mardi 10 mars 2009

Dragon Ball (16 premiers tomes/série d'animés)

Capture d'écran montrant les 7 Dragon Balls réunis

Premièrement, pour ne pas créer de confusion, le but de cet article est de principalement parler de Dragon Ball (les 16 premiers tomes du manga et après, la série d'animés), pas de Dragon Ball Z ou de Dragon Ball GT.

Maintenant que c'est fait, j’ai toujours adoré les mangas de Dragon Ball, c’est-à-dire, dès que j’en ai lu un pour la première fois. Cette série a une combinaison parfaite d’humour, d’action et de suspense, parfois même de drame, et les dessins d’Akira Toriyama comportent son style distinct et reconnaissable immédiatement (aussi utilisé dans les jeux vidéo Chrono Trigger et Dragon Quest/Dragon Warrior, par exemple). Pour ce qui est de l’humour, je ris rarement quand je lis normalement, même si je trouve quelque chose de drôle, mais il y a quelques passages qui ne peuvent produire autre chose que le rire dans ces mangas. Les scènes d’action sont des plus intenses et immenses comme vous le savez probablement si vous avez déjà entendu parler de Dragon Ball. De plus, c’est une série qui va dans des directions que vous ne verrez pas souvent ailleurs, comme PLUSIEURS personnages importants qui meurent, ou des personnages. Je me rappelle que l’attente était insupportable entre l’achat de 2 tomes, car suivre Dragon Ball du début à la fin, c’est tout simplement une aventure unique des plus mémorables.

Tout, dans Dragon Ball, a été créé, ou au moins repensé, de manière à ce que l’on puisse y reconnaître un monde fort semblable au nôtre, mais qui comporte assez de différences pour devenir un univers à lui seul. Par exemple, on peut souvent voir des dinosaures dans le paysage de fond bien que les humains existent et vivent une vie semblable à celle que nous vivons à notre époque. D’un autre côté, ils ont même une technologie qui n’est pas près d’apparaître dans notre monde, il s’agit d’un moyen de réduire presque tout, dont les maisons, dans des petites capsules que l’on peut ensuite activer pour que l’objet reprenne sa forme d’origine intacte.

Il existe des créatures anthropomorphes qui vivent parmi la population humaine comme si de rien n’était (la seule chose que je n’ai pas vu, c’est un couple mixte entre un humain et l’une de ces créatures, mais je ne m’en plains pas), il y a même le roi de la Terre (dans leur monde, tous vivent en paix sous le règne de ce bon roi) qui est un chien anthropomorphe. En fait, pleins de détails étranges sont rencontrés tout au long de la série, comme quand Krilin (nom japonais rōmaji : Kuririn) se bat contre un géant avec un doigt aussi gros que son corps durant un tournoi d’arts martiaux, ou le fait que Krilin n’a pas de nez, ou même que Ten Shin Han (nom japonais rōmaji : Tenshinhan) a un troisième œil. C’est ça l’avantage d’un univers alternatif, c’est que les restrictions ne sont plus les mêmes, si un petit garçon avec une queue de singe qui se transforme en gorille en regardant la pleine lune existe dans ce monde, eh bien, c’est parce qu’il le peut (les scientifiques les plus ardus sont invités à se faire crasher le cerveau en tentant de résoudre tous les problèmes).

En autant qu'ils se tiennent dans leurs irrégularités, les univers alternatifs sont souvent à la base des meilleures choses (Watchmen, V for Vendetta, Marvel Zombies, The Matrix, BioShock, etc.) Il semble plus facile de se rappeler des particularités d’un univers fictif que quand tout est réaliste, étrangement.

Dessin montrant les personnages principaux de la première partie de Dragon BallL’univers n’est cependant qu’une fondation à laquelle il faut ajouter les personnages pour obtenir le tout, et dans Dragon Ball, les personnages sont tous très bien réussis, ils sont tous très développés, et ils progressent tous considérablement à travers la série. On pourrait même souvent prendre des lignes de dialogue au hasard et reconnaître à quels personnages ils correspondent tellement leur personnalité est développée et distincte.

