mardi 7 juillet 2009

Ça me fait vraiment ***** : édition transports en commun

Photo d'un autobus de la STM
Je sais. Le transport en commun est une bonne façon de voyager, d’abord pour l’environnement (moins d’émission de gaz à effet de serre) et c'est aussi une bonne façon d’économiser, un tarif fixe par mois sans aucune restriction. Mais il y a des jours où j’aimerais bien être seul dans ma voiture... SEUL! Ce n’est pas vraiment le transport en commun en tant que tel, mais plutôt les gens, la façon dont ils agissent, dont ils pensent, c’est incroyable. La meilleure façon de vous exprimer ma haine est de vous décrire une journée typique, où je me rends au travail, comme à chaque matin. Mais attention, mes commentaires s’appliquent aux transports de Montréal et de Laval (au Québec), étant ceux que j'ai essayés, mais ils s'appliquent aussi probablement ailleurs.

Je sors de chez moi. Je marche quelques minutes pour me rendre à l’arrêt. Il pleut. Une fois à l’arrêt, il y a un abribus. Il n’y a qu’une seule personne dans l’abribus, mais elle se met directement à l’entrée pas vraiment consciente qu’elle empêche les gens de passer... Je lui demande de dégager (gentiment) et elle me fait un regard menaçant comme si je l’avais dérangé dans sa contemplation du néant. Une fois dans l’abribus, je réalise que j’aurais dû rester dehors quand je vois un restant de poutine moisie par terre, qui me regarde. Je me dis que je n’ai qu’à endurer son odeur pendant quelques minutes puisque l’autobus est supposé arriver bientôt. Effectivement, "supposé", parce qu’il arrive en retard, mais vous le savez pourquoi... Je l’ai dit plus haut! Il pleut! Tout le monde sait que les autobus arrivent automatiquement en retard quand il y a quelques gouttes de pluie! Mais ce n’est pas à cause du chauffeur la plupart du temps, plutôt les conducteurs des autres véhicules qui vont à 10 km/h, parce que comme les films nous ont appris, les malheurs arrivent les journées pluvieuses (sarcasme). Le trafic est donc très intense. Résultat, puisque l’autobus que j’attendais n’est jamais passé, les gens se sont accumulés depuis 15 minutes aux arrêts. L’autobus arrive. Il est plein à craquer.

Essayer d’entrer est le défi ultime. Je n’attends pas le prochain, parce que je vois qu’il y a encore plein d’espace... dans le fond de l’autobus. Si les gens n’étaient pas stupides, ils se déplaceraient vers l’arrière au fur et à mesure que la place se libère, comme le disent si bien les affiches dans l’autobus : «S’il vous plaît, veuillez AVANCER VERS l’ARRIÈRE.» Wow. Vous savez qu'il existe un mot pour «avancer vers l’arrière». C’est "régresser" et c’est exactement ce qu’on se dit de l’humanité quand on entre dans l’autobus.

Puisqu’il pleut, tout le monde est mouillé et on est obligé de se coller sur les gens. Quel plaisir intense... N’oublions pas l’odeur d’humidité et la chaleur qui vient se mêler à tout ça... Le devant de l’autobus commence à être plein et les gens ne peuvent plus entrer. Ceux qui sont dehors n’acceptent pas d’être obligés d’attendre le prochain. Quand une personne sort par la porte d’en arrière, un imbécile se lance dans l’autobus, ne payant pas. Les moutons qui sont dehors se "garochent" à l’arrière de l’autobus sans payer comme si ça serait normal et comme si l’autobus n’était pas déjà assez plein. Pour être sûr d’avoir une place, ils poussent violemment sur les gens à l’intérieur, peu importe si c’est une personne âgée ou une femme enceinte, ou encore un jeune enfant. Ils trouvent ça DRÔLE. Le chauffeur n’a pas d’autre choix que de continuer comme si de rien n’était.

Une fois au terminus, heureusement, la pression descend au fur et à mesure que les gens sortent. Vous serez surpris de voir le nombre de personnes que le bus peut contenir... Le terminus est la station de métro.

C’est étonnant à quel point les gens qui avaient hâte de sortir changent d’idée une fois dehors. Ils marchent tellement lentement que dans les escaliers roulants, ils vont moins vite que l’escalier lui même!

J’avoue. Je marche rapidement dans la vie de tous les jours, mais au moins j’essaie de ne pas déranger les autres, je passe à côté, c’est tout. Apparemment, je ne marche pas assez vite, car malgré la lenteur du troupeau, il y a toujours quelqu’un de plus pressé que moi qui me pousse dans le derrière pour que j’avance. Merde! Passe à côté!

