mardi 9 juillet 2013

Culdcept Saga

Devant de la boîte de Culdcept Saga
Gemme oubliée

J’adore les jeux de société. On communique, on interagit, on change parfois même les règles... C'est une forme moins contrôlée de divertissement.

Je me promenais sur Xbox Live et je regardais les démos de jeux que je n’avais pas essayés. En naviguant par catégorie, j’ai vu un jeu de société qui m’avait échappé : Culdcept Saga. À voir la boîte du jeu, on pourrait penser que c’est un autre jeu de rôle japonais... (C’est pour cette raison que je ne m’y étais pas attardé, n'étant pas un accro du genre.) J’ai téléchargé la démo et, dès ma première partie, je suis tombé en amour avec ce jeu.




Le tout se passe sur un plateau avec des cases de couleurs différentes représentant chaque élément différent : eau, terre, feu et air. Les joueurs ont des cartes dans leur main (on en pige une de plus à chaque tour jusqu’à un maximum de 6). Le but du jeu est d’atteindre un nombre prédéterminé de "magic" (qui est la devise, ou monnaie, du jeu). Pour ce faire, il faut prendre possession de terrains en mettant une créature sur la case sur laquelle on tombe. La créature ajoute de la valeur au terrain, qui s’ajoute à notre total de "magic". Voici les ressemblances avec le Monopoly :
  • On peut augmenter le niveau du terrain (l’équivalent de construire une maison).
  • Un nombre s’affiche sur la case, c’est le péage que le joueur adverse devra payer s’il tombe sur cette case.
  • Lorsque l’on possède plusieurs terrains du même élément, on forme une chaine qui multiplie la valeur de chacun (comme les couleurs dans le Monopoly).
  • Il y a aussi la case "château", qui agit comme le "Go", qui nous donne un bonus à chaque fois que l’on fait un tour complet de la planche de jeu.
Voici les ressemblances avec Magic: The Gathering :
  • Le joueur adverse peut décider, au lieu de payer, quand il arrive sur une case adverse, de combattre avec l'une des créatures qu’il possède dans sa main.
  • Chaque sorte de créature débute avec des statistiques fixes : HP (points de vies) et ST (points de force, d’attaque), qui peuvent être augmentés par l’utilisation de cartes objet (arme, bouclier) pendant les combats, ou de cartes sort en dehors des combats.
  • Une seule carte objet par joueur peut être utilisée pendant un combat.
  • Il n’y a toujours qu’un seul "round" au combat, sinon c’est considéré comme égalité, et le joueur attaquant n’ayant pas réussi à tuer la créature qui était déjà sur la case doit payer (cependant, la créature sur la case accumule des dégâts).
Capture d'écran d'une bataille Au début, je me demandais pourquoi le jeu n’était tout simplement pas un jeu de société plutôt qu’un jeu vidéo. J’ai vite compris pourquoi, après quelques parties : la complexité est tellement grande que ce jeu DOIT avoir un système électronique qui calcule la valeur des terrains, les combos, les attaques, l’argent, etc. Ce n’est donc pas possible de changer le jeu autrement. C’est à ce moment que j’ai réalisé que Culdcept Saga était unique en son genre, car il ne provient pas d’un jeu de société réel, contrairement aux autres jeux vidéo de société qui ne sont que des copies électroniques du concept original. Culcept Saga prend les avantages de la console et les combine à ceux du jeu réel traditionnel. (Si j'entends même une seule personne me dire que Mario Party est un jeu de société...) La première fois que l’on joue à ce jeu, il paraît très simple, mais on comprend rapidement pourquoi il s’adresse à un public précis. C’est la complexité du jeu qui attirera ou repoussera les joueurs. Il faut aimer la stratégie et les longues parties, puisqu’elles peuvent durer de 30 à 90 minutes... C’est un détail qui rend les parties en ligne difficiles : les adversaires mauvais perdants qui se déconnectent après une heure de jeu, ça peut gâcher votre soirée. Les tableaux ne sont pas toujours des chemins linéaires, ils sont parfois de véritables labyrinthes. Certaines cases nous téléportent sur un endroit au hasard sur la planche, certains chemins se coupent en deux, la planche change parfois de direction... C’est bien, car la stratégie doit aussi s’adapter au terrain. C’est très varié, et plusieurs terrains sont disponibles. Capture d'écran de quelques personnages sur différentes cases de la planche de jeu Lorsqu'on gagne la partie, une