Avant de parler de certains personnages, il faut parler du personnage principal de la série, Son Gokû (nom japonais rōmaji : Son Gokū), qui est l’une des créations les plus intelligentes qu’un auteur ait pu faire. La série débute alors qu’une fille du nom de Bulma (nom japonais rōmaji : Buruma) l’initie aux Dragon Balls, des boules mythiques qui peuvent soi-disant exaucer n’importe lequel de vos souhaits si vous pouvez rassembler les 7 boules. Bien avant cette rencontre qui changea sa destinée, on apprend que Son fut d’abord trouvé par un vieil expert en arts martiaux, Son Gohan, alors qu’il était tout juste bébé naissant. Ce vieillard l’éleva tout seul dans son humble demeure éloignée de la civilisation, et il ne tarda pas à déceler une force incroyable chez cet enfant bizarrement né avec une queue de singe (Akira Toriyama, auteur de Dragon Ball, s’est inspiré du roman Le Voyage en Occident, un vieux conte classique de la mythologie chinoise).

Après un "accident", Son Gokû devint orphelin et dû apprendre à survivre seul en forêt, ce qui lui permit d’acquérir des talents particuliers, dont un sens de l’odorat très développé et sa capacité à sauter comme un petit singe. La seule capacité mentale le séparant vraiment des animaux est l’usage de la parole… Privé d’une éducation adéquate, il débute donc la série en tant que personnage courageux et pur, mais incroyablement ignorant, dupe, sans influence d'une culture quelconque (les autres doivent le forcer à être poli ou à ne pas se déshabiller en publique, par exemple). Ceci a pour effet de créer des situations originales que vous n’avez jamais vues ailleurs, mais qui nous permettent en même temps de réfléchir sur des sujets qui ne posent aucun questionnement en temps normal. Ce qui me vient instantanément en tête, c’est le fait que Son Gokû n’arrive pas à faire la différence entre les hommes et les femmes, à moins de tâter leur entrejambe. Non seulement cela crée des situations très embarrassantes et drôles, mais c’est aussi logique d’une certaine façon, car il n’a vu qu’un seul être humain depuis sa naissance, Son Gohan, c'est donc normal qu'il ne sache pas ce qu'est une femme. Vous rappelez vous de la transition entre le moment où vous ne pouviez pas faire cette distinction et celui où c’est devenu naturel, pas moi, je n’y avais même jamais pensé avant Dragon Ball.

Les autres personnages sont très intéressants aussi. Pour n’en nommer que quelques-uns, il y a bien sûr Bulma, une adolescente d’une très grande beauté qui n’est égalée que par son intelligence. Elle est la fille de l’inventeur des capsules et elle invente elle-même un détecteur de Dragon Balls après avoir appris leur existence. Elle est riche et débute la série en tant que fille gâtée avec un mauvais caractère. Son mauvais caractère s’apaise peu à peu avec le temps, elle devient même plutôt sage en vieillissant.

Capture d'écran de Kamé Sennin qui pratique le Kamé Hamé HaQuand on mentionne Bulma, il faut tout de suite parler de Kamé Sennin (nom japonais rōmaji : Kame Sennin), de son vrai nom Muten Rôshi (nom japonais rōmaji : Muten Rōshi). Kamé Sennin, son surnom, veut en fait dire Ermite des tortues. C’est un expert en arts martiaux des plus respectés et âgé de plusieurs centaines d’années (il se dit immortel, mais ce n’est pas nécessairement vrai). Il est l’entraîneur initial de Son, si on ne compte pas Son Gohan. Malgré son vieil âge, il demeure avec une forme physique impeccable et peut encore pratiquer la technique qu’il a lui-même inventée, le Kamé Hamé Ha (nom japonais rōmaji : Kamehameha), qui consiste à concentrer l’énergie de son corps entre ses mains pour créer une vague puissante d’énergie qui peut être envoyée à distance sur son adversaire. Même s’il peut démontrer de la sagesse quand il le veut, c’est souvent le personnage qui tourne les situations les plus sérieuses au ridicule, la plupart du temps à cause de son côté extrêmement pervers que l’on découvre la toute première fois qu’on le voit dans les débuts de la série. Bulma désire prendre le Dragon Ball qu’il a autour du cou, celui-ci ne sachant pas la véritable valeur de cet objet accepte de lui donner en échange qu’elle lui montre sa petite culotte. Des situations semblables continuent de se produire pendant longtemps entre Bulma et Kamé Sennin sans jamais que la blague ne devienne vieille, car elle est interprétée d’une nouvelle façon à chaque fois avec des résultats différents.