Il y a aussi la personne qui marche devant vous, qui s'arrête soudainement et qui se tourne de tous les côtés en ayant l’air de se demander : «Où suis-je?» Comme ça le ferait en voiture, une collision se produit, un gros carambolage de quatre personnes qui se rentrent dedans... En voiture, on se dit : «Regarde l’imbécile qui ne sait pas conduire!» À pied...?

Sans compter la règle non écrite, toujours à droite, comme en voiture, la gauche étant réservée pour le sens inverse, mais quand il y a une foule et que vous essayez de passer contre le trafique, aucune chance. Les gens vous bousculent comme s’ils étaient sur un champ de bataille et que c’était le plus fort qui l’emportait.

À l’entrée de la station de métro, deux personnes distribuent (ou plutôt vous lancent dans la figure) des journaux gratuits. C’est le 24 heures, produit par Quebecor Media (propagande dont je parlerai dans un article prochain sous cette même catégorie). Ils crient : «24 heures! 24 heures!» Pour s’assurer de nous réveiller comme il le faut. Je descends les escaliers et un itinérant demande «Un p’tit peu de change pour prendre le métro.» (Comme à chaque jour). Ensuite, "GLING GLING GLING", quelqu’un secoue un pot de sous en criant : «La guignolée! La guignolée!» Un autre : «JOURNAL MÉTRO, JOURNAL MÉTRO GRATUIT.» LA GOUTTE. Euh... Pardon... La goutte qui fait déborder le vase est vraiment l’homme qui chante My Heart Will Go On à tue-tête, et très mal. Une personne qui quête, on se sent au moins concerné. 30 personnes qui demandent de l’attention, c’est comme dans une animalerie, dans la vitre de devant où tous les petits chiens vous regardent et disent «Moi, moi!» Sauf que dans ce cas-ci, ces chiens sont ceux que l’on voie dans Resident Evil.

Une fois sur le quai du métro (ouf!), je me faufile parmi les "tas" de personnes qui traînent un peu partout. Dans le sens où tous les gens attendent le métro à certains points précis au lieu de se répartir également dans la zone, pour une raison quelconque. Je me dis qu’ils doivent avoir appris ça dans la revue Clin d’Œil. C’est logique, puisque je ne lis pas cette revue, je ne connais évidemment pas cette technique. Logique non? Ils ont été obligés de mettre des indications sur le sol à la station Berri-UQAM pour dire aux gens où enter et où attendre. Je suis légèrement découragé. Ce que j’aime par contre, c’est les flèches par terre à la station Jolicœur, je crois, qui ont l'air de dire la même chose (indiquer où se trouveront les portes), mais qui ne sont là que pour décorer et ne font que pointer n’importe où en vérité. Génial.

Le métro arrive et j’entre dans le dernier wagon qui est toujours vide. Il est vide parce que la légende populaire veut que "les maniaques" soient toujours dans le fond des métros et des autobus. Puisque je suis toujours seul dans le dernier wagon, les gens ont peur. Dit donc, finalement, ça doit être moi "le maniaque"!

Ce qui est bien dans le métro, c’est que la météo n’affecte pas son trajet. En fait, pas sur mon trajet. Je fais quelques stations sur la ligne orange. Il y a d’autres lignes où le métro tombe toujours en panne, sans bouger pendant des dizaines de minutes. C’est la ligne verte. Vous savez, comme le roman de Stephen King! Il n'y a pas à dire, c’est vraiment la mort, encore plus, si les arrêts sont dus à quelqu’un qui s’est suicidé en se jetant sur les rails. Quand je pense à ça, ça me fige de penser que des gens se disent : «Fuck! Il aurait pu se suicider un autre jour, je vais manquer mon meeting!» La vie ou le meeting, quel choix difficile.

Anyway, j’aime le métro, du moins dans le dernier wagon. Dans le milieu c’est épouvantable. Quand on est assis, on n’a nulle part où regarder sans que quelqu’un d’autre ne nous dévisage en pensant qu’on l'a regardé, mais quand on l’a regardé, il nous regardait! Alors, on regarde le beau paysage dehors. Du ciment dans la noirceur qui passe à 72 km/h. Très divertissant. C’est assez noir pour que l’on voie notre propre reflet, mais aussi celui de la personne assise en diagonale de nous, qui voit notre reflet dans la fenêtre et qui pense qu’on la regarde par le reflet de la vitre! Alors, on regarde le mur orange (métro construit dans les années 60) avec les poèmes écrits dessus. "Roger was here 1987", "Fuck the world", "Alex love Sandra", "Sandra was here 1987", "Roger loves Sandra", «Je vais tuer Roger signé Alex»... Intéressant.