récompense est attribuée : plus de cartes. En tout, il y a 487 cartes à collectionner! Elles sont divisées en trois catégories : les cartes créatures, les objets et les sorts. On peut aussi avoir des cartes en double. Donc 487, c’est un nombre énorme! C’est presque aussi excitant de recevoir nos nouvelles cartes en fin de partie que la partie elle-même! Chaque joueur construit lui même son paquet de cartes, à un total de 50 cartes obligatoirement. Avant une nouvelle partie, chaque joueur choisit soigneusement les cartes qu’il utilisera pour décrocher la victoire. Ça peut causer un problème si on joue en ligne et que l'autre joueur a toutes les cartes possibles, le joueur débutant n’a aucune chance. Sinon, on peut mettre la règle que tous les joueurs ont les mêmes cartes pour s’assurer de l’égalité. La trame sonore est très orchestrale et les gens l’apprécient, en général. Moi, je la trouve beaucoup trop dramatique et stressante. Surtout lorsque la partie dure depuis une heure et demie, on a parfois le goût de se concentrer sur l’action plutôt que la musique, qui est souvent plus forte que les effets sonores. Je voulais la baisser dans les options du jeu, mais ce menu donne deux choix : "Music: on/off" et "Narrator: on/off". Wow! Le menu option le plus nul que j’aie vu. Aucun contrôle du volume! À la place, dans le menu Xbox, je me fais jouer un album de The Emperor Machine. Cool. J’ai un détail négatif à mentionner pour ce jeu : l’histoire. Tellement clichée! Quand la première phrase est "I had a dream...", on sait à quoi on a affaire. Écoutez, le premier chapitre s’appelle "The Morning of Destiny". Voici l’histoire : un moins que rien quelconque rencontre une fille quelconque qui lui dit qu’il est l’élu et qu’il doit se battre jusqu’à la mort contre les forces du mal. Ce qui le guide est un rêve qui disait (peut-être) que les cartes sont la clé... Ensuite, il part du village, et chaque fois qu’il rencontre quelqu’un, c’est un imbécile qui veut le tuer («excusez-moi... Bataille»), pour une raison que l’on ignore. Et ça se répète encore, et encore, et encore... Mais le scénario ne vient pas gâcher le véritable point : ce jeu est unique, varié, et une bonne alternative à des jeux comme Magic: the Gathering, lequel peut parfois être difficile à commencer. Culdcept Saga est une bonne introduction à ces jeux de cartes. Scores : Graphiques : 75% Ils sont ordinaires : les créatures sur le plateau sont maintenant en 3D, contrairement au titre précédent de la série sur PS2. Les combats de cartes sont visuellement simplistes, mais vaut mieux avoir 487 cartes différentes en combat 2D, que 50 créatures en combat avec une 3D ultra perfectionnée. C’est un jeu de société et les graphiques ne sont pas vraiment l’intérêt principal. Les environnements sont beaux, et les cartes magnifiques, c’est tout ce qui compte Sons : 88% Les gens trouvent la trame sonore géniale, mais je la trouve beaucoup trop dramatique. Le narrateur peut sembler dérangeant au début, mais on s’y attache rapidement... Jouabilité : 88% Les règles sont assez simples, en surface, pour être comprises rapidement, et une fois que l'on est rendu à une difficulté plus élevée, plusieurs éléments s’ajoutent aux stratégies. Au final, on se retrouve avec un jeu extrêmement complexe. Le menu est parfois mal conçu, surtout pour le mode multijoueur, et les règles Rejouabilité : 75% 487 cartes à collectionner! Avez-vous besoin de plus pour vous convaincre? Il y a aussi des vêtements à débloquer pour notre avatar, ce qui requiert beaucoup de temps. Au moins 70 heures pour tout débloquer Histoire : 33% Vraiment ennuyante! Tout les clichés des jeux de rôle y sont présents. Chaque vidéo est une vraie torture. Mais on peut passer par dessus en appuyant sur Start! Il faut dire que ce n’est pas facile de mettre une histoire autour d’un jeu de cartes... Bonus : 100% Un jeu qui a osé venir en Amérique, malgré l’échec commercial de Culcept sur PS2. Il est différent de tous les jeux qui se font présentement, et il n’a pas peur d'essayer de séduire les joueurs vers un nouveau genre Total : 81% Si vous aimez les jeux de société, de cartes, ou de stratégie, Culdcept Saga mérite une place dans votre bibliothèque de jeux. Il est un excellent moyen d’entrer dans l’univers de Magic: the Gathering

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