Krilin devient un disciple de Kamé Sennin environ au même moment que Son Gokû. Krilin, tout comme Son, possède de bonnes bases en arts martiaux, et il tente de rivaliser avec celui-ci au début en lui jouant des mauvais tours qui se retournent souvent contre lui. Il n’arrivera jamais à surpasser son camarade et ils cesseront de se rivaliser ainsi pour devenir les meilleurs amis.

Avant qu’ils soient acceptés comme disciples, leur maître leur confie la tâche de lui rapporter une jolie jeune fille, mais comme Son sait à peine faire la différence entre les deux sexes et qu’il sait encore moins déterminer la beauté, Krilin sera d’une grande aide à ce sujet. C’est ainsi qu’ils tombent sur Lunch (nom japonais rōmaji : Ranchi), une fille parfaite, innocente et pure pour Kamé Sennin, mais qui cache malheureusement un léger défaut, à chaque fois qu’elle éternue, elle se transforme en une blonde toute aussi jolie, mais qui est colérique et qui sort un fusil pour tirer sur tout ce qui bouge au moindre sentiment de provocation. Elle vient tout de même habiter sur l’île de Kamé Sennin avec ses deux disciples, ce qui amènera aussi des drôles de situations principalement au début.

Capture d'écran de Piccolo Daimaô qui détruit une villeLe dernier personnage que j'aimerais mentionner est Piccolo Daimaô (nom japonais rōmaji : Pikkoro Daimaō), l’ennemi principal de la première partie de Dragon Ball. Il est considéré comme un démon, à cause de son apparence monstrueuse (il est vert avec des antennes) et de sa puissance toute aussi monstrueuse (il peut raser une ville entière en un seul mouvement). Il peut même créer ses propres démons en crachant des œufs de son intérieur, avec effet secondaire de le faire vieillir. Il représente le premier ennemi véritablement dangereux pour le monde entier dans Dragon Ball et il est à la base de scènes nous montrant le sérieux dans Dragon Ball, tout aussi bien que l’action parfois extrémiste, mais valide pour ce monde, et à un niveau quand même plus réaliste que dans la deuxième partie de la série, celle qui comporte le suffixe Z à la télé.

Si vous n’aimez pas Dragon Ball, c’est peut-être justement parce que tout ce que vous en avez vu est un doublage officiel anglais (ou même français) de la série d’animés Dragon Ball Z, et pas même dans l’ordre, je parle d’épisode dispersés. Tout ceci est une erreur fondamentale, car il ne faut pas se baser sur ces facteurs pour juger Dragon Ball en entier.

Le doublage pour les animés, en dehors d'un pays où ils prennent ça au sérieux comme le Japon, c'est du cas par cas à savoir si ça fonctionne. Parfois ou souvent, le matériel japonais créé pour des adultes est traité pour les enfants à l'internationale (où les dessins animés ont encore de la misère à être reconnus comme un format adulte potentiel, quoiqu'on a fait du chemin dans les 10 dernières années environ). Tout le dialogue trop adulte et les scènes trop violentes ou à contenu un peu trop osé peuvent être coupés sans ajustements ou presque ou largement modifiés dans le meilleur des cas.

