plus, elles concordent très bien avec le jeu et son style

Jouabilité : 78%
Un peu répétitif et trop difficile par endroits, ce qui n'est pas aidé par le fait que le jeu est long. Le fait de décrire chaque statistique qui a changée après avoir augmenté d'un niveau ajoute à la longueur du jeu, pas tant que ça, mais c'est énervant pour les rares fois où ça arrive. Malgré tout, c'est un jeu très original dans son contenu et plaisant/divertissant si on fait la moyenne de l'expérience en finale

Rejouabilité : 75%
Ce n'est pas vraiment que le jeu offre une rejouabilité par des bonus ou quelque chose de similaire, mais si vous êtes un fan de RPGs et que vous êtes l'une de ces personnes qui supporte l'époque 8 bits (les personnes qui sont nées avec les nouvelles consoles ont souvent de la misère), eh bien c'est probablement à celui-ci que vous allez rejouer le plus souvent sur NES (du moins, ce serait plus vrai s'il était sorti, mais vous pouvez le faire sur émulateur ou avec le PowerPak sur la machine, comme je l'ai dit)

Histoire : 92%
Je suis plus du genre histoires complexes japonaises qui sont quasiment incompréhensibles (j'aime me torturer), mais je ne pouvais pourtant pas éviter de mettre celle de Earth Bound à une coche de la perfection. Elle est beaucoup plus amusante et captivante que l'histoire du premier FF si vous avez besoin d'une comparaison, du moins selon moi (mais moins sérieuse que FFII sorti uniquement au Japon à l'époque, un peu avant Mother). De plus, le sujet étant en partie une parodie de l'Amérique et des sociétés similaires, je pense que nous pouvons nous y attacher et rire nous aussi, et comme je l'ai dit, peu importe à quel point certains trucs qui arrivent sont étranges (sans compter que certains points ne sont pas non plus très clairs à la fin), c'est quand même une histoire qui se tient jusqu'à la toute fin où des événements chocs révèlent plusieurs informations d'un coup, comme la fin surprise de certains films (même au cours de la bataille finale, vous obtiendrez des éléments complémentant l'histoire)

Bonus : 75%
L'infériorité 8 bits (avec une suite souvent dire "semi-remake" en 16 bits) et le fait que les RPGs n'avaient pas encore trouvé leur voie fait du tort à ce jeu pour la majorité des gamers, malheureusement. Bien sûr, vous n'êtes pas obligé d'y jouer, même pour comprendre les suites comme EarthBound sur SNES, mais celui-ci n'est pas un remake du jeu dont il est question dans l'article actuel. La façon de penser semble d'ailleurs souvent être que c'est le jeu qui peut être sauté sans inconvénients dans la série, probablement que le fait qu'il est vieux et en 8 bits aide à ça, tout comme plusieurs des éléments jugés trop similaires à sa suite, mais ce sont deux jeux uniques, les deux valent la peine d'être joués. Vous aimez les RPGs, vous pouvez y jouer, vous avez un peu de temps à lui consacrer et vous n'avez rien contre les vieux jeux (sans compter que le jeu est seulement disponible en format "gratuit")? Jouez à Earth Bound sur NES et il n'est pas trop tard si vous avez déjà fini sa suite

Total : 84%
C'est un bon jeu, meilleur que la plupart des RPGs sur NES et c'est vraiment dommage qu'ils ne lui aient pas accordé sa chance en dehors du Japon (raison pour laquelle en plus d'être un "Choix du geek", c'est une "Gemme oubliée", mais seulement en Amérique, le jeu fut un succès au Japon). Peut-être aurait-il pu aider les joueurs de l'époque à plus rapidement apprécier les RPGs en leur présentant quelque chose à quoi ils pouvaient se rattacher (sociétés américaines et semblables) et comprendre (de par sa simplicité d'exécution), sans oublier qu'ils en auraient eu pour leur argent avec la durée du jeu. Vraiment dommage... Cessons de nous apitoyer sur notre sort ou celui du jeu, il est maintenant possible d'y jouer grâce au miracle de l'Internet et de la collaboration humaine, pour une fois!


Mother a.k.a. EarthBound (les articles)
Earth Bound/Mother (NES) a.k.a. EarthBound ZeroEarthBound (SNES)

2 comments :

Solo the CyberpunK a dit...

Cool. Je suis en train de commencer EarthBound sur SNES. Crois-tu que les gens devrais commencer par Earthbound zero sur NES, pour ne pas le trouver inférieur à sa suite, ou ça n'as vraiment pas d'importance? Je sais que tu dis qu'ils ne se suivent pas côté histoire, mais je ne sais pas si après 20 heures de jeux j'aurais le goût de me plonger tout de suite dans quelque chose de très semblable. Je veux quand même profiter de ma cassette original de EarthBound, tu comprends ce que je veux dire... Ton avis?

DarkEvil a dit...

Ben ils sont différents, mais au niveau du gameplay, il y a quand même des ressemblances qui font que de jouer aux deux côte à côte n'est pas fait pour tout le monde (en fait, jouer à deux RPGs de suite n'est pas pour tout le monde non plus). Le jeu de NES est bon, quand même inférieur et il faut être dans le bon état d'esprit, se dire qu'on va jouer à un vieux jeu 8 bits pendant des heures sur plusieurs jours. Ne te prive surtout pas du jeu de SNES que tu as commencé, tu peux revenir n'importe quand à EarthBound Zero sans problème de continuité. Distance assez les deux et quand tu y reviendras, tu remarqueras plus ses différences que son infériorité qui est comblée par le fait que le jeu est simple, intéressant et divertissant, du moins c'est ce que je pense.

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