Une fois que le gars en diagonale de moi commence à me fixer parce qu’il trouve étrange que je regarde le mur, il me reste deux options, le plafond ou le plancher. Je décide que le plancher serait moins étrange, alors je contemple la peinture d’art abstraite sur le sol composée de café, d’un liquide jaune inconnu, d’une tache blanche de source suspecte et d’une tache de sang en plein milieu... Qu’a-t-il bien pu se passer ici? NON, je ne veux pas y penser... Et au plafond, il y a...

Tiens! Je suis finalement rendu!

Le gars louche débarque à la même station que moi et c’est la même phrase qu’il se dit en sortant. Sauf que moi je suis normal (je crois). Lui, il a visiblement une jambe en plastique, vu sa démarche, des problèmes visuels, il fonce pratiquement sur les murs et il se parle tout seul. Et c’est moi qu’on traite de maniaque...

Bon. Le tourniquet. Je pensais que c’était quelque chose qui était instinctif, mais j’avais tort. Les gens ont de la difficulté à passer parfois. Ils foncent dessus et font "NNYAAH!" Ça n’a pas fonctionné. Ils recommencent "NNYAAH!" Note au journal : je me pose de sérieuses questions sur l’avenir de l’humanité.

Dans les escaliers roulants, il y a deux voies. La voie de droite (ceux qui attendent) et la voie de gauche : ceux qui montent en plus du mécanisme de l'escalier. En choisissant ma voie, je me dis : «Suis-je pressé à ce point?» Pourquoi les gens qui marchent dans l’escalier roulant ne prennent tout simplement pas les escaliers réguliers? Trop forçant?

Il faut maintenant que j’attende l’autobus de Laval (le dernier) pendant une vingtaine de minutes, alors je m’assoie à l’intérieur du terminus. Une fois assis confortablement, un concierge a soudainement l’envie de nettoyer le dessous de ma chaise. Personnellement, je n’ai rien vu, mais il jugeait nécessaire de briser mon moment de repos pour enlever la bactérie (je suppose) directement sous moi. Étrange que le concierge passe le balai sous les chaises à l’heure de pointe du matin, alors que les centaines de botches de cigarettes encore fumantes traînent dehors, réduisant à zéro mes efforts contre la pollution.

Je m’étais mis à côté de la fenêtre pour pouvoir voir l’autobus arriver, mais quelqu’un décide de se mettre dans le 20 centimètres entre ma chaise et la fenêtre. Pour faire passer le temps, j’écoute un podcast, mais je laisse rapidement tomber, car la chose qui s’est mise à côté de moi a décidé de parler avec une autre personne, qui se trouve à l’autre bout de la pièce. Je laisse tomber le podcast et décide de me mettre de la musique calme pour relaxer les yeux fermés. Mon banc se met à vibrer. Ce qui se passe, c’est que les bancs sont disposés en rangées et ils sont tous reliés ensemble. À l’autre bout de la rangée, il y a un homme qui agite sa jambe sans arrêt, faisant bouger tout le monde sur sa rangée. J’ajoute sur ma liste d’achat un taser gun...

Bon! L’immense panneau annonçant les prochains départs me dit que ce serait le temps que je me rende à mon autobus, car il passe à 8:06. Il arrive au quai à 8:06 et part du quai à 8:06, ne laissant aucune chance de me rendre du terminus au quai, car ça me prend environ 1 minute. Pourtant, le chauffeur prenait sa pause tranquillement depuis 15 minutes...

En file pour entrer dans l’autobus, je me fâche. Je vois une personne et son image me dérange. Elle tient d’une main un café, de l’autre un muffin, en lisant un journal qu'elle tient avec quelques doigts de chaque main.