Dans le cas de Dragon Ball, je sais que le vieux doublage américain qui jouait quand j'étais jeune avait souvent du dialogue qui perdait son sens original ou des voix sans personnalité. De plus, on pouvait difficilement suivre le tout, surtout au nombre d'épisodes, et donc plusieurs on peut-être vu Dragon Ball Z avant Dragon Ball, ce qui fait en sorte que l’on ne comprend pas de quoi parle cette série où les personnages peuvent littéralement voler en lançant des boules d’énergie qui n’arrivent pas à les blesser entre eux même s’ils peuvent faire exploser la planète. Tout ceci semble trop exagéré et les mouvements en action semblent beaucoup plus exagérés à la télévision que dans les mangas, justement à cause de leur rapidité qui devient un peu plus ridicule quand on ne la voit pas en images fixes.

Un problème que les deux séries d’animés ont, c’est qu’elles deviennent trop étirées si on les compare aux mangas. Ils doivent créer des scènes supplémentaires et même des épisodes fabriqués de toute pièce parce que la série était produite en même temps que les mangas, mais elle ne devait pas devancer l’apparition des mangas correspondant à ce qui se passe. L’occasion est idéale pour préciser certaines choses, comme les moments où l’on voit 3 ans plus tard dans les mangas peuvent être montrés dans les épisodes à la télévision, mais certaines scènes ajoutées sont fantastiques alors que d’autres ne sont d’aucun intérêt. En plus, les scènes d'action deviennent affreusement longues, avec des longues pauses où les personnages se regardent et où ils préparent leurs attaques, tout en faisant un cri, pendant si longtemps qu’on se dit : «Mais qu’est-ce qu’il a ce con à attendre de se faire exploser? C'est impossible qu'il ne sache pas ce qui s'en vient.»

Pour pleinement apprécier Dragon Ball, voici donc la recette. Lisez les superbes 42 tomes (peut-être que le chiffre est plus ou moins élevé maintenant avec les nouvelles éditions), ensuite écoutez les 153 épisodes (vous comprenez d’où proviennent les longueurs maintenant) japonais avec sous-titres de Dragon Ball et par la suite, les 291 épisodes japonais avec sous-titres de Dragon Ball Z. OK, je sais que ce n'est pas pour tout le monde de lire des sous-titres comme ça, c'est pourquoi lire les mangas dans votre langue sera peut-être mieux que de suivre l'action à l'écran. Mais je peux vous dire une chose, si vous trouvez un animé traduit dans votre langue bon, parfait, mais si vous trouvez ses dialogues ridicules, ne le jugez pas avant d'essayer la version japonaise, car il se peut fortement que ça ait été censuré et mal traduit ou qu'aucune attention n'ait été portée par les studios pour faire en sorte que le produit soit de qualité dans une autre langue. Et seulement si vous n’en avez toujours pas assez pouvez-vous écouter Dragon Ball GT, mais prenez note qu'Akira Toriyama n’a rien à voir avec l’histoire de cette série inférieure en toute part.

Si vous n'aimez pas Dragon Ball et que c'est pour les raisons négatives que j'ai données (vu Z en premier, vu une version censurée, jamais essayé le manga à la place, etc.), donnez lui honnêtement une autre chance, ce n’est pas l’une des séries d’animés et de mangas les plus populaires de tous les temps pour rien, sans compter que de nouveaux auteurs s’inspirent de Dragon Ball, par exemple celui de Naruto. Ne vous laissez pas non plus avoir par le film Dragon Ball Evolution qui a peu à voir avec Dragon Ball. Si vous n’avez vraiment jamais rien vu de Dragon Ball, ne vous laissez pas repousser par des commentaires comme quoi c’est ridicule ou tout ce qui s’y rattache.

Vous êtes maintenant prêt à commencer à lire les mangas et ne faites pas l’erreur, faites tout dans le bon ordre et vous ne le regretterez pas. C’est véritablement un univers complet et si intéressant qui prend vie qu’il en devient inoubliable. Vous serez attachés aux personnages et à cet univers comme il vous l'a rarement été possible.

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