Bon. Il faut que je clarifie quelque chose avec tout le monde. Ce n’est pas nécessaire de boire un café chaque matin. Le café crée une dépendance qui finit par dire à votre cerveau que c’est essentiel. Vous êtes dépendant. Le café ne réveille pas pour vrai. Le muffin est dû au fait que vous êtes trop pressé le matin pour déjeuner. Pourquoi ne pas vous lever une dizaine de minutes plus tôt et prendre le temps de manger un bon repas? Pour le journal, la plupart des gens qui le lisent écoutent aussi les nouvelles le soir à la télé. De toute façon, il est possible de voir les nouvelles du jour sans payer sur Internet. Alors le café, le muffin et le journal coûtent environ 1 dollar chaque. Donc 3 dollars, par jour, 5 jours par semaine (15 dollars par semaine), multiplié par 52 semaines. Total : 780 dollars par année!

L’autobus de Laval arrive, avec ses portes rouges battantes à l’arrière (les autobus de Montréal des années 60). Je m’assois à l’arrière, un homme et sa femme (je suppose) s’assoient près de moi. L’homme parle fort et dans une langue qu’il m’est impossible d’identifier. Durant le trajet de 20 minutes, il parle sans arrêt, sans virgule, sans intonation ou expression. "BLABLABLABLABLABLABLABLA." La femme ne l’écoute pas, elle regarde dehors. Je me demande s’il est retardé mentalement ou juste d’une origine qui m’échappe. J’ajoute sur ma liste d’achat un couteau de chasse. (C’est une blague, je ne suis pas "le maniaque".)

Je suis rendu au travail, après 1 heure et demie de transport. Il faut que j’aie l’air de bonne humeur et que j'oublie mon matin jusqu'à maintenant... Pas facile. Une fois que ma journée de travail est finie, je dois retourner chez moi. C’est une toute autre histoire.

La pluie a cessé, il y a donc moins de gens dans les autobus, mais assez pour que ce soit désagréable à un certain niveau. J’entre dans l’autobus. Il n’y a que deux personnes debout. Elles sont accrochées aux premiers poteaux du devant de l’autobus. C’est deux femmes qui ont un énorme derrière. Essayer de passer entre-elles est l’équivalent de passer dans un tordeur. Une fois tordu (beurk!), je me rends plus loin dans l’autobus et je prends la dernière place assise. C’est en m’assoyant que je réalise l’erreur que j’ai faite. À ma gauche, il y a une fille qui parle au cellulaire. Désolé, je me suis trompé de mot : une fille qui CRIE au cellulaire. Si seulement elle parlait de choses intéressantes! Non, elle raconte que son ancien copain lui a filé une maladie vénérienne et elle raconte son aventure chez le gynécologue. À ma droite, il y a un gars qui écoute du rap. Comment je le sais? J’entends sa musique... le problème, c’est que j’ai moi-même des écouteurs sur les oreilles et j’entends sa musique plus forte que la mienne! Non seulement elle est trop forte, mais il chante! Ou plutôt, il rappe. Il fait des mouvements stupides avec ses mains et il dit des paroles insensées. "Yo! Yo! Motherfucka! Man! Come on! Yo!" Il a une tuque (au mois de juin) et de grosses bagues aux doigts. Les bagues ne m’impressionnent pas, parce que s’il était si riche, son chandail n’aurait pas de trous dus à l'usure un peu partout!

Plus loin dans l’autobus, je vois une femme avec son enfant dans une poussette. C’est le Hummer des poussettes : les roues ont des pneus à crampons, avec des enjoliveurs de roue argentés et brillants, jusqu'au point où l'on se voit dedans. Elle est grosse comme un chariot que l’on voie dans les épiceries, pourtant son enfant est petit comme une boîte de mouchoirs. Elle a juste à le mettre dans sa sacoche! Non, je rigole, mais sa poussette pourrait être beaucoup plus... minimale.

Avant d’arriver chez moi (le paradis comparé à ces transports), il me reste un dernier autobus à prendre. Il arrive en retard, évidemment, mais ce n’est pas ça qui me dérange. C’est les 5 autres autobus qui étaient en pause pendant 15 minutes et qui partent en affichant hors-service. Pourquoi? Hors-service pour moi, c’est quand l’autobus ne peut pas rouler. À terre. Fini. Kaput. Pourquoi il se permet de prendre une pause en faisant rouler le moteur si son véhicule est bon pour la ferraille?

L’autobus arrive, j’entre, je sors ma carte à puce. Elle ne fonctionne pas. Je la mets à l’envers. Non. De l’autre sens. Non. Je la glisse. Non plus. Je souffle dessus, je crache dessus, j’appuie sur le petit bouton reset avec une pointe fine, je donne un coup de pied sur le pneu, j’appuie sur F1, je donne le code CUP à la caissière, je deviens daltonien pour que la lumière rouge ait l’air verte...

Le chauffeur réalise mon effort et me laisse passer. Vive la technologie. L’équivalent de cette situation avec l’ancienne carte (pas de puce) aurait été de présenter un bout de plastique ou de carton au chauffeur, jusqu’à ce qu’il vous dise : «O.K., c’est bon, ça doit être une vraie...»

À ma grande surprise, l’autobus est presque vide, alors je choisis la meilleure place (près de la porte du fond, seul, avec une fenêtre). C’est le bonheur total... Jusqu'à ce que Robert vienne s’assoir face à moi. Je ne le connais pas, mais je sais son nom, parce qu’il me le dit. Il me dit aussi pendant 30 minutes sa vision de la vie ponctuée de jurons, blasphèmes et de postillons. C'est à moitié une discussion, mais justement à moitié parce qu'il se parle tout seul. Il est malpropre : son odeur se voit. Que dois-je faire? Je l’ignore. C’est plus difficile que ça ne paraît. Mon trajet est terminé, je sors.

J’arrive finalement chez moi. Une journée comme les autres...

Voilà. Maintenant vous savez. J’aimerais vous dire que tout a été inventé, mais ce n’est pas le cas. Des histoires comme ça, ça se passe chaque jour dans les transports en commun, de façon plus ou moins forte. J’aimerais vous dire que c’est facile d’aider l’environnement, mais en réalité, c’est beaucoup plus exigeant que ça ne le semble...



3 comments :

Tinky a dit...

On peut transposer ce succulent récit à Paris et sa banlieue... Ah, bon sang, quel rire !!! Hautement jouissif, et c'est rien de le dire ! et une fois de plus, je compte parmi mes blogs préférés, des Québécois... J'ai quatre blogueurs Québécois dans ma liste de favoris... Zed, Zylag, les Sketcheurs Cosmiques qui sont tout aussi geeks que vous, les gars, et vous autres... Trop drôle !
Je vais finir par squatter à l'ambassade du Canada, moi, et me faire adopter comme Québécoise, parce que c'est très drôle !
Comment diantre se fait-il qu'une personne originaire du sud-ouest de la France, une toute petite ville nommée Bagnères de Bigorre, à 20 km de Lourdes, peut-elle avoir autant d'affinités avec les Québécois ? Je parle avec un accent du Sud Ouest terrible, j'ai un caractère entier, j'adore la langue française et la triturer un peu, c'est peut-être ça, la truculence et les expressions étonnantes, de part et d'autres de l'Atlantique qui ont créé ces affinités. En tout cas, bravo encore pour ce savoureux récit. C'est du vécu, cela se sent... Et moi, ce ne sont ni un taser ni un couteau de chasse que j'achèterais, si les armes étaient en vente facilement en France, mais bien un phaser comme dans Star Trek et un lance-flammes, voire une mitrailleuse...
Et surtout, surtout, le moyen de changer les odeurs des autres, souvent insupportables, et aussi, de leur clouer le bec quand ils hurlent dans leurs téléphones ou qu'ils écoutent la musique trop fort... En général, quand ça communique trop bruyamment, je ne me gêne pas pour dire qu'ils ne sont pas seuls et que l'on n'a rien à faire de leurs insignifiantes existences... Le tout d'un ton glacial comme la banquise, ça a le don de les calmer et de les stupéfier... J'ai appris aussi à me bagarrer à coups de coude et de pied, et quand on me bouscule, il ne fait pas bon dans le secteur si on ne s'excuse pas...
Enfin bref, quel régal de lire un truc pareil ! Hilarant ! Merci ! Quel bonheur !
Tinky, complètement écroulée de rire.

Shulie a dit...

Mes sympathies... En passant, t'as oublié un bon bout au beau discours. 24 heures c'est le meilleur! Demandez-pas la presse on l'on pas! Prenez en un et le deuxième est gratuit! Et moi qui demande puis si j'en prend 3? Désolé, mais mon arret de bus est juste à côté d'eux autres. lol

Et en passant l'histoire de la fille chez le gynéco, c'est la mienne dans un bus de chato... j'veux le crédit! ;)

Et dis toi, t'es un gars, toi tu te fais pas demandé d'aller dans des coins sombres...

Michael Groulx a dit...

La ligne verte, la merveilleuse ligne de métro que je dois me tapper tous les matin depuis 1 an. Je ne comprends pas pourquoi elle tombe en panne au minimum une fois par semaine lors de la période hivernale (je n'exagère presque pas).

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